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 Et le Ciel devint noir[Roman noir]

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Julian_Moutanga

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MessageSujet: Et le Ciel devint noir[Roman noir]   Mar 8 Avr - 2:04

C'est un Roman noir. Mon premier roman fait maison, il parle de la vie d'un homme, quand son destin l'appelle. Il dit après un songe que Dieu est étrange, car il se rappelle du cauchemar de sa fille qui le réveilla en sursaut, et essaie de faire un lien après la disparition.

Livre I
« La vie est un rêve, mais rêver n'est pas vivre.  »
Constantÿn Huygens
Extrait de Hofwijck


1

J’imaginais une belle femme, un cœur noble qu’on en voit plus depuis les séries comme Top model, j’étais bercé par cette idée depuis la maternelle.
Je m’appelle  Cartier Mullory, il m’arrivait  d’avoir une grande difficulté d’être et un profond désarroi, tel le désert ouest-africain.J’ aimais les femmes, mais j’avais une grande peur de les approcher, de peur de les casser. Je rêvais encore d’une fille comme Alicia Keys, Selena Gomez ou Cyrus. J’en rêvais tous les jours comme un enfant qui venait à peine de découvrir un nouvel hobby. J’étais assis à penser, mais ne se souvenait à peine du nom de l’artiste que j’admirais le plus…
- Hannah   Montana !
Près de moi, posée sur une table, une pina collada. Je prenais de l’air en manipulant mon téléphone. J'aurais tourné sans relâche dans la grande ville de Libreville, à déposer les demandes d’emploi. Je semblais fatiguer, mais était aussi tenace qu’une roche dure ou comme du granite.
En soupirant, je sentis un air nouveau à la belle plage du Lycée Leon Mba. J'essayais de chasser cette image de femme qui se dessinait dans mon esprit, j'avais passé toute ma jeunesse à apprendre, j'ai raté sa prime abord à défendre la conscience collective féminine qui le hantait chaque jour. De mon regard, je balayais tous les étals et les gens qui étaient autour. Je profitais autant que possible de la plage. Le bruit des vagues incessantes m’immobilisait à écouter la mélodie, assistant à la fusion d’avec la fumeuse idée de partir loin d’ici. J'avais rencontré une fille qui pouvait peut être estimé avoir mon cœur, mais j'étais ailleurs à rêver de ma Madonna. J'en avais marre de la vérité qui lui barrait la véritable réalité, je luttais contre le mensonge, mais ne pouvais m’en contraindre quand une situation était trop forte. J'affrontais beaucoup la solitude pour élargir mon avenir et réaliser combien de fois l’illusion était forte et que la vie n’était rien que le bonheur. Cette chose dont j'étais en quête, dont le fantôme ne se révélait que rarement, au moment où l’on s’attendait le moins, alors j'attendais ce jour.
Chaque jour, je m’asseyais à la plage. J'étais fier de n’avoir jamais manqué un seul jour de Lycée. Pouvais-je sérieusement s’absenter deux semaines pour se rendre à la plage Léon Mba et s’amuser avec mon amie Akira ? C’était une fille que j'eus rencontré avec l’aide de son ami Danibo.
Il avait tant souhaité avoir une fille depuis que j'étais si jeune. Je jouais souvent à parler avec la belle illusion d’une fille de dix ans.
- Comment ne pourrais-je pas te rejoindre ma chère enfant ?
Les yeux s’emplissaient de larmes, les yeux étaient tous blancs, sans la moindre rougeur. Loin dans ma rêverie, je ne pouvais me rendre compte de se qui se passait devant moi, quand la serveuse me remit une pochette pour payer la note.
- Ah oui ! J’oubliais. Ça fait combien ?
- Deux mil cinq cent.
- Tenez.
J'avais essayé de sécher les larmes sans trop les faire remarquer. Heureusement que je n’avais pas touché ma fille fictive, sinon je me ferais passer pour un gars étrange. Son portable sur la table, je le ramassai pour rejoindre Akira.
- Allô !
- Allô !
- Bonjour Akira, ça va mieux ? Tu as encore des douleurs au ventre ?
- Non, ça peut aller. Tu es ou ? Je peux te rejoindre ? Je regarde la série Ma famille d’abord.
- Je ne sais, mais je préfère que tu restes à la maison. Par ces temps insécures, il vaut mieux rester à la maison.
Je raccrochai aussitôt. Tout allait mieux, la réalité me convenait maintenant. Mais il restait encore celle de rencontrer les beaux parents, une réalité que je rechignais à ma jeunesse, en me disant comment faire. Mon bon sens m’avait conduit à prendre beaucoup de distance.

Deux ans plus tard. Moi et Akira avions eu une fille et décidâmes de l’appeler  Cantrice. Elle avait les traits de sa mère, une belle jeune fille qui était à sa deuxième année d’existence. Cantrice supportait mal l’idée de dormir loin de ses parents, ce qui avait créé une séparation de corps du couple. Il n’y avait plus assez de temps pour s’embrasser, telle notre fille avait tout notre cœur. J'étais accompli et poursuivais son bonhomme de chemin.
Un soir, alors que j'étais fatigué, rentré tard, je fus réveillé par un sursaut de la petite Cantrice qui m’avait surpris dans mon sommeil.
- C’est un cauchemar, dit Akira. C’est rien.
- Ça va aller, d’accord dis-je.
- Cantrice, ça va aller, c’est juste un rêve, ce n’est pas réel, reprit Akira.

Cantrice, la petite fille de deux ans était blottit dans les bras de sa mère. Elle agrippait fortement sa mère, elle séchait peu à peu ses larmes, prit d’effroi et maintenant raffermi par l’assurance.  Je pensais que la petite était très câline, très intelligente, mais aussi trop protégée. Je me réveillai pour me rendre à la douche. Cantrice avait un petit corps parfait que certains pouvaient l’envier publiquement. Avec sa petite tête, on pouvait presque toucher ses petites joues tout le temps.

Maman Akira voulut se rendormir quand le téléphone sonna. D’un bruit, on aurait dit un cri. On pouvait croire lorsqu’une voiture freine après une accélération incertaine. Les yeux étaient lourds, qu’elle n’avait pas perdu son sommeil. Cantrice s’était rendormi à poings fermés. Akira se demandait qui pouvait l’appeler à cette heure ?

Je m'’étais rendu dans le salon. Je lisais ses journaux vieux de quelques jours. Je lisais en réfléchissant à la société gabonaise qui était dans une course noire pour le crime et la violence. Pas même les autorités ne trouvaient de solution, j'aimais souvent regarder les faits divers quand il s’agissait de lire un journal. C’était la première chose que je lisais quand je devais lire. Aussi, chaque jour, je devais m’offrir un thriller ou un roman noir, c’était ainsi que je me rafraîchissais concernant les sueurs sociales de mon pays.

Akira se retourna, se rapprocha du bord du lit et décrocha le téléphone. Elle avait encore la bouche pâteuse, et les yeux plein de boue. Elle essaya de se concentrer pour se fixer un objectif pour mieux entendre ce qu’on pouvait lui dire.
- Allô ?
- C’est moi.
C’était un homme. Il avait une grosse voix rassurée, il semblait savoir ce qu’il voulait. Peut être quelqu’un qui s’était tromper à propos du Zoom, ce n’était pas la première fois.
- Qui êtes-vous ? Comment vous appelez-vous ?
- C’est justement ou je veux en venir. Je suis moi, un créancier de votre mari, il me doit du sang. Je me dois de le reprendre. Je sais très bien que vous avez  jeune coquette de deux ans qui apprend à l’école triomphale.
Akira raccrocha le téléphone. Elle ne sut trop comment le prendre, mais elle avait l’air paniquée. Elle vint au Salon me rejoindre  qui était plongé dans sa lecture matinale. C’était bien une menace, elle essayait de se contrôler, mais ne pouvait se contenir, c’était trop dure. Cinq après trois ans de  mariage, elle ne pouvait imaginer qu’une chose pareille pouvait arriver à leur petite famille. Elle vint se blottir dans  mes bras en pleurant.
- Qu’est-ce tu as ma chérie ?
- Je ne sais pas.
- Mais tu pleures, c’est impossible que ça aille bien, il ya forcement un mal quelque part. Que ce soit ton corps ou une idée qui te chagrine.
Je n’avais pas prit d’un coup le sérieux qu’on me reconnaissait. Je riais de voir pleurer sa femme qui semblait troubler, qui tremblait, mais j'eus à l’idée que ma femme ne pouvait sangloter sans raisons et me suis dit qu’il y avait un malheur à la campagne, peut être une mauvaise nouvelle.
- Chérie, nous avons reçu une menace au téléphone, me dit Akira.
- Comment ça une menace ? Tu viens à peine de te réveiller. Tu es sûre que ce n’est pas un rêve ?
- Aussi sûre que je te vois, mon chérie, arrête de me prendre pour une menteuse.
- D’accord.
Je riais tellement. On pourrait croire que j'étais incrédule, mais ce n’est pas de ma faute, ma femme manquait de conviction selon moi, elle manquait de rationalité. Mais je mis un doigt de silence contre ma bouche.
« C’est toujours là que l’acteur meurt à la fin, pensai-je », je regardai le mur, puis me mit à regarder le plafond.
- Chérie, On nous menace et toi, tu regardes le plafond. A quoi tu penses ? Tu dois quelqu’un ? Pourquoi tu ne regardes pas le ciel ?
- Je ne dois personne. Certainement que quelqu’un nous veut du mal, mais pourquoi ?
- Mon dieu ! Je ne sais mon chérie, j’ai peur. Comment va-t-on gérer ça, tu ne connais personne à la Police judiciaire?
- Je ne crois pas en la force de la Police, qui touche à ma famille je change mon costume, je deviendrais certainement justicier.
- Mon dieu !
Je mis de la musique à fond et me mis à pleurer avec ma femme. On pouvait noter que c’était une famille peu ordinaire, mais quand le chef de famille est illusionniste, c’est toute la famille qui l’est. Akira fit un tour à la douche pour se nettoyer le visage et le plein brossage de dent.
Elle essayait de se reprendre pour suivre le train de la musique qui était en exhalaison. C’était le morceau Mourir sur scène de la grande diva italienne Dalida qui passait. J'imitai Dalida en me mettant à genou à la fin de la chanson, puis je remis le morceau au tout début.

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Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses.
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