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 Les Loups Blancs - Vents et Tempêtes

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helo19

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Date d'inscription : 10/07/2014

MessageSujet: Les Loups Blancs - Vents et Tempêtes   Jeu 10 Juil - 23:36


Bon'zour bon'zour !! Alors voici ci-dessous le début de mon histoire, qui j'espère, ira plus loin que les précédentes (abandonné à leur triste sort : l'oublie). Cette histoire sera de la fantasy avec de la magie, de l'amour et du danger !
Voili voulou et bonne lecture !

Les Loups Blancs - Vents et Tempêtes

Prologue


"Le vent se lève, il faut tenter de vivre."
Paul Valéry

Chevauchant la côte sur son haquenée de jais, elle laissait son regard émeraude vagabonder. Le soleil embrassait l'horizon de ses derniers rayons, illuminant encore une dernière fois l'étendue bleutée. Le ciel était peint de milles couleurs et le parfum marin chatouillait ses narines avec douceur. La mer, agitée, écrasait ses grandes vagues contre la roche effritée, formant ainsi l'écume. Les mouettes criaient et les bourrasques violentes emportaient leurs plaintes aux quatre coins du monde. La poussière tournoyait, dans la danse envoûtante du vent, derrière sa monture nommée Cendre.
La jeune femme avait des cheveux blonds qui ondulaient tels un champs de blé. Sa tenue, une robe de soie blanche, était légère et transparente. Elle laissait apparaitre sa poitrine généreuse, moulant ses formes à merveille. Son visage était pareil à celui d'un ange : la peau pâle et douce comme la toile de sa robe, les yeux en amande et les lèvres fines et roses. Puis, il y avait sur sa joue droite, un tatouage encore plus blanc que son teint. Il formait une rose dont les épines l'entouraient.
Elle s'arrêtait un instant, les oreilles aux aguets. Le bruit de la mer était si reposant, pareil à la respiration rythmée de sa jument. Elle descendit de cette dernière et avança jusqu'à l'extrémité d'une roche. En-dessous, la mer. Profonde.
Elle levait la tête vers un ciel nuageux et fermait les yeux, laissant l'air imprégner chaque parcelle de son être. Elle le laissait le bercer comme on berce un enfant. Elle lui offrait son corps de reine, son corps de sylphe ; et elle murmurait sur une douce mélodie des paroles inaudibles et captivantes. Sa voix était telle du cristal.
La jeune femme s'était mise à chanter de plus en plus fort, un timide sourire aux lèvres. Les mouettes s'étaient tues comme si elles l'écoutaient. Puis, le vent se leva. Il soufflait. La mer, déjà mouvementée, était maintenant déchainée ; et la rose se mit à scintiller de milles feux, comme un diamant, comme un cristal...


I


"De nos cris de douleur naîtront des mots d'amour."
Michel Jonasz

Une petite fille, à la longue chevelure noire, chantait d'une voix mélodieuse une comptine que sa mère lui murmurait avant de dormir. Assise sur le tronc coupé d'un arbre, elle attendait son aîné avec impatience, le cherchant de ses grands yeux bleues, entre les arbres de la forêt. Elle commençait à s'inquiéter : c'était déjà le crépuscule et il n'était toujours pas de retour.
- Je serai de retour avant le coucher du soleil, Laurelin, lui avait-il promis.
Elle le revois encore, agenouillé à sa hauteur, ses grandes mains d'homme sur ses frêles épaules de gamine. Il était parti chassé, son arc à la main, ses flèches accrochaient dans son dos. Elle le revoie avec son sourire aux lèvres, ses yeux bruns et protecteurs posés sur elle avec une gentillesse si profonde, si intense que même la haine n'arrivait pas à sa cheville.
Elle se mit à chanter plus fort. Peut-être s'était-il perdu, se dit-elle. Alors, elle voulait le guider grâce à sa voix.

Après quelques minutes, elle entendit les feuilles craquer. Elle se leva d'un coup, contente du retour de son frère. Elle regarda dans la direction du bruit et ne vit rien. Le soleil venait de se coucher et l'air était devenu froid et humide. Elle avait revêtu la capuche de sa lourde cape. Des larmes commencèrent à perler aux coins de ses yeux.
- Aeglos ? C'est toi ? s'enquit-elle, la voix tremblante.
Aucune réponse ne lui firent. Son frère n'était pas là. Un nouveau craquement la fit sursauter. Son cœur battait la chamade. Malgré la fraîcheur de l'atmosphère, elle transpirait et tremblait de peur. Ses yeux reflétait l'angoisse pure. Elle tourna sur elle même, trébucha, se releva aussitôt.
- Il y a quelqu'un ?
C'est alors qu'elle l'entendit. Ce rire cynique, glaçant. Elle se figea sur place, le sang battant dans ses tempes. Des images horribles de créatures hideuses défilaient à toute vitesse, sous ses yeux de petite fille.
Elle ferma les paupières. Elle se dit que c'était sûrement un sale cauchemar, comme ceux qui lui arrivait de temps à autre. Mais quand elle rouvrit les yeux, devant elle se tenait sur quatre pattes une créature énorme et noir, comme les ténèbres, au corps poilu et musclé, et aux crocs saillants et ensanglantés. Un loup !
En instant, il fut sur la petite. Il lui entailla le ventre de ses griffes, lui écrasa sa poitrine sous son imposante masse, lui enfonça sa robuste mâchoire dans l'épaule pour lui arracher sans aucune difficulté. Les cris de la fillette ne durèrent que quelques minutes, mais ils avaient déchiré l'air comme un coup de fusil. Et avant qu'elle meurt, dans un dernier battement de cils, ses yeux croisèrent ceux de la bête, des yeux qu'elle reconnu sans difficulté : c'était ceux d'un frère en colère...
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