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 L'étoile des Rêves ~ Aëgis (Tome 1) [T]

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Syluan

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MessageSujet: L'étoile des Rêves ~ Aëgis (Tome 1) [T]   Mar 25 Fév - 4:30

Hello !

Avec quelques jours de retard par rapport à mon plan initial, je viens vous présenter ma fiction !
Je me suis permis un rating T puisque j'estime que ça peut-être lu par globalement tout le monde, mais ça aborde quand même un certain nombre de thèmes qui pourraient finir par s'avérer complexes à la longue et que la globalité du scénario est pas simple non plus.
Cela dit, vous n'aurez aucun mal à comprendre normalement :3

La rédaction étant en cours, je peux pas trop dire à quel rythme je posterai mes chapitres.
Voili voilou.

Bonne lecture !  coursforest


Licence Creative Commons
L'étoile des Rêves - Aëgis de Syluan est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.

____________________________

"Marcher seul sur une route n'a que peu d'intérêt. Que dirais-tu de faire un bout de chemin avec moi ? Jusqu'au prochain virage peut-être, ou jusqu'à ce que le temps nous sépare, tout comme d'autres sont partis.
Je ne regrette ma vie d'esprit que pour cela."


Dernière édition par Syluan le Jeu 27 Fév - 16:02, édité 1 fois
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Syluan

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MessageSujet: Re: L'étoile des Rêves ~ Aëgis (Tome 1) [T]   Mar 25 Fév - 4:32



La pluie tombait depuis plusieurs heures déjà, inondant les rues pavées d'un torrent rejoignant la mer quelques centaines de mètres plus bas. La ville côtière était habituellement animée, mais la météo peu amicale des derniers jours avait poussé la population à s'enfermer, cherchant la chaleur du foyer et la tranquillité de leurs chambres.
Un grand manoir aux jardins fanés avait été bâti en haut de la colline surplombant le hameau, héritage de l'ère ancienne, pendant laquelle l'avidité laissait loisir aux hommes de créer ce que leur fortune pouvait leur offrir. Ce n'était qu'un des nombreux ouvrages que l'on pouvait trouver dans ce genre, bien qu'ils étaient désormais tous abandonnés et interdits d'accès.
L'avidité, l'envie, la jalousie, la haine et le dégoût, la supériorité, le désir même d'être en haut de la société... Tant d'éléments qui, il y a quelques décennies, avaient poussé le monde vers une déchéance certaine et une destruction presque complète. Les rares écrits racontent une catastrophe surnaturelle, des créatures mutantes et un ciel couvert de cendres. Pourtant, les livres ne sont pas crus et les "sages" disent que les hommes étaient corrompus, fous, leurs pensées troublées par le mal qui rongeait la planète à cette époque. Ils publient à leur tour des ouvrages, de faux témoignages historiques, des preuves factices que la vérité est là où ils la situent, et non où elle est décrite par le passé...

Au final, l'histoire elle-même fut perdue. Le passé détruit, oublié.



Chapitre 1 - l'île dans les cieux.



La fin de matinée fut gâtée d'un ciel gris des nuages désormais calmés. Latreïa, la ville au bord de l'eau, reprenait vie petit à petit. Le marché s'installait tardivement, invitant quelques timides passants à rendre vie aux rues encore humides. La cité ne tarda pas à retrouver un rythme agité, faisant chanter à la foule le bruit des pas et des annonces commerçantes, à laquelle des vagues artificielles, créées par un mouvement magique, venaient s'ajouter dans un ensemble harmonieux.
A l'écart d’environ trois cent mètres se trouvait un grand hangar. Incrusté dans le flanc au bas d'une falaise, c'était un immense abri abandonné depuis des générations, qui avait l'avantage d'être au calme. Il n'avait pas été visité depuis des lustres, et était rapidement devenu la planque d'un jeune homme chétif, aux connaissances vastes mais au comportement, d'après ses parents, bien trop réservé.

De taille et carrure assez moyennes, Celsius portait souvent un manteau ébène mi-ouvert par dessus une chemise blanche. Son pantalon en velours partageait la couleur de son haut, tandis que des bottines en cuir lui arrivaient à mi-jambe. Il avait le teint pâle, probablement parce qu’il ne s’exposait que très peu au soleil qu’il fuyait comme la peste, ses yeux saphir trop fragiles le faisant régulièrement souffrir de l’exposition d’une lueur trop puissante de l’astre. Son nez était fin et légèrement rebroussé, et son visage de forme assez ovale. Ses cheveux corbeaux, coiffés en arrière, étaient assez longs pour retomber jusqu’à ses épaules. Généralement seul et réservé, il appréciait la compagnie des quelques amis qu’il avait bien qu’il ne le montrait que peu.
C’était un esprit brillant, ayant fêté son vingtième anniversaire au premier jour de l’Été boréal. C’est ainsi qu’il aimait le présenter du moins, lui, fidèle observateur de l’infini ciel étoilé. Le 6 Mai avait prit en importance depuis qu’il avait vu tomber une étoile, quelque part à l’horizon. Aucune preuve n’existait, ni aucun témoignage d’ailleurs. Il restait pourtant persuadé qu’il trouverait quelque chose là-bas, bien que les adultes souhaitaient l’empêcher d’aller voir… Et peut-être n’avaient-ils pas tort.

Cette ville était nommée « la cité au bord du vide ». Une cité portuaire qui ne possédait ni navire ni chantier naval. L’eau était un danger par ici à vrai dire, et même les vagues n’étaient qu’une faible illusion que l’on considérait comme un cadeau apaisant. La réalité était bien différente de ce que l’on imaginait. Un petit paradis de plages et de tourisme, réputé pour ses poissons et les baignades rafraîchissantes durant l’été… Et pourtant, à moins d’un kilomètre de là ne se trouvaient que des chûtes sans fond. De l’eau à perte de vue, inéluctablement aspirée jusqu’au fond du monde, de ce qu’en disent les sages. Les chûtes de Gaïa, l’ultime fléau apporté par la cupidité des hommes : Aëgir était la dernière île habitée du monde, volant au dessus d’un océan agité et sans vie, mort depuis que les guerres des Anciens étaient terminées.
Peu de légendes étaient avérées, mais celle-ci n’était réfutée de personne, et pour cause : ceux partis en mer malgré les avertissements n’étaient jamais revenus.

Ce n’était pourtant pas ce qui dissuaderait le jeune scientifique dans son périple. L’étude avait été faite : l’aller-retour était possible. Il suffisait de voler, et sa création en était capable. Récupérer le fragment d’étoile et connaître les secrets qu’il renferme, tel était son seul désir.
Proche de l’accomplissement, ce souhait égoïste était pourtant soutenu de deux autres personnes qui n’étaient pas encore présentes dans le repaire secret en cette heure matinale : Anaviell, une amie d’enfance, et Alderan, un jeune homme ayant le goût de l’aventure. Tous trois membres de leur propre petite bande, ils constituaient les « pirates de Latreïa » et comptaient prendre le large à peine dans quelques jours.

La porte du hangar fit un bruit sourd et grave, résonant dans l’endroit majoritairement vide, bien qu’un immense drap blanc couvrait une grande structure en son centre. Quelques bruits de pas suivirent, visiblement mouillés, et vinrent s’arrêter non loin de l’homme en noir.
La jeune femme dont il était question affichait un sourire radieux, ses yeux d’émeraude se plongeant dans ceux de Celsius. Sa chevelure blonde platine semblait parfaitement sèche, probablement avait-elle attendu que la pluie se calme pour venir. Elle arrivait au menton de son aîné, et était bien plus vive et joyeuse que lui. Sa santé était un miracle, ne tombant presque jamais malade et donnant toujours l’impression d’être parfaitement en forme. Plutôt mince et agile, elle avait aussi étudié les arts d’auto-défense par caprice de ses parents. Elle n’en restait pas moins une bonne élève, à la fois attentive et douée dans les domaines qu’elle abordait.
Elle était vêtue d’une chemise écossaise et d’une mini jupe assortie. Ses jambes étaient couvertes de collants épais et opaques, tandis qu’elle protégeait son cou d’une écharpe couleur sang et ses mains de mitaines obsidiennes. Ses chaussures, elles, aux tons semblables au reste, montaient à la cheville.

Elle salua le savant joyeusement avant de fixer l’édifice de bois sur lequel il travaillait encore : d’une forme proche de l’ossature d’une aile, l’élément était composé de longues parties en bois entre lesquelles une sorte de toile était tirée, imitant les voilures des chauves-souris. De nombreuses gemmes de tailles variables étaient ordonnées le long de la construction, solidement et précisément incrustées. Il s’agissait là de la dernière pièce manquante à leur projet. Quelques gemmes de plus avant l’assemblage, et il serait prêt au départ… Le moment tant attendu se rapprochait à grands pas, sans que le doute ne surgisse ou que l’excitation ne s'estompe. Celsius était sûr de lui, et les quelques essais faits par le passé s'étaient montrés particulièrement convaincants.

Journal de Bord ; Jour 156.
Plus que deux jours avant le départ. Notre vaisseau volera, c'est certain.

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"Marcher seul sur une route n'a que peu d'intérêt. Que dirais-tu de faire un bout de chemin avec moi ? Jusqu'au prochain virage peut-être, ou jusqu'à ce que le temps nous sépare, tout comme d'autres sont partis.
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