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 La fiction sans nom

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Kriiane

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MessageSujet: La fiction sans nom   Ven 14 Fév - 13:53

Bonjour mes amis,
Je viens vous voir aujourd'hui pour une nouvelle fiction. C'est un projet sur lequel je travaille depuis.. environ 1 an. Je n'avance vraiment pas énormément, et c'est pourquoi j'aurais besoin d'avis, de conseil, et d'aide. Cette fiction ne contient pour l'instant que deux chapitre et d'un prologue. Je vous laisse lire, j'en suis l'auteur, et je mettrais un bon rating T, parce que c'est plutôt noir !

Bonne Lecture




________________


Prologue



Parce qu'il nous est aisé de penser le contraire, je suis de l'avis de ceux qui disent que la violence est une arme redoutable et redoutée qu'il nous faut emprunter qu'en cas d'extrême nécessité. A dire vrai, je songe au fait que peu de gens ont cette terrible capacité à pouvoir la décrire tel qu'elle est réellement: Dangereuse, et parfois même mortelle.

Quoiqu'on en dise, il n'est pas donné à tout le monde de connaître vraiment cette violence, surtout s'il n'a pas été profondément marqué par elle. Après tout, le sang appelle le sang, et il me paraît incongru, à moi qui ai fait de cette violence ma Muse autant que ma Némésis  de croire qu'une personne bercée par l'amour et la tendresse puisse un jour décrire cette haine tyrannique qui amène à la violence et qui, à son paroxysme, use l'âme et la vie. Il n'y a pas de violence sans haine, et la haine doit venir du plus profond de l'âme pour se transformer en violence. Ce qui fait de cet état, une parfaite autodestruction.

Non pas que je me sente supérieur et plus apte à vous en faire la description  mais je pense pouvoir dire sans préjugés aucun, que je suis né de la violence.

                                                                        --------------------------

Elle est entrée dans ma vie un jour où tout semblait parfait. En plein mois d'août, tandis que le soleil brillait de tout son zénith et que la légère brise, qui secouait le feuillage des pommiers du jardin, adoucissait la chaleur étouffante de l'été. La nature tendre et fraîche brillait de mille goûtes d'eau que l'orage de la veille avait fait s'écouler, et tout paraissait calme.
Ma mère se tenait au fourneau, et se hâtait de préparer le dîner avant que mon père ne rentre de sa journée. Ma mère était un écrivain très peu renommé et restait en permanence au foyer, mon père, lui, était un avocat très demandé et particulièrement respecté dans son domaine par ces confrères. En réalité, il était redoutable, toujours armé d'arguments tranchant et sans détour.

J'ai toujours admiré mon père. Pour moi, il a été source d'inspiration et de force.

En vérité, j’ai toujours pensé que ma famille était liée, que mes parents étaient heureux ensemble, et que, par ailleurs, j’étais un enfant parfaitement désiré. En réalité, ce soir d’été, mon père était rentré à la nuit tombée, et avait trouvé ma mère en train de lire sur le canapé du salon. Ces plis étaient durs et stricts comme dans ces mauvais jours, et lorsqu’il l’avait aperçu, si frêle dans ce grand fauteuil, il n’avait pu se retenir, et avait céder à ces pulsions.
C’était avec un sourire sadique et pervers qu’il s’était approché d’elle. Ces yeux luisant et un rictus hautain sur le visage, il lui avait assené d’un mouvement brusque et lourd, un premier coup.
Avec la même violence dans ces gestes, il l’avait attrapé par les cheveux et l’avait plaqué contre le mur. Il avait cogné son petit crâne mainte fois contre la lampe murale avant de défaire la boucle de sa ceinture, et de la prendre d’une manière si violente qu’il sentie sa peau se déchirer contre lui. Il s’était alors repaît de ces cris, et avait puissamment jouis de ces pleurs.

Et c’est donc de cette haine, de cette détresse, que moi, Mika Crowell, suis né.

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Kriiane

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MessageSujet: Re: La fiction sans nom   Dim 23 Fév - 15:37

Voici donc le premier chapitre de cette histoire,
Bonne Lecture.



____________

Chapitre I


J’avais seize ans lorsque j’ai vu mon père battre ma mère pour la première fois. Le bus venait de me déposer devant le parc pour enfant, et c’est mon sac de cours à la main que je rentrais. L’Automne se faisait de plus en plus sentir, bien que nous ne soyons qu’au mois de septembre, et le jour déclinait peu à peu. Les feuilles des arbres, brunis par le froid, tombaient une à une sur le sol, et le vent provoquait de jolie tourbillons de verdure. La rue était déserte, et le bruit de mes pas claquant contre le bitume résonnait dans le silence.
Je n’étais plus qu’à quelques mètres de la porte d’entrée lorsque j’ai entendu cet immense bruit de verre brisé, et ce petit cri rempli de douleur. Ce petit cri si faible, mais que je ne mis pas plus d’une seconde à reconnaître. Les mains tremblantes et le cœur battant à toute allure, je m’étais approché de la fenêtre.
Je n’aurais jamais dû faire cela. J’aurais dû me mettre à courir et ne m’arrêter que très loin, j’aurais dû hurler, peut-être même appeler la police, mais il ne fallait pas que je m’approche de cette porte qui menait tout droit aux enfers.
Mais je ne m’étais pas enfui à temps. J’avais regardé à travers cette vitre, et j’avais observé mon enfance voler en éclat.
Sur le sol, un vase éparpillé un peu partout, en morceau, tenait compagnie à une petite flaque de sang. De plus en plus inquiet, j’avais fouillé la pièce du regard, et j’étais finalement tomber sur cette ombre menaçante, dos à moi.
Son costume noir d’avocat bien en place, mais les poings en sang et serré fermement, il toisait une petite forme couché sur le sol en chien de fusil, un rictus moqueur et haineux bien en place sur son visage. Je ne l’ai pas tout de suite reconnu. Je n’avais jamais vu tant de violence sur sa face. Il m’était toujours apparût sage et tranquille, et je ne m’étais jamais douté de rien.
Mais à cette seconde, je ne pouvais plus le nier, la vérité se trouvait devant mes yeux, et mon innocence si bien préservée venait de s’envoler.
Cet homme en noir, ce monstre d’une violence sans pareil, les narines dilatées, le regard fou, et un sourire carnassier sur le visage, c’était mon père. Cet homme dont le mal provoquait une forte érection, ce démon qui me donnait soudainement envie de vomir, c’était mon père.
Secouant la tête, refusant de le regarder plus longtemps, je me mis à contempler la forme sur le sol, et me retins de pousser un cri.
Le visage en sang, les genoux serrés contre elle, inconsciente, c’était ma mère qui gisait au sol. Sur ces yeux clos, une marque bleuâtre trônait au milieu de tant d’autres. Le sang luisait sur sa tempe, et coulait sur ses lèvres fendues. Sa jambe faisait un arc de cercle très inhabituel, et du sang tâchait sa chemise blanche.
Doucement, ces paupières s’ouvrirent et ces yeux se posèrent sur moi. Je vis une perle d’eau couler sur sa joue et se mêler à son sang. Dans ces deux orbes bleus pâles s’inscrivait le même message de détresse et de douleur.
Ma respiration était devenu erratique, et j’avais de plus en plus de mal à respirer. Mes jambes fléchirent, et, prenant appui sur le mur, je fixais la scène sans pouvoir intervenir.
Soudainement, son agresseur se retourna, et ces yeux se plantèrent dans les miens. Sa haine fut si visible, que la première chose qui me vint à l’esprit fût de fuir.
Je me suis à courir comme si le diable était à mes trousses, et peut-être l’était-il, après tout ? Je courrais aussi vite que mes jambes me le permettaient, aussi vite et aussi loin que je pouvais. Le sang battait à mes oreilles, et mon cœur battait si fort que tout mon corps en vibrait. Le paysage s’était transformé en un amas de couleur sans aucune forme. Tout semblait flou autour de moi, et le corps épuisé, je trébuchai et fini par tomber, face contre terre.
Essoufflé, tremblant, mort de trouille, épuisé mais surtout en larmes, je m’allongeais sur le dos pour pouvoir mieux respirer. Autour de moi, tout était redevenu net et précis, comme pour démontrer la véracité de mes souvenirs, de la réalité.
Autour de moi se déroulait une immense forêt sombre et étrangement silencieuse, la lumière du soleil ne filtrait que très peu, et dans le ciel, le jour était réapparu. La ville avait disparu, et le monde entier avec elle. J’étais seul. Et surtout, je ne savais pas où est-ce que j’étais.

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