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 A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !

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Sooh60

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MessageSujet: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Jeu 8 Jan - 19:28

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Un peu Violent pour la suite de l'histoire.

Dites moi surtout si l'histoire vous plaît, j'aimerais vraiment savoir si c'est bien. Pour cela j'ai créée un sujet dans " commentaires ", [url=#]merci[/url]. timideuh

Avant que vous commenciez à lire mon histoire, je vais vous faire un résumé. C'est un jeune garçon de 17 ans qui est comme nous, totalement normal. Il va se retrouver coincé dans un autre monde peuplé de créatures étranges et fantastiques. Il va découvrir qu'il est dans une prophétie d'un grand mage et qu'il devra aller chercher 9 pierres de lune dans les 9 plus grands royaumes de ce monde pour les sauver des forces du mal. Bien sûr il y rencontrera tout les dangers. Voilà !
J'espère que vous aimerez !
A présent je vous laisse embarquer dans cette aventure qui j'espère, vous fera rêver.

A la porte d'un autre Monde
1. L'autre monde

Ceux qui errent ne sont pas toujours perdus. J.R.R.Tolkien.

Un mot de Tristan :

Ce que je vais vous raconter là n'est que la pure vérité. Vous allez me prendre pour un fou c'est certain, moi aussi je me suis dit que j'étais fou. J'avais une vie bien normale avant tout cela. Si je vous le dis c'est que tout a changé; enfin, moi, le monde est resté tel qu'il était. Ma mère me demandait parfois ce qui m'était arrivé, je lui répondais simplement que la vie m'avait changé.

Chapitre 1

je me suis réveillé ce jour-là, tout endormi comme à chaque fois, dans mon lit où mes draps étaient par terre. Je levai la tête vers mon réveil, il était dix heures passées. C'était un jeudi matin, le 14 juillet pendant les grandes vacances d'été. Il allait y avoir des feux d'artifices et comme tous les ans, ma mère m'obligeait à y aller. Ma sœur cadette, Julie, avait quinze ans, elle était têtue, énervante et curieuse, ma sœur quoi. Moi je m'appelle Tristan, j'avais dix-sept ans, plus qu'un an et j'allais enfin être majeur, même si ma mère me répétait sans cesse que quand j'aurais dix-huit ans j'habiterais toujours ici et que je serais libre seulement quand j'aurais une maison pour moi et un travail bien payé. Bref, j'étais condamné à rester vivre dans cette maison de fou.
Mes parents sont divorcés, mon père habitait à Nice et nous à Paris dans une petite maison, c'était plus compliqué pour le voir mais nous y allions pendant les vacances. Il est très calme, il ne parle pas beaucoup, je me disais que c'était pour ça qu'il avait divorcé, ma mère parle fort et elle veut toujours avoir raison.
Je me suis donc réveillé, levé et j'ai pris ma douche. Il faisait très chaud ce jeudi là, 30°C environ. J'ai mis un T-shirt avec une tête de mort dessus, un short et des Nike. Je descendis dans la cuisine, ma mère cuisinait en écoutant la radio. Elle était très occupée car nous avions des invités, mes grand-parents, mon oncle, ma tante avec son mari et leurs enfants Luke et Lucie mes cousins. Nous allions être dix. Je m'avançai vers les placards et pris un bol.
« Non Tristan il est presque onze heures. Tu ne vas pas déjeuner alors que la famille arrive dans trente minutes !
J'ai un peu faim, je peux prendre un petit truc quand même ?
Tiens, prends un morceau de pain.
Merci. »
Je sortis dans le jardin, mon petit bout de pain dans la main. Ma mère était aussi très stricte sur l'heure. Elle devait sûrement être montée dans ma chambre pour voir si elle était rangée.
« TRISTAN ! »
Ça, c'était ma mère.
« VIENS RANGER TA CHAMBRE !
J'ARRIVE ! »
Ça criait toujours comme ça, en tout cas ça ne gênait personne.
J'arrivai dans ma chambre, mon bout de pain terminé, ma mère était déjà en train de faire mon lit.
« Je peux le faire tout seul maman.
Apparemment non ! Rien ne t'empêchait de mettre au moins ta couverture en place sur ton lit !
Je suis fatigué maman.
Moi aussi je le suis ! Je me suis réveillée à cinq heures ce matin pour faire à manger ! Toi, hier soir, tu as passé ta soirée à jouer en ligne sur tes jeux débiles, et maintenant tu me dis que tu es fatigué ?! Tu te moques de moi !
Mais non !
Bon, je te laisse ranger, j'ai d'autres chats à fouetter moi ! »
Elle partit énervée. Quand ma mère est énervée elle ressort de vieille expression. Elle ressemble de plus en plus à mamie, elle déteste quand je le lui dit.
J'ai rangé ma chambre à moitié, mes vêtements qui étaient par terre, direction le panier de linge sale, mon bureau qui a toujours été pleins de feuilles déchirées ou griffonnées, je les ai toutes jeté dans la poubelle. Je partis la vider ce que je ne fais que tous les trois mois et encore. Quand j'arrivais dans le jardin, je vis mon meilleur ami, Valentin. Je le connaissais depuis la maternelle, nous ne nous étions jamais séparés, il adorait les jeux vidéos comme moi, mais plus particulièrement les mangas. Nous allions en achetés dans la vieille boutique qui vendait tout un tas de choses. Il y avait beaucoup de mangas, le vendeur était un vieux monsieur bizarre, il était gentil mais de temps en temps on l'entendait murmurer des paroles incompréhensibles. Valentin s'en fichait, mais moi je trouvais ça louche.
« Hey Mec ! Tu me dis pas bonjour ! Me lança-t-il.
Si si je viens. »
Je posai ma poubelle près des ordures et vins à sa rencontre.
« tu y vas ce soir à la fête de Charlotte ? Me demanda-t-il.
Non, je n'y suis jamais invité. Elle t'a invité toi ?
Non. Mais on peut entrer discrètement !
Elle va nous voir c'est sûr.
T'inquiète pas, elle a invité tellement de gens qu'elle ne nous verra pas de la soirée.
T'es complètement malade !
Mais non, quand la soirée sera terminée tu me remercieras.
De toutes façons je ne peux pas, tu sais très bien que ma mère m'oblige à aller à ce feux d'artifices.
J'ai tout prévu !
C'est quoi ton idée ?
Tu fais croire à ta mère que tu es malade, rien de plus simple.
Comment ?
À ton avis, idiot ! Tu dis :« j'ai mal au ventre, je ne me sens pas bien » et le tour est joué.
Tu connais mal ma mère.
Essaye on verra bien.
Bon, d'accord … Je peux essayer. Dis-je avec un soupir.
Cool ! On se donne rendez-vous à 21 heures devant chez toi.
OK. »

La journée s'est déroulée tranquillement jusqu'à ce que, vers dix-sept heures, je dise à ma mère que je ne me sentais pas bien. J'ai donné comme excuses les escargots que l'on avait mangé ce midi. Elle m'a dit que je pouvais pour une fois ne pas voir le feux d'artifices et que je devais rester à la maison. Ils sont tous partis, ils allaient revenir vers une heure du matin puisque après ils étaient invités à un pot de l'été organisé par la mairie.
Je mis une chemise, un pantalon court et des Vans. Je descendis à 21 heures, Valentin m'attendait déjà.
« En retard de deux minutes !
Il est pile sur ma montre.
Peu importe, on y va !
Je dois rentrer pour minuit ma mère va me tuer si elle ne me voit pas dans mon lit !
T'inquiète pas ! »
Nous prîmes le bus jusque chez Charlotte, la fille la plus populaire et la plus canon du lycée. Arrivé dans le 16ème arrondissement, près de chez elle, Valentin m'emmena dans la foule d'adolescents qui voulaient entrer.
« Ceux qui entrent sont ceux qui ont une carte d'invitation ! »
Cria l'une des meilleures amies de Charlotte.
« Valentin ? Dis-je, sentant la colère monter en moi.
Hum ?
Il faut une carte.
Oui j'ai entendu.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant !
On essaye de rentrer. »
Valentin s'approcha de quelqu'un et lui prit doucement sa carte qu'il tenait à la main. Le gars le remarqua et lui envoya son point dans la figure. Valentin tomba, il saignait du nez.
« Mais t'es idiot c'est pas possible ! Viens on s'en va. »
Je le pris par les épaules et l'emmena loin de la fête.
Nous marchâmes tranquillement dans les rues, il tenait un mouchoir à son nez.
« désolé d'avoir eu une idée aussi bête.
Ça va, j'ai l'habitude. »
Il a toujours eu des idées comme celle-ci. Quelques minutes passèrent et il eu une nouvelle idée.
« On pourrait entrer dans le magasin du vieux ?
T'es fou !
Ça pourrait être marrant, pas voler juste se promener dans l'arrière boutique, là où il cache plein de choses !
Elle est nulle ton idée !
Allez viens ! »
Il m'emmena de force vers la boutique qui ne se trouvait pas très loin. Quand nous sommes arrivés devant, tout était fermé.
« t'as réfléchi comment on allait entrer ? Parce qu'avec toi entrer c'est compliqué !
Oui, suis moi. » dit-il avec un clin d’œil.
Il me prit par le bras et courut vers une petite porte sur le côté.
« ça c'est une deuxième entrée.
Fermé je suppose ?
Non, j'ai la clé ! Je lui ai piqué son double une fois au cas où.
On va se faire prendre par la police ! Surtout si le vendeur voit que tu lui as piqué son double.
On y va en ninja ! »
Il ouvrit la porte délicatement. Nous nous trouvions dans la boutique, les lumières étaient éteintes, je pris mon portable et mis la fonction lumière.
« C'est là ! » Dit Valentin en désignant une salle.
Je marchais derrière lui regardant partout si le vieillard arrivait. Dans l'autre salle il y avait pleins de babioles, des masques venant des tribus africaines. Il y avait aussi des livres.
« Hey, Tristan regarde !
Quoi ? »
Il me montrait un drap, un grand drap plus grand que nous qui recouvrait un objet.
« Tu penses qu'il cache quoi la dessous ? Me demanda-t-il.
Je n'en sais rien.
Et si on l'enlève ?
Ce n'est pas une bonne idée, moi je te le dis ! »
Il serra le tissu dans sa main et tira. Une grande lumière m'aveuglais, je mis mes mains devant mes yeux puis les enlevai. Il y était caché un grand et magnifique vieux miroir. Il y avait un peu de poussière dessus et quelques fleurs étaient incrustées sur les côtés. Tout à coup on entendit des bruits de pas précipités qui venaient vers nous.
« il est là !
Cachons nous ! »
Je me cachai derrière un canapé et Valentin derrière le miroir.
« Qui es là ? »
le vieillard avança dans la pièce tout doucement.
« Répondez ! »
Il tourna la tête, il était en chemise de nuit. Comme ça il ne faisait pas peur. Le parquet grinça, Valentin venait de bouger le miroir. Le vieux s'avança et attrapa Valentin.
« Ah ! Mais c'est toi ! Espèce de voleur ! VOLEUR !
Non monsieur ce n'est pas ce que vous croyez !
On me l'a déjà faite celle-là ! Es-tu seul ?
Ou... oui...
tant mieux ! J'appelle la police tout de suite ! »
Il l'emmena dans la boutique, le trainant par le bras. Il ferma la porte derrière lui. Je me retrouvais seul, sans savoir quoi faire. Je regardai le miroir, il brillait un peu. J'étais comme attiré par lui. Je posai ma main dessus. Rien ne se passa. Puis, d'un coup, je vis les objets voler dans la pièce. Le miroir m'attirais. J'essayais de m'enfuir, en vain. Je tombai, le miroir m'aspira et tout redevint normal comme si de rien était.

Chapitre 2

J'ouvris les yeux tout doucement. Mes paupières étaient lourdes. Au début je ne vis rien, juste une lumière blanche. Puis je vis que j'étais arrivé dans l'eau. Je me levai, j'avais mal à la tête. Il faisait jour, je me trouvais dans une rivière près d'une forêt. J'avançai vers la rive. Tout se brouillait dans ma tête ! Où étais-je ? Je me souvenais juste du moment où le miroir m'avais aspiré. Après : trou noir. J'entendis un grognement derrière moi. Je me retournai et vis un énorme ours. Je pris peur d'un seul coup. Je courus à toute vitesse pour sortir de l'eau et l'ours me remarqua. Il était en train de boire et d'attraper des poissons dans la rivière. Il lâcha le poisson qu'il tenait dans sa gueule et courut après moi. J'étais à présent entré dans la forêt; des tronc d'arbres qui étaient tombés me gênaient dans ma course. L'ours me rattrapa, je trébuchai et tombai par terre. J'étais épuisé, essoufflé. Je croyais que j'allais mourir, puis, je vis une flèche se planter dans le cou de la bête. Elle tomba : morte. Je regardai de tout les côtés et vis une jolie jeune fille avec un arc s'avancer vers moi. Elle avait des ailes argentées dans son dos. Je crus que c'était un rêve ! Mais non.
« Tu as eu de la chance que je sois là ! » Me dit-elle.
Elle me tendit sa main, je la pris et elle m'aida à me lever.
« Comment t'appelles-tu ?
Tristan. » Lui répondis-je émerveillé par sa beauté.
Elle était magnifique, elle avait une natte et des fleurs dans ses cheveux châtains clairs. Elle était pieds nus, vêtue de vêtements verts comme les feuilles et ses yeux étaient d'un bleu ciel envoutant.
Jolie. Moi c'est Rose.
C'est encore plus beau.
Merci. »
On entendit un énorme cri de bête pas loin de nous.
« Il faut que nous partions, la nuit va bientôt tomber. Tu vas venir avec moi.
Sans hésitation ! »
Elle courut à travers les feuilles, évitant les racines et les trous. J'avais du mal à la suivre, je tombais quelques fois et mes genoux étaient écorchés. J'aurais dû continuer de faire du scout étant petit ! Cela m'aurait beaucoup aidé.
Environ une heure après nous arrivâmes devant de grandes portes de chênes. Deux gardes se tenaient devant.
« Princesse Rose, votre père s'inquiète. Dit l'un des gardes.
Il s'inquiète à chaque fois que je sors.
Qui est-ce ? Dit-il en me regardant d'un air mauvais. Il sent l'humain !
Je sais, c'est pour cela que je l'emmène avec moi. Ouvrez. »
C'est à ce moment là que je me dis que je n'aurais peut-être pas dû la suivre. Les gardes ouvrèrent les portes, elle entra et je la suivis. Ça n'était pas un château, c'était une grande cité dans les arbres. Des maisons avaient été fabriquées et plus loin se trouvait un grand palais. Tout était ouvert on pouvait voir des millions de gens. Nous montâmes pas mal d'escaliers jusqu'à ce qu'on arrive au palais. Un trône était placé au milieu de la grande salle, dessus, un grand homme avec des ailes dorées. Des gardes sur les côtés le protégeaient. Je vis plusieurs autres gens avec des ailes. Des fées ? Impossible !
« Ma fille, enfin tu reviens !
Père, j'ai trouvé un humain. Dit-elle en s'inclinant devant lui.
Un humain ?
Le voici. Dit-elle en me désignant. Viens n'ai pas peur.
La prophétie était donc vrai.
Oui père.
Est-ce le bon ? Il n'a pas l'air très fort !
Peut-être, je ne suis pas sûr.
Excusez-moi, mais, je ne comprends pas. Dis-je.
Tu es le guerrier que nous attendions. Dit Rose.
Le … ? le guerrier ?!
Une prophétie révélée par le grand mage Mortroz. Dit-elle.
Rose, emmène-le dans le planétarium.
J'y vais. Viens. »
Elle me prit la main et m'emmena dans cette pièce. C'était une grande salle en forme de cercle, il y avait une table en pierre au milieu avec un gros livre dessus. Elle s'avança vers le livre et l'ouvrit.
« Ceci est un grimoire qui renferme toutes les prophéties qui ont déjà été réalisé et d'autres qui ne le sont pas encore, le mage Mortroz vient nous voir de temps en temps pour nous annoncer une nouvelle prophétie.
Je suis dans une des prophéties ?
Peut-être nous ne sommes pas sûr que c'est toi mais un humain qui apparaît dans notre monde ne vient pas par hasard.
Je n'ai jamais voulu venir ici !
Je m'en doute. La prophétie raconte qu'un guerrier venant de l'autre monde, viendrait rétablir la paix dans tous les royaumes.
Et que dois-je faire ? Enfin, si c'est moi le guerrier.
Il faut que tu rassemble les 9 pierres de lune des neufs royaumes du monde. C'est un voyage très périlleux.
Ce n'est pas moi le guerrier. » Dis-je peureux.
Les 9 pierres de lune ? Je ne savais pas du tout ce que c'était, en plus, était-ce moi le guerrier ? Je venais a peine d'atterrir dans ce monde que j'étais déjà impliqué dans quelque chose !
« Ne dit pas ça. si tu es là c'est bien pour faire quelque chose ! Même si ce n'est pas toi le guerrier je vais t'aider à t'entraîner. Je vais faire de toi un guerrier. »

Rose m'avait montré ma chambre, une petite salle avec un lit à deux places se tenait au fond de la pièce, il y avait aussi une armoire et un petit bureau. Elle s'en alla me laissant seul dans la chambre. La nuit tomba rapidement, dehors je pouvais apercevoir la pleine lune. Je ne voulais pas rester ici, on me demandait d'aider ce monde alors que je n'avais rien demandé ! Un autre humain arrivera et viendra les sauver, en attendant il fallait que je parte d'ici. Je me levai, m'habillai et sortis discrètement. Tout le monde dormait sauf quelques gardes qui marchaient dans les escaliers. Un des escaliers n'était pas gardé je descendis par là. Je dus me cacher quelques fois pour les éviter puis j'arrivai enfin devant les grandes portes. J'entendis les deux gardes de tout à l'heure qui parlaient.
« L'humain n'arrête pas de dire que ce n'est pas lui le guerrier !
Je suis d'accord, il n'a pas l'allure d'un guerrier, je pourrais le tuer d'une seule flèche avec mon arc !
Il a été attaqué dans la forêt, c'est la princesse qui l'a sauvé ! Quel idiot !
On va devoir attendre encore un moment pour trouver le vrai guerrier. »
Je ne les écoutais déjà plus, ils me prenaient pour idiot ! Cela me mit en colère, pour passer, il fallait que je trouve quelque chose à faire. J'entendis des bruits de pas arriver, je me cachai et je vis deux autres gardes assis sur une charrette tirée par une licorne. Je n'en avais jamais vu ! Quand j'étais petit ma sœur adorait les licornes, elle en avait pleins en peluche. Elle disait qu'elles existaient, et moi je me moquait d'elle. Quand je l'ai vu avec sa corne, la crinière blanche scintillante, je me suis senti gêné, j'avais fait beaucoup de peine à ma sœur. De toute façon ce n'est qu'un rêve !
Je me glissai dans la charrette, ils n'avaient rien remarqué. Ils saluèrent les gardes des portes et s'en allèrent avec la charrette. Au bout d'un moment, quand nous fûmes loin de la cité des fées, je décidais de sortir. Je me préparai et sautai. Je tombai la tête la première. La charrette s'en alla loin, et moi, je me relevai. Ma tête me fit mal. J'avais rouvert quelques écorchures. Tant pis. J'avais réussi à sortir de la cité sans difficulté. Je me levai et commençai à marcher. Je n'avais même pas réfléchis à comment j'allai me nourrir. Quel idiot ! Les gardes avaient sûrement raison …
Pendant un moment tout se passa bien, j'avais un peu froid et peur mais tout allait bien. Jusqu'à ce que j'entende un hurlement de loup. Je n'étais pas sûr que ce soit un loup, car le hurlement étais fort et grand, presque un grognement. J'eus encore plus peur. J'attendis un moment et recommençai à marcher, j'entendis des craquements de branches et me retournai. C'était une fée garçon. Il avait un arc comme les autres, un pantalon marron avec des lacets qui serraient le bas du pantalon, un haut noir et un carquois, il était pieds nus.
« Que fais-tu ici humain ?! Me chuchota-t-il.
Je m'en vais !
Tu es fou ! C'est la pleine lune ce soir, ne l'as-tu pas remarqué ? Les loups-garous sont là cette nuit !
Des loups-garous ? C'est ça que j'ai entendus ?!
Oui. »
On entendit un grognement, nous nous retournâmes et je vis un énorme loup-garou. Il se tenait sur ses pattes, il hurla et courut vers nous. Le garçon se mit devant moi pour me protéger et chargea son arc. Il visa et tira. Le loup-garou reçu la flèche dans l'épaule gauche. Il tomba par terre mais se releva tout de suite après.
« Cela ne le retiendra pas longtemps ! »
Il siffla avec ses doigts et deux licornes apparurent. Elles étaient magnifique.
« Monte ! »
Il monta sur la sienne et moi sur la mienne puis les licornes galopèrent laissant le loup-garou hurler encore une fois. Au bout d'un certain temps, quand nous étions assez loin du loup-garou, nous nous arrêtâmes vers une rivière pour laisser les licornes boire. Pendant qu'elles buvaient, le garçon sortit une dague de sa veste et commença à fabriquer une flèche, moi je le regardais fasciné.
« Tu t'appelles Tristan c'est ça ?
Oui c'est ça.
Moi c'est Robin.
Comme Robin des bois ?
Comment ?
Non rien laisse tomber.
Bon. »
Il souffla sur sa flèche pour enlever la poussière.
« Tu es bien fou pour t'enfuir de la cité, je t'ai vu entrer dans la charrette.
Ah bon ? Je pensais que personne ne m'avait vu …
il n'y a que moi qui t'es vu, tu as de la chance.
Tant mieux !
Pourquoi t'es-tu enfui ?
Je voulais rentrer chez moi.
Tu as une mission à accomplir, tu ne peux pas rentrer chez toi maintenant !
Ce n'est pas moi le guerrier.
Ça se pourrait que ce soit toi, personne ne peut savoir de qui parle la prophétie. »
Il chercha quelque chose dans son sac.
« Nous allons passer la nuit ici, dors je vais rester éveillé pour nous protéger. »
Il me passa une couverture bien chaude et me laissa dormir pendant qu'il continuait à fabriquer des flèches.


Dernière édition par Sooh60 le Sam 22 Aoû - 17:03, édité 4 fois
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Sooh60

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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Sam 10 Jan - 19:16

Chapitre 3

Le lendemain, je me suis réveillé avec des courbatures dans le dos. Il devait être huit heures du matin. Je ne vis pas Robin, il ne restait que les licornes qui jouaient dans l'eau. Pourtant quelques affaires à lui étaient encore là. Peut-être était-il parti chercher à manger.
Je me levai et me débarbouillai dans la rivière. J'enlevai mes chaussures et m'avançai vers les licornes. Elles s'arrêtèrent de jouer et me regardèrent. Je caressai l'une puis l'autre et elles commencèrent à jouer avec moi en me poussant dans l'eau. Je les éclaboussais à mon tour. C'était vraiment agréable, j'étais trempé de la tête aux pieds et l'eau m'avais rafraichis, puis, j'entendis des bruits de pas. Les licornes arrêtèrent de jouer et je vis Robin avec Rose. Elle arrivait sur une licorne; Robin derrière elle. Il était donc parti la chercher.
« Je vois que tu commences à apprécier notre monde. Me dit-elle.
J'aime bien les licornes.
Elles t’aiment bien aussi à ce que je vois. La tienne s'appelle Luna. Dit-elle en descendant de la licorne et en la caressant. Mon père est furieux contre toi, tu t'es enfuis de la cité alors que nous t'avons offert notre hospitalité, il voulait te laisser te faire tuer mais je l'ai convaincus que nous allions chercher les pierres.
Donc je dois accomplir la prophétie ?
Oui, de toute façon tu n'as rien à y perdre, pas vrai ?
Non, pas vraiment.
Bien, nous partons aujourd'hui, si tu réussi ta mission, mon père t'aidera à rentrer chez toi.
Vraiment ?!
Oui. Elle me regarda sérieusement, Notre voyage sera long, très long, nous t'apprendrons avec Robin à te battre.
Nous ne sommes que trois ?
Oui seulement, si nous étions une armée entière, les forces du mal nous repéreraient tout de suite, il vaut mieux être discret.
Je vais préparer les licornes. » Dit Robin.
Rose lui passa la licorne qu'il emmena avec les autres. Elle prit une carte dans son sac et la déroula sur une pierre près de la rivière.
« Nous commencerons par chercher dans le Royaume des nains.
Ils sont beaucoup ?
Plus que tu ne l'imagines, ils sont petits mais très malins.
Ils sont gentils ?
Ils font confiance à mon père, ne t'inquiète pas, j'ai choisi ce Royaume car c'est le plus facile pour y entrer.
Par où passerons-nous ? Demanda Robin.
Nous passerons par la forêt sacrée.
Il y a pleins d'elfes là-bas ! Paniqua Robin.
Nous passerons pendant la nuit, le temps que nous y arrivions, il fera déjà sombre. »

Pendant le voyage, Rose était devant, moi au milieu et Robin fermait la marche. Je me disais sans cesse dans ma tête que j'aurai dû aller à cette fichu fête du 14 juillet, après tout les feux d'artifices c'est joli ! Et pourquoi avais-je accepté de suivre Valentin ! Ces idées finissent toujours par mal finir, mais je me disais aussi que c'était peut-être bien que je sois arrivé dans ce monde, que me serait-il arrivé si rien ne c'était passé ? Les policiers m'auraient découverts, ma mère m'aurait privé de sorties jusqu'à la fin et ma vie aurait été un enfer total. Au fond c'était plutôt bien, j'avais juste à aller chercher des pierres de je ne sais quoi dans 9 Royaumes. Il me fallait plus d'explication, à quoi me servirait neuf pierres ?
« C'est quoi ces neuf pierres ? Demandai-je.
Ce sont des pierres de lune, fabriquées par les Dieux et offert aux neuf plus grands Royaumes de notre monde. Ce sont des pierres créées il y a plus d'un million d'années. Ces pierres, plus personne ne les a vues depuis longtemps, maintenant ce ne sont plus qu'une légende, un mythe. Dit Robin.
Alors pourquoi allons-nous les chercher si personnes ne les as vues depuis longtemps ?!
La prophétie dit toujours la vérité Tristan. Dit Rose.
Votre Royaume, en a-t-il une ?
Oui, elle en avait une, malheureusement elle a été volé par le Royaume des enfers, nous irons la chercher plus tard.
C'est vraiment étrange.
Arrêtez-vous ! » Dit Rose.
Devant nous, il y avait un cimetière abandonné.
« Nous passons, surtout ne les regardez pas. »
J'eus très peur, regarder qui ? Je compris tout de suite quand j’aperçus un esprit nous regarder, il n'avait pas d'yeux, on apercevait seulement des silhouettes d'hommes. Je ne regardais que devant moi, rien d'autres. J'entendais quelques murmures à mes oreilles qui me disaient « sauvez-nous ! », « aidez moi ! » ou même dire mon prénom. C'était horrible. Nous passâmes quand même facilement.
Nous reprîmes ensuite la route tranquillement comme si de rien n'était. Rose nous proposa de nous arrêter pour manger et nous reposer. Nous nous arrêtâmes dans des collines sans arbre, vers des ruines. Rose détacha les licornes et elles galopèrent librement. Robin fit un feu et nous mangeâmes.
« C'est quoi ces ruines ? Demandai-je.
Ce sont les ruines d'un ancien Royaume. Me répondit Rose.
Comment a-t-il été détruit ?
Par un dragon. Seuls les dragons peuvent faire des dégâts pareils. Me dit Robin. Au lieu de poser tout le temps des questions tu devrais manger. »
Le repas continua en silence. Robin m'agaçais, c'est normal que je pose autant de questions ! Je ne connais rien de ce monde !
Après le repas je me reposai un peu puis je vis les licornes arriver en hâtes. Ma pauvre licorne avait été blessée à la cuisse, une énorme entaille, elle saignait beaucoup. Rose vint à sa rencontre et l'emmena avec elle.
« Il faut que nous nous cachions, vite ! »
Nous courûmes avec les licornes nous cacher dans les ruines du Royaume. Je vis de loin, d'énorme sorte de hyènes se tenant sur deux pattes, ils avaient une hache, une armure de fer et des crocs énormes. Ils étaient au moins vingt. Rose sortit de sa poche une fiole contenant de la poussière dorée. Elle en mit sur un bout de tissu et le posa délicatement sur la blessure de Luna. Quelques minutes après, la blessure se refermait. Je ne savais pas ce que c'était mais c'était très efficace ! Les espèces de monstres, ne nous ayant pas vu, s'en allèrent dans les bois.
« c'étaient des Gnolls. Dit Rose.
Ils viennent de loin. Dit Robin.
En tout cas ils savent que nous sommes ici, il va falloir se dépêcher si nous voulons traverser la forêt sacrée. » Dit Rose.
Elle me donna Luna, je montai dessus et Rose et Robin montèrent sur les leurs. Nous parcourûmes les collines sur le dos de nos licornes. Même si la mienne avait été blessé elle ne le montrait pas. Elle était tout aussi rapide que les deux autres. Nous arrivâmes dans la forêt sacrée à la tombée de la nuit. Cette forêt, je le voyais bien, n'était pas comme les autres. J'entendais quelques murmures doux dit d'une autre langue, des lucioles volaient autour de nous, les racines des arbres nous laissaient passer et le sol s'illuminait quand nous marchions dessus. C'était magique. Les licornes marchaient silencieusement. Nous entendîmes au bout d'un certain temps, des gens chanter. Nous les virent, c'était des elfes, ils étaient beaucoup. Ils étaient de notre taille, leurs oreilles étaient pointues, ils portaient de longues robes comme celles du Moyen-Âge et leurs pieds étaient nus. Quatre d'entre eux portaient un grand cercueil de verre. Rose nous fit signe de la suivre, il fallait les contourner pour ne pas les déranger. Nous partions tranquillement, sans laisser de traces. Tout s'était bien passé.

Nous nous étions endormis dans la forêt sacrée, chacun prenait son tour de garde pendant trois heures. Après cette journée, je me disais que cette quête allait être plutôt dangereuse. Ma famille ne me manquait pas, peut-être qu'après j'allais pleurer mais je ne m'en préoccupais pas.
Quand le matin arriva, Rose sortit trois œufs et les cuit. C'était vraiment bon. Après nos estomacs remplis nous partîmes au Royaume des nains qui n'était plus très loin. La blessure de ma licorne avait complètement disparu. Elle galopait tranquillement sans sans soucier.
Au bout d'une heure, j'aperçus des remparts sur la montagne.
« Nous y sommes presque ! Ce sont les remparts du Royaume des nains ! »Dit Rose fière.
Les licornes galopèrent en vitesse, tellement vite que nous arrivâmes vers les remparts. Deux gardes nains en armures gardaient l'entrée dans leurs tours.
« Bonjour ! Cria Rose, je suis la fille du Roi Itaque.
Ah ! Bonjour Rose ! J'ouvre tout de suite les portes ! »
Quelques minutes s'écoulèrent et les portes s'ouvrirent. Rose le remercia et nous passâmes sans difficulté. Nous entrâmes dans un village de nains, les maisons étaient petites. Les nains eux, faisaient la taille d'un enfant de 9 ans. Les hommes avaient de grandes barbes, tous les habitants ressemblaient à des Gaulois en plus petit. J'avais l'impression de visiter le village d'Astérix et de Obélix. Nous entrâmes dans une auberge qui se nommait « L'auberge de tous ! » et nous laissâmes nos licornes à l'extérieur. Rose s'avança vers le petit comptoir et parla.
« bonjour Mélénas.
Oh ! Bonjour Rose ! Que puis-je faire pour vous ?
Nous voudrions passer la nuit ici ce soir, peux-tu nous réserver des chambres ?
Bien sûr !
Merci beaucoup.
A tout à l'heure ! »
Nous sortîmes de l'auberge et partîmes en direction du château. Rose voulait me présenter au Roi des nains, ce qui ne me plaisais pas forcément. Elle voulait aussi commencer mon entraînement, elle disait que je n'avais pas beaucoup d'expérience dans le combat.
Arrivés au château, des gardes nous laissèrent entrer. Le roi nous attendait déjà, assis sur son trône.
« Bienvenu Rose. J'ai entendu des rumeurs dire que vous apportiez avec vous le guerrier de la prophétie de Mortroz.
Les rumeurs vont vite. Dit-elle. Et bien, oui, c'est exact. Je vous présente Tristan : le guerrier. »
Il descendit de son trône et vint me voir de plus près. Le roi était un peu plus grand que les autres nains, il était vêtu d'une cape, d'une couronne sur la tête, il avait une grande barbe et une moustache.
« Je l'imaginais plus grand, plus fort et plus âgé. »
Plus grand ? Il ne s'est pas regardé !
« C'est pour cela que je viens vous voir. Dit Rose, Nous aimerions l'entraîner, Robin et moi, pour le préparer à ce qui l'attend.
Ce serait un plaisir pour moi de vous aider ! Que vous faut-il ?
Il lui faudrait des vêtements plus appropriés et des armes.
Très bien. »
Il se retourna et dit à son serviteur.
« Dit au forgeron que le roi demande à ce qu'il fabrique au plus vite une épée pour humain et un bouclier. Tout ça fait avec les matériaux les plus résistant : c'est pour le guerrier.
Bien mon Roi. »
Il s'en alla en courant chez le forgeron.
« En attendant je vous autorise à utiliser la salle où mes hommes s'entraînent. Pour les vêtements, mon serviteur vous les apportera.
Merci beaucoup. »

Dans l'après-midi, Rose m'emmena dans la salle d'entraînement. Dans cette pièce ou plutôt cette grande salle, il y avait des armes, des tapis pour se battre et même une arène à l'extérieur pour que les combats soient plus réels. Rose se mettait sur le côté et me regardait combattre Robin. Elle était mon coach et me donnait beaucoup de conseils, un peu trop pensais-je. Au début les combats se faisaient sans armes puis avec. Au bout de trois heures d'entraînement, Rose me laissa faire une pause. J'étais épuisé, complètement mort ! Robin lui, paraissait n'avoir combattu qu'une petite demi-heure. Moi, j'étais en train de finir la carafe d'eau que l'on venait de nous apporter. Le serviteur du roi arrivait avec Rose, il amenait avec lui des vêtements.
« Enfile ça Tristan, ce seront tes nouveaux vêtements. »
Rose me les tendit et je partis les enfiler. Je revins dix minutes plus tard, habillé d'un T-shirt en tissus fin, d'un pantalon noir ( le même que celui de Robin ) et des bottes. Je me sentais mieux qu'avec mes anciens vêtements. Le serviteur s'en alla et Rose vint vers moi.
« Tu es beaucoup mieux comme ça. A présent tu vas te battre contre moi dans l'arène.
Encore ?!
Tu as peur que je te fasse mal ? Me dit-elle en me narguant. Ne t'inquiète pas, je vais aller doucement.
Je n'ai pas dit que j'avais peur ! Dis-je en souriant.
Tu devrais pourtant. » Me répondit-elle avec un clin d’œil.
Nous entrâmes chacun notre tour dans l'arène, d'abord Rose puis ensuite moi. Dans l'arène il y avait un petit labyrinthe. Dans le public, il y avait quelques nains qui étaient venus voir le combat. Robin était aussi assis dans le public au premier rang, en train de manger une pomme. Il me regardait en souriant l'air de dire que je n'y arriverais pas. Nous choisîmes l'arme avec laquelle nous allions nous battre. Nous prîmes la même chose : une épée et un bouclier. Nous nous plaçâmes au milieu du labyrinthe et le gong sonna. Le combat commençait.
Rose courut vers moi, je crus qu'elle allait me donner un coup d'épée mais à la place elle sauta au-dessus de moi, fit une pirouette avant et atterrit derrière moi. Je n'eus pas le temps de courir, elle me donna un coup d'épée. Ma jambe saigna, elle m'avait fait une entaille. Je me retournai et la vis, tenant son épée en sang. Elle me redonna un coup d'épée, je l’esquivai; elle en redonna encore un et je me protégeai avec mon bouclier. C'était à mon tour de montrer que j'étais fort. Je la repoussai de toutes mes forces avec mon bouclier, elle tomba par terre mais se releva de suite. Elle courut se cacher à travers les hautes haies du labyrinthe. Je la suivis mais ne la trouvai pas. Je l'entendais rigoler puis je vis un énorme brouillard, créé avec ses pouvoirs, venir vers moi. Je courus pour ne pas tomber dans le piège mais il était trop grand. J'entendis des pas, sûrement ceux de Rose puis je vis son épée arriver sur moi, j'eus juste le temps de me protéger avec mon bouclier. Le brouillard se dissipa et j'essayai de blesser Rose, elle esquiva mes attaques. Nous enchainions les coups, sans que l'un ou l'autre ne réussisse, jusqu'à ce qu'elle me désarme. Elle m'avait donner un énorme coup ce qui m'avais fait perdre mon épée. Elle était trop loin pour que je la récupère, il ne me restait plus que mon bouclier qui me servais à me défendre contre ses coups. Je crois qu'à ce moment là elle en eut assez de ne pas réussir ce combat, elle était en colère car elle lâcha son épée et son bouclier. Elle m'arracha le miens des mains et commença à me donner des coups de poings. Je lui envoyai des coups moi aussi, tellement j'étais fatigué. Elle me fit un croche-pied, je tombai et eus juste le temps de l'attraper. Elle tomba avec moi.
« Alors ? Qui est-ce qui as gagné ? Lui demandai-je en rigolant.
Personne, tu t'es bien battu en tout cas mais j'aurai ma revanche. » Répondit-elle en souriant.
Elle était tombée sur moi et ne se relevait pas. Elle me regardait droit dans les yeux, assez surprise. Ses yeux bleus ciel toujours magnifiques. Quand Robin arriva en courant elle se releva en vitesse.
« Tu vas bien Rose ? Lui demanda-t-il inquiet.
Oui oui ne t'inquiète pas. »
Elle m'aida à me relever et m'enleva un peu de terre qui était sur mes vêtements. Robin la poussa et il me dit sauvagement :
« Ne touche plus jamais à Rose. »
Il repartit énervé. Je n'avais pas peur de ses menaces, je voyais bien qu'il en pinçait pour Rose, il était juste jaloux que nous soyons proche.
« Ne t'occupe pas de lui, il est un peu fatigué en ce moment. Me dit-elle. Vas te nettoyer à l'auberge, nous dînerons là-bas. Il faudrait aussi que tu soignes ta blessure. »
Elle s'en alla avec ses armes et me laissa seul. L'après-midi s'était plutôt bien passé, j'avais appris à me battre pendant trois heures et j'avais combattu la princesse. Je m'étais battu durement et j'avais réussi à ne pas qu'elle gagne, elle aura sa revanche.
Je pris les armes, les rangeai et commençai à sortir du château quand le roi des nains, qui était assis sur son trône me dit :
« Je t'ai vu te battre Tristan. »
Je me retournai et le regardai.
« Tu n'es peut-être pas ce à quoi je m'attendais mais tu te bats bien.
Merci.
Avant que tu ne t'en aille, j'aimerais t'offrir ce que je te devais. »
Il se leva, s'avança vers moi et me tendit une épée assez lourde avec un signe gravé dessus et un bouclier rond gravé lui aussi.
« Cette épée a été forgée avec des matériaux puissants. Puissants dans le sens magique. Me dit-il.
Cette épée est magique ?
Oui, je ne la fait forger que très rarement, garde-là précieusement. »
Je regardais d'un peu plus près les armes et osais lui dire :
« Quel est ce signe sur le bouclier et l'épée ?
C'est le signe des 9 royaumes, quand nous étions tous en paix. Ce signe était utilisé par les forgerons avant que l'on nous offre les pierres de lune. Après que les pierres de lune aient été donné, chaque royaume voulait être plus puissant que l'autre puis ce signe a été oublié. Je te l'ai fait forger car tu es le guerrier, celui qui ramènera la paix dans notre monde et dans chaque royaume. »
Je regardai le signe fasciné. Il était en forme de double croix, sur chaque branche une torsade tournait autour, à côté il y avait des rubis en forme de losange, ce signe était plutôt joli. Je pris les armes, remerciai le roi et partis à l'auberge où m'attendaient Rose et Robin.
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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Dim 11 Jan - 15:52

Chapitre 4

Quand j'étais seul, je pensais souvent à la suite de l'aventure. Allais-je mourir ? Est-ce que je réussirais à trouver les neuf pierres de lune ? Et surtout si j'allais revoir un jour ma famille, mes amis. Tout se bousculait dans ma tête, à des moments je me disais que ce n'était qu'un rêve, mais de temps en temps je me disais que cela était vrai et qu'il fallait au moins essayer d'accomplir la prophétie. Je voulais absolument voir le mage Mortroz. Il avait sûrement beaucoup de réponses à mes questions et surtout savoir si c'était réellement moi le vrai guerrier. En réalité, j'avais peur. Je ne le montrais pas à Robin ni à Rose, je ne voulais pas leur montrer que j'étais faible. En plus, Robin se moquerait de moi et Rose ne me croirait pas. Dans tous les cas, il fallait absolument rencontrer ce Mage.

je suis arrivé à l'auberge, Mélénas m'a accueilli très gentiment et m'a emmené dans ma chambre. Il a refermé la porte derrière lui et m'a laissé seul.
J'ai déposé mes armes que le roi m'avait offert et je suis parti me laver. Ce n'était pas une baignoire ou une douche, c'était un grand tonneau pour se laver. Il y avait une grande cruche chaude à côté, je la vidai dans le tonneau et me mis dedans. C'était assez chaud, cela me détendis un peu. Je fermais les yeux pendant un bon moment. Je ne pensais plus à rien. Tout était vide dans ma tête. Mon entaille ne me faisait même plus mal. Puis, d'un coup, j'entendis un gros plouf dans mon bain. J'ouvris mes yeux et sortis en vitesse. Je ne voyais rien avec toute la mousse du savon. Puis un espèce de lutin sortit sa tête de l'eau. Il me regardait d'un air mauvais avec ses yeux jaunes.
« Que me veux-tu ? » Lui demandai-je.
Il sortit du bain et courut dans ma chambre. Je mis une serviette et le rejoignis. Je le vis sauter par la fenêtre avec mes armes et s'en aller. Je m'habillai en vitesse et sautai à mon tour par la fenêtre. Je le vis de loin, courir de toit en toit, avec mes armes à la main. J'étais furieux contre lui. Il avait mes armes ! J'en avais absolument besoin pour mon voyage. Je le rattrapai très vite, il se retourna et essaya de me blesser avec mon épée. C'est à ce moment là que je reconnus ce que c'était. C'était un petit Korrigan, ma tante me racontait son histoire, qu'il était d'origine bretonne. C'était assez bizarre d'en voir un réellement. Il était moche, horrible même, des vêtements tout déchirés, de longs cheveux noirs, de grandes oreilles pointues, il était de petite taille mais arrivait quand même à soulever mes armes. Je réussis à esquiver ses coups et à récupérer mes affaires. Il était désarmé et ne pouvait plus rien contre moi.
« S'il vous plaît ! Pitié ! Ne me tuez pas ! Supplia le Korrigan en se mettant à genoux devant moi.
Et pourquoi ? Lui dis-je. je mis mon épée près de son cou, de toute façon je n'allais pas le tuer.
Je suis inoffensif !
Pourquoi m'as-tu volé mes armes ?
Pour les revendre voyons ! Me dit-il en se levant doucement, ce sont des armes d'une valeur inestimable !
Tu n'avais pas à me les voler, vas t-en ! »
Je commençai à partir mais le Korrigan courut vers moi et tira sur ma manche. Je le repoussai.
« Attendez jeune homme ! Nous ne nous sommes pas présenté ! Je m'appelle Aelig, pour vous servir ! Me dit-il en me faisant une révérence, Je suis un Korrigan.
Tristan, je suis un humain.
Un humain ?! Oh mais vous devez être celui dont parle la prophétie du grand Mage ! C'est un honneur pour un petit Korrigan comme moi ! »
Je me retournai pour aller à l'auberge mais ce Aelig continuait de me harceler de phrases polies.
« Attendez ! J'ai une proposition à vous faire ! »
Je le regardai en face, une proposition ? Il fallait mieux que je me méfie de lui, il avait quand même essayé de me tuer !
« Que proposes tu ?
Un marché plutôt. Mais bon, je propose que vous me laissiez venir avec vous à la recherche de ces pierres et moi je vous promets de ne plus jamais essayer de vous voler !
Et j'y gagne quoi moi ?
Un compagnon fidèle, qui ne vous laissera jamais tomber et qui vous protégera de tout danger ! »
Un corbeau vola juste en face de nous ce qui fit sursauter Aelig et il se réfugia derrière moi, tout tremblant.
« Non merci, je me débrouille très bien tout seul. »
Je m'en allai définitivement et le laissai seul sur le toit. Il me promettait de me protéger, alors qu'il avait eu peur d'un petit corbeau ! N'importe quoi !
J'arrivai vers la fenêtre de ma chambre, grimpai et me préparai mieux pour la soirée. Je descendis vers sept heures du soir, dans la grande salle, je vis au fond une table de quatre personnes où étaient assis Robin et Rose. Ils discutaient tranquillement et mangeaient leurs repas. Je vins vers eux et m'assis à côté de Robin.
« Je commençais à m'inquiéter que tu n'arrives pas ! Me dit Rose.
On se disait que tu t'étais noyé dans ton bain. Me dit Robin en ricanant.
TU disais qu'il s'était noyé. Rectifia Rose, j'ai planifié le planning de demain. Nous irons un peu partout dans la ville pour trouver la pierre, elle peut être n'importe où. Je chercherai au Palais, Robin dans les maisons des habitants et toi tu chercheras dans le centre de la ville.
OK, ça me va. Lui dis-je.
Et si on la trouve on fait quoi ? Demanda Robin, on la donne au guerrier ? Il me regardait avec un air de dégout et de supériorité.
Si on la trouve on la garde pour soi sinon, si on ne la trouve pas, on se retrouve à l'auberge le midi, on continuera l'après-midi.
Ah au fait, ça fait quoi de se faire battre par la princesse alors qu'on est le guerrier ? Me dit Robin en me narguant.
Robin arrête ! S'énerva Rose, tu as soigné ta plaie ?
Non je n'ai pas eu le temps. »
Elle partit chercher un bout de tissu mouillé, elle revint, s’assit, elle souleva mon pantalon et nettoya ma plaie. Robin me regardait jaloux et s'en alla. Elle sortit alors la même fiole que pour soigner Luna, elle en mit sur le bout de tissu et le posa sur ma jambe. Cela me fit beaucoup de bien. Je la regardais faire, elle était vraiment magnifique de près, ses ailes argentées dans son dos, ses cheveux qu'elle avait détachés pour la soirée, je pouvais voir ses yeux bleus ciel qui brillaient à la lumière. Elle leva la tête et vit que je la regardais, elle rougit et enleva le bout de tissu.
« ça devrait suffire.
Qu'est-ce que c'est ?
De la poussière de fée, ça guérit les blessures. Vas te coucher tu en auras besoin pour demain.
Oui j'y vais, bonne nuit. »
Rose resta au bar pour parler avec Mélénas et je partis me coucher. J'étais vraiment épuisé après cette journée. Quand je suis arrivé dans ma chambre, Aelig était sur le lit et sautait dessus comme un fou, je vins vers lui et l'attrapa par les cheveux.
« Que fais-tu ici ?! Lui demandai-je en colère.
Je suis venu pour vous aider ! Dit-il paniqué.
M'aider à quoi ?
À trouver les pierres, pardi !
Tu vas me gêner ! Laisse moi tranquille !
Je suis spécial ! Je pratique un peu la magie !
Alors montre moi de quoi tu es capable. »
Je le lâchai, m'assis sur le lit et attendis.
« Hum... c'est un peu compliqué !
D'accord, alors tu peux par...
non attendez ! J'ai trouvé ! »
Il tourna ses doigts dans sa main et fit apparaître une petite pierre.
« Ta-dam !
C'est quoi ?
Une pierre magique !
Elle sert à quoi ?
Quand vous souhaitez quelque chose et que vous y pensez fort et qu'il est dans les parages, la pierre s’illuminera. Plus vous vous en approchez, plus elle brillera !
Plutôt cool !
Alors vous acceptez la proposition ?
D'accord, mais hors de question que Rose ou Robin vous voient, ils vont s'inquiéter.
Ne vous inquiétez pas je suis discret comme le vent ! »
Il dormit sur le fauteuil avec une couverture et moi dans mon lit bien au chaud. La journée de demain risquait d'être très longue.

Je me suis réveillé en sursaut, Aelig était juste devant moi, assis sur moi. Il était tout fou et joyeux. Je le poussai et me levai pour aller voir à travers la fenêtre. Le soleil était en train de se lever, Aelig m'avait réveillé pour rien.
« Pourquoi m'as-tu réveillé ?!
Parce que j'ai vu la petite fée descendre ! J'étais dans le couloir et je l'ai vu sortir de sa chambre, je me suis caché et elle s'est mise devant ta porte, elle à hésité à toquer mais elle est descendue. Alors je me suis dit pourquoi ne pas le réveiller !
Tu aurais pu me laisser dormir !
Je voulais juste bien faire. »
Je le laissai seul, m'habillai et descendis vers le bar.
Mélénas était en train de nettoyer des verres, il n'y avait pas beaucoup de monde, il devait être environ sept heure. Je vis au loin, à la même table qu'hier, Rose assise avec une tasse à la main en regardant une grande carte qu'elle avait étalé sur la table. Je vins la rejoindre et m'assis en face d'elle.
« Tu t'es levé tôt. Me dit-elle sans lever les yeux de la carte.
Oui je n'arrivai pas à dormir.
Ta jambe ne te fait plus souffrir ? »
Je soulevai mon pantalon et ne vis plus rien à l'endroit où se trouvait la plaie. Vraiment efficace cette poussière de fée !
« J'aimerais savoir; comment as-tu fait apparaître le brouillard dans le labyrinthe ?
Avec mes pouvoirs je peux faire pleins de choses.
C'est génial ! Tu ne les utilises pas souvent en tout cas.
Ce n'est pas facile tu sais, moi ça m'épuise à chaque fois ! Seul mon père les utilise souvent.
Tu peux faire d'autres choses ?
Du brouillard, des tempêtes aussi ou des cyclones, tout ce qui est en rapport avec l'air. Nous sommes des fées de l'air.
Ah bon ?
Oui et il y a aussi des fées de l'eau avec qui on s'entend bien, des fées de la terre et du feu. Les fées de la terre vivent dans les bois un peu comme nous. Les fées de l'eau ont un Royaume construit au bord de la mer. Les fées du feu ,elles, vivent avec des dragons, dans le grand volcan qui se trouve un peu plus au nord.
Elles sont spéciales ?
Oui beaucoup ! Elles naissent avec des œufs de dragons, elles piquent un de leurs œufs et appliquent de la poussière de fée dessus, quelques jours plus tard une fée du feu apparaît.
On va devoir aller dans leur Royaume ?
Oui, mais ne t'inquiète pas nous n'irons pas maintenant. »
Je vis de loin Robin s'avancer à notre table avec une tasse et des fruits. Il s'assit à côté de Rose et mangea. Je pris moi aussi mon petit-déjeuner, ensuite je montai dans ma chambre et je pris mes armes. Aelig s'installa dans mon sac à dos avec la pierre. Vers neuf heures je descendis à l'écurie et pris Luna avec moi, Rose et Robin m'attendaient dehors. Je montai sur Luna et vins les rejoindre. Rose m'expliqua quelques règles et elle partit ainsi que Robin. J'étais seul, décidé à partir chercher la pierre.
Luna marchait tranquillement pendant que je regardais aux alentours pour voir si un endroit quelconque serait capable de cacher une pierre. Toutes les pierres de Lune avaient été perdues enfin c'est ce que Rose m'avait raconté, en tout cas, cette pierre devait bien être quelque part ! Pendant toute la mâtinée je cherchais, en vain. Dans mon sac à dos j'entendais Aelig ronfler, il ne m'aidait pas beaucoup !
Quand vint l'heure de manger je m'arrêtai à la fontaine sur la grande place de la ville. Je me débarbouillai la figure quand Aelig sortit du sac.
« Ah ! Enfin de l'air frais !
Tu ne m'as pas beaucoup aidé, et notre marché ?
Je ne sers pas à grand chose la journée !
Tu te fiches de moi ?!
Bien sûr que non ! Un Korrigan vit la nuit, pas le jour !
Et bien tu as intérêt à changer d'habitude !
Oh ! Regardez la pierre, elle commence à briller ! »
Il sortit de sa poche la pierre et me la montra. En effet elle commençait à briller. Je la pris et la mis dans ma poche, tant pis je n'allais pas rentrer manger ce midi, j'allais continuer à chercher la pierre. Aelig rentra dans le sac, je montai sur Luna et elle commença à marcher un peu plus vite. Plus nous avancions et plus elle brillait jusqu'à ce que nous arrivions à la sortie de la ville. Je voyais bien que cela ne plaisait pas beaucoup à Aelig mais il fallait retrouver cette pierre. Nous sortîmes donc de la ville et entrâmes dans la forêt. Ce n'était pas une forêt très joyeuse, je n'entendais pas les oiseaux chanter, la lumière du jour avait du mal à pénétrer dans la forêt à travers les feuillages, tout était sombre. La pierre brillait toujours aussi fort, elle était verte émeraude et était difforme. Pendant au moins une heure, nous avancions dans la forêt sans rien remarquer d'anormal. C'était très difficile de trouver une pierre alors qu'on ne savait pas très bien où chercher, ni même savoir ce qui lui était arrivé, elle avait peut-être été détruite ! On ne sait jamais. Je rangeai alors la pierre dans mon sac et après avoir aperçu une rivière, je laissai Luna boire et se reposer. Aelig sortit tout doucement du sac et s'allongea dans l'herbe. Il m'avait dit qu'il allait m'aider, tu parles ! Il restait là tranquillement, la seule chose qui m'aidait beaucoup venant de lui c'était la pierre qu'il m'avait offert. Justement je pris la pierre et vis qu'elle brillait jusqu'à me rendre aveugle. Je m'avançai vers l'eau, la pierre devait sûrement se trouver ici. Aelig l'avait remarqué aussi et il vint me rejoindre.
« Oh ! Elle doit être dans l'eau !
Je vais plonger.
Faites attention jeune guerrier, vous ne pouvez pas savoir combien de créatures étranges on peut trouver là-dedans !
Ne t'en fais pas pour moi, si je ne remonte pas tu préviens Rose, tant pis si elle te découvre. Compris ?
Entendu ! »
J'enlevai mon T-shirt, mes chaussures et sautai dans l'eau. Je ne voyais rien à l'intérieur, il faisait sombre. Je regardai de tout les cotés : rien. Je remontai à la surface, essoufflé.
« Tu m'as bien dit que tu pratiquais la magie, pas vrai ? Lui demandai-je.
Oh que oui ! Je suis même très bon !
Alors tu peux sans aucun doute me faire apparaître un truc pour respirer dans l'eau ?
Heu … ça dépend de ce que vous voulez.
Une plante ? Un truc comestible ?
Hum … ah oui ! J'ai trouvé ! »
Il partit dans la forêt et revint quinze minutes plus tard avec un champignon. Il marmonna quelques mots ce qui fit changer sa couleur en bleu.
« ça se mange ?
Bien sûr ! Vous pourrez respirer pendant plus de trente minutes, mais pas plus d'une heure !
Très bien. »
Je le pris et le mangeai. Il avait un goût horrible ! Sa texture ressemblait à du caoutchouc ! J'eus du mal à l'avaler mais après la magie pris effet et je sentis des branchies apparaître à mon cou. Je sautais dans l'eau et pus respirer librement. Je voyais et nageais beaucoup mieux qu'avant. Quelques poissons se sauvaient en me voyant mais je ne vis aucun danger. J'avais pris la pierre d'Aelig avec moi et remarquai qu'elle brillait énormément, j'étais sûrement très proche de la pierre de lune. Au bout d'un moment, j'entendis des murmures, des voix lointaines. Au début je n'y fis pas attention puis je sentis quelque chose me frôler. Je nageai de plus en plus vite pour éviter que cette chose ne me fasse du mal. Alors que je nageais au dessus d'un trou je vis une chose briller. Je m'arrêtai et la vis, la pierre de lune. Enfin ! J'étais sûr et certain que c'était ça. Je nageai au fond et la récupérai puis retournai à la surface. Je me dépêchai pour éviter à tout prix cette bête que j'entendais encore murmurer.
Quand je sortis de l'eau, je vis Aelig sauter de joie. Luna aussi était contente, moi, j'étais fier. J'avais enfin récupéré une pierre de lune ! Plus que huit et je pourrais rétablir la paix. Je me rhabillai et m'en allai sur le dos de Luna avec Aelig pour annoncer la bonne nouvelle à Rose et Robin.
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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Lun 12 Jan - 21:49

Chapitre 5

J'étais très fatigué après avoir nagé mais fier d'avoir récupéré une pierre de Lune. Cette pierre était plutôt grosse, ronde et sa couleur était opaque. Elle émanait d'elle une sorte de puissance, de bien être. Aelig la regardait lui aussi, fasciné. Je la rangeai ensuite dans le sac. Mes branchies avaient à peu près disparus mais il restait des cicatrices. Nous sortions de la forêt sans aucune difficulté puis nous arrivions sur la place de la ville où je vis Rose parler avec des nains. Ils me pointèrent du doigt et Rose courut vers moi. Elle avait l'air vraiment paniquée.
« Mais où étais-tu ?! Je t'ai cherché partout ! On avait dit qu'on se retrouvait le midi pour déjeuner ensemble ! »
Je ne dis rien et je cherchais la pierre dans mon sac, Aelig se cachait tranquillement à l'intérieur.
« Que fais-tu ? Réponds moi ! »
Je la trouvai et lui donnai.
« Mais c'est ?! La pierre de lune du Royaume des nains !
Absolument.
Où l'as-tu trouvé ?!
Je l'ai trouvé dans une rivière, dans la forêt.
Le roi m'avait pourtant dit qu'elle avait été volé par les forces du mal ! Félicitations ! Viens, allons manger tu dois avoir faim. »
Elle monta sur sa licorne et nous partîmes à l’auberge tranquillement.

Quand nous arrivâmes, je partis déposer Luna et avec Rose nous entrâmes dans le réfectoire. Robin était assis à la table habituelle et nous attendait. Il avait un air de déprimé, seul à sa table. Il touillait la soupe dans son bol avec sa cuillère. Quand il nous vit il remarqua que Rose tenait avec elle la pierre de lune. Il sourit et quand nous nous assîmes à la table il la prit et la regarda de plus près.
« C'est Tristan qui la trouvé dans la forêt, dit Rose en souriant.
Bravo à toi en tout cas ! Me dit Robin stupéfait, comment as-tu fais pour la trouver ? Parce qu'elle aurait pu être n'importe où !
Heu … Et bien … »
Je ne pouvais pas leur avouer maintenant que j'avais fais un marché avec un Korrigan ! J'ai dû leur mentir.
« J'ai eu une intuition.
Une intuition ? Me dit-il en se moquant.
Exactement.
Dans tous les cas nous avons la pierre et c'est ce qui compte le plus. Dit Rose, Cet après-midi je te propose te t'entraîner une nouvelle fois Tristan. Pour t'améliorer encore et te renforcer.
ça me va !
Très bien, alors rendez-vous dans une demi heure à la salle d'entraînement. »
Elle m'a sourit et je lui ai souris en retour. Elle me taquinait ce qui m'amusait; elle était vraiment sympa, intelligente, courageuse et surtout très belle. Je commençais à beaucoup l'apprécier, ce qui ne plaisait pas vraiment à Robin qui me regardait avec méchanceté.
Après avoir mangé en vitesse, je montai dans ma chambre et pris mes armes pour l'entraînement. Je partis en direction du château et remarquai qu'on me suivait. Je me cachai et pris par surprise : Aelig. Il a sursauté de peur et en est tombé par terre.
« Qu'est-ce que tu fais ici ?!
Je voulais voir comment le jeune guerrier se défendait ! Dit-il paniqué.
Tu vas te faire voir si tu me suis ! Retourne à l'auberge !
Mais je m'ennuie moi toute la journée à rien faire …
je croyais que les korrigans vivaient la nuit et dormaient le jour ?
Vous m'aviez dit de changer mes habitudes c'est ce que j'ai fais !
Tu es vraiment impossible ! »
Je le laissai là et continuai mon chemin; il me suivait quand même malgré mes avertissements. J'arrivai quelques minutes plus tard devant le grand palais du roi, j'entrai et partis en direction de la salle d'entraînement. Je vis en arrivant dans la salle, Rose préparer un tapis de combat.
« Ah tu es là. Nous allons pouvoir commencer. »
Je déposai mes armes, m'approchai, elle me donna des gants puis je les enfilai et me mis sur le tapis de combat. Elle avait elle aussi enfilé des gants et se mit sur le tapis. Un gong résonna et le combat commença. Elle s'approcha de moi, je devais lui donner un coup mais je ne voulais pas lui faire de mal, finalement elle me donna un coup de poing dans le ventre et je tombai sur le tapis le souffle coupé.
« Une des règles primordiale de ce combat : aucune pitié, compris ?
Compris. » Essayai-je d'articuler en me tordant de douleur.
Elle m'aida à me relever et je me positionnai une nouvelle fois sur le tapis. Au début, j'esquivais ses coups, puis je réussi à lui donner un coup de poing dans le ventre. Elle tomba et toussa. Elle ne se relevait pas.
« ça va ? »
Je tendis ma main pour qu'elle se relève mais à la place elle me tira au sol et se mit sur moi pour me donner des coups de poing. Je me protégeai le visage puis la projetai sur le côté. Je me suis relevé; elle aussi. Le combat continua et se finit sans gagnant.
« Tu t'es bien défendu bravo.
Merci. »
Elle partit dans les vestiaires et je la suivis. Elle se nettoyait le visage. J'ouvris un robinet et fis couler l'eau dans mes mains. Puis, pour rigoler un peu, je lui en jetai à la figure. Elle me sourit et m'en jeta en retour. On rigolait beaucoup, le sol était inondé d'eau mais on s'en fichait. Elle tomba brusquement mais j'eus juste le temps de la rattraper. Elle était dans mes bras, toute trempée, ses cheveux étaient mouillés et des gouttes d'eau coulaient sur ses joues. Elle leva la tête pour me regarder. Je la regardais en silence, observant chaque détails de son visage. Elle enleva une poussière qui était sur ma joue et elle s'éloigna de moi. Robin entra dans les vestiaires et nous vit trempés tout les deux. Il se douta de quelque chose car il me dit en colère :
« Que fais-tu avec Rose ? Tu ose la toucher ?!
Tu n'as aucune preuve de ça.
Oh que si, vos vêtements sont trempés vous avez du bien vous amuser. Me dit-il en se rapprochant un peu trop près de moi.
Arrête Robin, laisse le tranquille ! Dit Rose en s'énervant.
Il n'a pas le droit de poser ses mains sur toi, et je vais lui faire payer. »
Il se jeta sur moi et je tombai, ma tête retombant lourdement sur le sol. Il me donna des coups de poings au visage. Je réussis par je ne sais quel moyen à le maîtriser. Nous nous battions encore et encore. Rose était à côté de nous et essayait de nous séparer.
« ça suffit ! » Dit-elle en nous séparant d'un seul coup avec ses pouvoirs.
Elle nous avait projeté contre un mur, chacun d'un côté. Elle nous regardait énervée, mais plus particulièrement Robin qui avait commencé la bagarre. Il s'en alla énervé avec son nez qui saignait. Rose vint vite vers moi et regarda mes blessures. Je ne ressemblais plus à rien, j'avais le nez en sang, l'arcade ouverte et un énorme hématome à l’œil.
« Je suis désolée de ce qu'il t'a fait. »
Elle prit son sac et sortit de la poussière de fée.
« Non c'est rien, c'est normal de défendre la princesse. Il a toujours été comme ça ?
Oui, depuis longtemps. Quand nous étions enfants, c'était mon meilleur ami. Nous nous amusions beaucoup et mon père l'aimait bien. Puis plus nous grandissions plus il tombait amoureux et il me l'a dit.
Et tu lui as répondu quoi ?
Je lui ai dis que je l'aimais en ami et que ça ne changerait jamais. Depuis il est jaloux à chaque fois qu'un garçon sympathise avec moi. Mais je l'aime beaucoup, c'est comme un frère pour moi. »
Elle prit un bout de tissu, mit de la poussière de fée et me l'appliqua sur mes blessures. Je voyais bien que ça la rendait triste pourtant elle ne le montrait pas. Elle rangea ses affaires et m'aida à me relever.
« Il vaudrait mieux qu'on rentre. Dit-elle.
Oui allons-y. »
Nous sortîmes alors de la salle puis du palais et partîmes en direction de l'auberge. Je n'avais pas vu Aelig de l'après-midi ce qui m'avait beaucoup inquiété car je ne savais pas où il se cachait. Il pouvait être n'importe où même perdu dans le palais. Tant pis il n'avait qu'à ne pas me suivre !
Nous arrivâmes à l'auberge et nous mangeâmes tous les deux en silence. Mélénas nous avait dit en rentrant que Robin avait déjà dîné et qu'il était partit se coucher. Cela rendit Rose encore plus triste et déprimée. Que pouvais-je lui dire pour la réconforter ? Ça me faisait de la peine de la voir comme ça ! Je me tu et ne dis rien de la soirée. A la fin du repas je montai me coucher et remarquai de la lumière dans la salle de bain. J'entrai et vis stupéfait, Aelig en train de prendre un bain. Il avait inondé toute la salle de bain et il s'amusait avec les bulles de savon.
« Oh ! Le jeune guerrier est rentré ! Regardez toutes ces bulles ! C'est tellement amusant de les avaler !»
Il en vit une et l'avala suivi d'un petit hoquet. J'étais vraiment énervé mais ma colère se transforma en rigolade. Aelig était vraiment amusant et parfois un peu tête en l'air mais je l'aimais bien. Il sortit de l'eau et je dû nettoyer toute la salle de bain. A peine terminé quelqu'un toqua à la porte. C'était Rose. Je laissai la serpillère par terre et poussai Aelig dans la salle de bain pour qu'il se cache. Je fermai la porte et allai ouvrir. Elle était habillée en robe pour dormir et ses cheveux étaient détachés et bouclés. Elle entra dans ma chambre et s’assit sur mon lit.
« Robin s’excuse de t'avoir tapé.
Il ne voulait pas m'en parler lui même ?
Il préfère que ce soit moi qui te le dise. Ta blessure ne te fait plus mal ? »
Elle s'approcha de moi et regarda mes blessures.
« ça commence à cicatriser, dit-elle en touchant mon arcade. Demain tu seras guéri. »
Elle partit vers la sortie.
« bonne nuit. Me dit-elle en sortant.
Bonne nuit. »
Elle ferma la porte et je partis dans la salle de bain pour tout ranger. Je finis de nettoyer et partis me coucher. Aelig dormait déjà dans son fauteuil avec sa couverture. J'éteignis la lumière et m'endormis doucement.

Dans la nuit, je fus réveillé par des cris à l'extérieur. Je me levai en vitesse et courus à la fenêtre pour voir ce qu'il se passait. Je vis pleins d'habitants courir se réfugier dans les maisons, les Gnolls que nous avions vu la dernière fois étaient là. Ils pourchassaient de pauvres nains innocents mais au fond je savais bien qu'ils étaient là pour autre chose : ils venaient pour me trouver. Aelig s'était lui aussi réveillé car il était à côté de moi, pétrifié à la vu de ces créatures horribles. Je voyais bien qu'il avait la chaire de poule. Dans tout les cas je m'habillai et descendis avec un sac à dos où se trouvait Aelig et mes armes ainsi que la pierre de lune. Mélénas parlait vers le bar avec d'autres nains assez forts, sûrement pour protéger l'auberge. Rose était là elle aussi, elle préparait des sacs pour partir. Robin lui, fabriquait des flèches pour son arc et celui de Rose. Elle accourut vers moi en me voyant, elle avait l'air pressé.
il y a un problème Tristan. Un très gros problème. Les gnolls nous ont retrouvé et ont réussi à pénétrer dans le royaume des nains. Ils nous cherchent Tristan ! Quelqu'un a dû les prévenir que nous avions trouvé la première pierre de lune !
Comment on fait pour sortir ?
Mélénas va nous conduire dans une maison près des tours de gardes, ensuite nous sortirons et partirons.
Et les nains ?
Le roi s'en occupe, il a un plan.
Très bien, que dois-je faire ?
Aide moi à préparer les sacs. »
Je vins l'aider et remplis les sacs de nourriture. J'avais un peu peur de ce qui allait suivre, allions-nous réussir à sortir ? Les gnolls étaient beaucoup et très armés. Je ne pensais pas supporter l'idée que des Gnolls viendraient nous trouver à chaque fois que nous allions récupérer une pierre de lune. Je devais être courageux.


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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Mar 13 Jan - 20:13

Chapitre 6

Les sacs remplis, on nous amena nos licornes dans l'auberge. Nous prîmes les sacs et suivîmes Mélénas en tenant nos licornes. Il nous emmena à la cave où se trouvait des milliers de tonneaux remplis de vins. Il s'approcha d'un mur au fond de la cave et il murmura quelque chose que je ne compris pas puis je vis un passage s'ouvrir dans le mur. Un bloc de briques en forme de porte s'était ouvert pour nous laisser passer. Mélénas prit une torche, en donna une à chacun de nous et il entra le premier à l'intérieur. Quand Robin, qui était le dernier, entra, la porte se referma. La seule lumière provenait de nos torches. Mélénas nous fit signe de le suivre sans bruit et nous avançâmes. Aelig se trouvait dans mon sac. Il devait sûrement se demander où nous étions. Nous entendîmes des bruits de pas précipités et nous nous arrêtâmes. Juste au-dessus de nous se trouvaient des gnolls. A mon avis, ils devaient il y en avoir dix. Dix gnolls étaient entrés dans l'auberge. Mélénas fit signe de se dépêcher pour ne pas qu'ils nous trouvent. Au bout de quelques minutes nous arrivâmes dans la cave d'une autre maison. Cette cave ci était beaucoup plus petite que celle de l'auberge; Mélénas nous emmena à l'étage et nous virent une naine qui nous attendait dans le salon. Elle était blonde avec des cheveux bouclés, elle devait avoir le même âge que Mélénas.
« Je vous présente Églantine, ma femme. Dit Mélénas.
Enchanté de vous rencontrer. Dit-elle, oh mais c'est le jeune guerrier ! Il est très mignon ! Et cette jeune fille ? Mais c'est Rose que suis-je bête ! Cela faisait longtemps ! »
Elle s'avança vers Rose et la prit dans ses bras.
« Que puis-je faire pour vous ? Dit-elle.
Rien ma chérie, interrompit Mélénas, merci, mais ils doivent s'en aller. »
Il nous emmena vers une petite porte qui menait à l'extérieur.
« Bonne chance ! Et que l'esprit de la forêt vous soutienne ! » Dit Églantine.
Je me suis tout de suite demandé de qui elle parlait. L'esprit de la forêt ? Je n'avais jamais entendu parler de cette créature, en tout cas je ne m'attardai pas sur la question et suivis les autres qui sortaient. Mélénas nous aida à sortir nos licornes, il nous donna des provisions et quelques instructions.
« Surtout, évitez la forêt sucrée, la sorcière pourrait vous repérer. Nous la suspectons de collaborer avec les démons.
Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas notre itinéraire. Dit Rose.
Très bien. Dit Mélénas, bon, je crois qu'il est temps de se dire au revoir ! »
Il prit Rose dans ses bras et se dirent au revoir, il dit au revoir à Robin et vint vers moi.
« Fais très attention à ce qui va arriver. Les gnolls savent à présent que vous avez la première pierre de lune, ils vont sûrement continuer de vous pourchasser pour vous tuer. Ils sont sous les ordres des démons qui envahissent nos royaumes. Bonne chance à toi jeune guerrier, le sort de notre monde est entre tes mains. »
Il me serra dans ses bras puis je montai sur Luna. Rose et Robin étaient déjà sur leurs licornes, nous partîmes ensuite et je vis derrière moi Mélénas rentrer chez lui. J'espérais qu'il ne lui arriverait rien.

Il faisait encore sombre quand nous partîmes, nous étions tranquille pendant un moment quand je vis au loin des gnolls arriver. Nous nous étions arrêtés pour nous reposer. Rose se leva et se mit devant nous, elle créa un énorme brouillard et le lança sur les ennemis.
« Venez on s'en va ! »
Nous courûmes vers nos montures et montâmes. Elles galopaient à une très grande vitesse. Nous ne savions pas où nous allions. Après un certains temps, quand nous fûmes sûr de ne plus être suivis, nos licornes marchèrent doucement. Les gnolls étaient des monstres vraiment horribles. Ils étaient très forts, avec leurs haches à la main ils pouvaient nous tuer en quelques secondes. Tout cela me faisait peur.
Le soleil commença à se lever, nous étions épuisés après cette nuit mouvementée. Nous nous étions enfoncés dans une forêt. Des oiseaux chantaient et les feuilles des arbres bougeaient avec le vent, c'était une forêt comme on en trouve dans notre monde. Une forêt toute simple. Cela me détendis un peu. Arrivés vers un cours d'eau, nous nous arrêtâmes. Un arbre était tombé au-dessus de l'eau, cela faisait un pont.
Les licornes allèrent boire, Robin s'allongea sur le tronc d'arbre, Rose sortit de la nourriture et moi, j'allai dans l'eau pour me débarbouiller la figure. Il faisait très chaud pendant cette journée. J'avais déposé mon sac par terre et j'avais complètement oublié Aelig qui était à l'intérieur avec la pierre de lune. J'entendis des éternuements et soudain, Aelig sortit du sac. Il était épuisé, rouge et il avait très chaud. Il avait la tête qui tournait.
« Oh mais qu'est-ce qu'il fait chaud là-dedans ! »
Rose prit peur, elle lui lança un coup de vent ce qui le fit voler et il retomba dans l'eau. Robin, lui, avait sortit son arc et était prêt à lui transpercer le cœur. Aelig se leva. Il était trempé de la tête aux pieds. Je m'étais mis juste devant lui pour éviter une nouvelle attaque. Rose me regardait méfiante, tandis que Robin me visait avec son arc.
« Arrêtez ! Il est avec nous ! C'est mon amis ! Leur dis-je.
Ton ami ?! Dit Rose stupéfaite. Tu sais ce que c'est au moins ?!
Oui, c'est un korrigan et il m'a aidé à trouver la première pierre de lune.
Ce sont des voleurs ! Des manipulateurs ! Me dit-elle énervé, la nuit, ils forment une ronde en chantant pour attirer les petits curieux, dès qu'ils en voient un ils lui lancent un défi. La plupart des gens perdent à leurs jeux et deviennent à jamais des âmes perdus. »
Elle avait l'air dégoûté de moi pourtant Aelig n'avait pas l'air d'être méchant, il avait plutôt l'air de ne rien comprendre.
« Nous avons fait un marché. Il viens avec moi et en échange il m'aide à trouver les pierres.
Tu es complètement inconscient. Dit-elle, emmène le avec toi si tu veux, mais je te préviens, au moindre faux pas je le tue. »
Elle me tourna le dos et partit dans la forêt chercher du bois. Je regardais Robin, il avait baissé son arme et descendit du tronc.
« Fais attention à toi jeune « guerrier ». Me dit-il en ricanant, quand la princesse s'énerve, il est très difficile de regagner son amitié. »
Il partit vers la nourriture et tailla quelques branches avec son poignard pour faire passer le temps. Aelig ,lui, me regardait avec pitié. Je savais bien qu'il avait peur, il fallait absolument résonner Rose à son propos. Après tout il ne m'avait pas fait de mal jusque là.

Le repas se passa en silence. Rose mangeait sans me regarder, elle était furieuse contre moi. Cela enchantait beaucoup Robin que nous nous soyons disputés. Aelig ne mangeait pas la même chose que nous, il avait dû partir chercher sa nourriture tout seul, finalement il avait trouvé une pomme. Quand Rose le vit heureux de sa trouvaille, elle lui dit :
« à ta place je ne la mangerais pas.
Pourquoi ? » Demanda-t-il.
Sa pomme avait l'air succulente ! De plus près, elle n'était pas comme les autres, il y avait dessus un coulant rouge sucré comme pour les pommes d'amour que l'on trouve dans les parcs d'attractions.
« C'est une pomme empoissonnée. La sorcière a dû passer par là, cela veut dire que l'on est tout près de la forêt sucré.
Beurk ! »
Il la lança dans la forêt puis il s'essuya avec dégout sur ses vieux vêtements. Je me demandais beaucoup qui était cette sorcière. Cette forêt sucré me donnais tellement envie, j'aimais les bonbons ! Je m'imaginais avec régal cette forêt dans ma tête. Comme Aelig n'avait plus de nourriture je lui passai ma pomme. Il me remercia et la mangea.
A la fin du repas, il devait être treize heures, nous rangeâmes et montâmes sur nos licornes. Aelig qui à présent était découvert, monta derrière moi. Nous avançâmes doucement dans cette forêt immense. Des centaines d'arbres étaient par terre, détruits. Je me demandais ce que c'était jusqu'à ce qu'on vit une énorme trace de pied dans la terre.
« Des géant sont passés par là. Dit Robin.
Des des des … géants … ? dit Aelig paniqué.
Ils viennent du nord. Dit Rose, je me demande où est-ce qu'ils vont. Ne nous attardons pas là dessus, venez ! »
Nous continuâmes à avancer sans bruit. Les géants avaient fait beaucoup de dégâts. Je ne savais pas combien ils étaient, mais ils devaient être beaucoup. Dans cette forêt à travers les feuillages, tout semblait normal. Je me demandais souvent où étaient les gnolls, si ils se trouvaient à quelques mètres de nous, où même complètement perdu. Dans tout les cas nous avancions tranquillement. Pendant tout le voyage, rien ne se passa, nous avions réussi à sortir de la forêt. Un peu plus loin j'aperçus un pont construit au dessus d'un ruisseau. De l'autre côté du pont se trouvait une forêt pas comme les autres. Ce n'était pas des arbres, c'était des sucres d'orges. Ils étaient plantées sur une sorte de neige qui ressemblait beaucoup à du sucre glace. Aucun doute là-dessus, nous étions tout près de la forêt sucré. Le ruisseau était comme une frontière entre la forêt toute simple et la forêt sucré. C'était impressionnant.
« Nous n'irons pas dans la forêt sucré, interdiction. Dit Rose, nous longeront le ruisseau, il nous mènera au prochain Royaume.
Et c'est où ? Demandai-je.
À Fenntrich.
C'est loin ?
À quelques kilomètres, nous y arriverons demain dans la matinée. »
Tout à coup, j'entendis un hurlement. Cela provenait de la forêt sucré, je décidais d'aller voir. Le cri était aigu, ça ne pouvait être qu'une fille. Luna galopa aussi vite qu'elle le pouvait. J'entendais Rose me demander ce que je faisais jusqu'à ce qu'elle remarqua que je me dirigeais vers la forêt sucré.
« Tristan ! Reviens c'est dangereux là-bas ! »
Je ne l'écoutais pas, elle décida donc de me rejoindre. Je dépassai le pont et arrivai dans la forêt sucré. C'était magnifique, il neigeait du sucre glace ! D'énormes sucres d'orges étaient plantés là, il y avait aussi quelques fleurs sucrées, celles que l'on utilise pour décorer les gâteaux, qui poussaient dans la terre. Je vis arriver Rose en colère, elle avait l'air furieuse.
« ça ne va pas de t'en aller comme ça ! On avait dit de ne pas aller dans cette forêt !
Il y a quelqu'un qui est en danger, il faut l'aider ! »
J'entendis encore des cris, j'étais de plus en plus près. Je descendis de Luna et courus là où j'entendais les cris. Ce n'étais pas facile de courir dans le sucre glace, je tombai souvent et essayai de me dépêcher. Je vis au bout d'un moment une fillette de onze ans qui essayait d'échapper à plusieurs corbeaux qui étaient en train de lui faire du mal. Elle mettait ses mains devant son visage pour ne pas qu'ils la blessent.
« Aidez-moi ! Cria-t-elle.
J'arrive ! »
Je courus vers elle avec mon épée et trancha un des corbeaux en deux, les autres s'en allèrent avant même que je puisse les tuer. Le danger partit, la petite fille avait toujours ses mains devant ses yeux. Je vins vers elle doucement, quand je m'approchai de son visage elle écarta ses doigts pour m'apercevoir et sauta dans mes bras.
« Oh merci merci ! Vous m'avez sauvé mon héros ! »
J'arrivai à peine à respirer tellement elle me serrait le cou. Elle avait l'air très heureuse de me voir ! Elle me faisait penser à ma sœur.
« Calme toi tout va bien. Lui dis-je en l'écartant de moi, comment tu t'appelle ?
Juliette, Gardienne des animaux. Dit-elle fière, et toi ?
Je m'appelle Tristan. »
Je vis arriver Rose et Robin en vitesse. Luna galopait derrière eux avec Aelig sur son dos qui se tenait difficilement sur la selle. Rose vint à côté de nous et descendit de sa licorne, Robin, lui, restait sur le côté.
« Je te félicite Tristan ! Maintenant nous sommes perdus dans cette forêt ! Dit Rose énervée.
Je voulais simplement aider cette fille, elle avait besoin d'aide !
Ce n'est pas parce que tu es le guerrier que tu dois forcément jouer les héros ! Tu n'es pas là pour ça !
Le guerrier ?! Celui dont parle la prophétie ?! Dit Juliette émerveillée, je suis honorée de vous rencontrer. »
Elle me fit une révérence gracieuse et me sourit. Juliette était très mignonne, ses cheveux bruns lisses et longs retombaient sur ses épaules, elle était de petite taille et était habillée d'un pantalon noir serré, d'un pull en laine et d'une grande cape à capuche. Ses yeux étaient verts et elle avait des bottes.
« J'ai vu des oiseaux volés en vitesse vers le sud de la forêt, que s'est-il passé ? Dit Rose en se tournant vers Juliette.
J'étais venu ici parce que j'avais entendu dire qu'il existait des remèdes très intéressants dans cette forêt. Je suis donc venu là et des corbeaux ont commencé à m'attaquer, j'ai essayé de me défendre mais ils me faisaient mal ! Alors j'ai crier pour que quelqu'un m'entende et vienne m'aider. En tout cas je ne savais pas que j'allais être sauvée par LE guerrier !
Les corbeaux n'attaquent pas les humains habituellement. Dis-je.
Oui, c'est sûrement les serviteurs de la sorcière qui habite ici. Dit Rose, Elle sait que nous sommes là, sans aucun doute, il va falloir faire attention ! Nous allons essayer de sortir de cette forêt pour arriver à temps à Fenntrich.
Vous allez à Fenntrich ? J'habite là-bas ! Si vous voulez je peux vous y emmener mais il faudra d'abord que l'on trouve les remèdes que je cherche.
Bon d'accord, tu viens avec nous mais il va falloir se dépêcher ! Dit Rose.
Youpi ! »
Rose monta sur sa licorne et rejoignit Robin qui aida Juliette à monter sur la sienne. Je rejoignis Aelig sur Luna et nous partîmes dans la forêt de la sorcière.
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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Dim 18 Jan - 16:26

Chapitre 7

Nous avancions lentement mais sûrement dans cette forêt incroyable. Nous n'avions rencontrés personne à pars Juliette. Elle était heureuse d'être avec nous et n'arrêtait pas de bavarder, cela embêtait beaucoup Robin qui n'en pouvait plus.
« Et quand je lui ai dit d'arrêter de tuer ces pauvres bêtes innocentes il m'a dit qu'il me chasserait à mon tour ! Vous vous rendez compte qu'il voulait me tuer lorsque je me transformerait en animal !
Il t'arrive des fois de la boucler ?! Dit Robin énervé.
Oui, parfois.
Alors ferme-là !
Calme-toi Robin. » Dit Rose.
Je vis un corbeau se poser sur un sucre d'orge; ses yeux étaient rouges sang. Il nous regardait de près, chaque fait et geste que nous faisions. Je m'avançai vers Rose et lui dit discrètement qu'un corbeau nous surveillait. Je ne lui montrai pas du doigt pour éviter qu'il se doute de quelque chose.
« A quoi ressemble ton remède ? Demanda Robin.
C'est plutôt un coulis de framboise, normalement ça se mange en dégustation mais dans cette forêt il existe une cascade de ce coulis magique. C'est un très bon remède !
Il faut se dépêcher alors, parce que nous sommes repérés. » Dit Rose en chuchotant.
Plusieurs corbeaux étaient désormais perchés sur le sucre d'orge. Ils nous regardaient tous de la même façon. Nous passions à côté d'eux quand le sucre d'orge commença à tomber. Il allait écraser Robin et Juliette mais il tira sur les rennes de sa licorne pour l'éviter. Quand le sucre d'orge tomba, il nous éclaboussa de sucre glace. J'étais tout collant ainsi que Rose. Aelig, lui, était tout joyeux et se léchait les mains pleines de sucres. Les corbeaux volaient juste au-dessus et ils foncèrent sur nous.
« Courez ! » Cria Rose.
Nos licornes galopèrent très vite, Robin fit sauter la sienne par dessus le sucre d'orge qui était tombé. Nous étions poursuivis par une horde de corbeaux carnivores. Nous ne savions pas du tout où nous allions, les corbeaux allaient très vite et nous, nous suivions Rose qui nous emmenait je ne sais où. Nous arrivâmes devant un grand pont qui n'était pas du tout fait de bonbon ni le gigantesque château qui se tenait de l'autre côté de ce pont.
« qu'est-ce qu'on fait Rose ?! Demanda Robin.
On rentre dans le château, vite ! »
Nous arrivions très vite dans le château grâce à nos licornes puis nous refermâmes les portes. Nous entendions les corbeaux s'écraser sur les portes immenses que nous venions de fermer. Tout le monde allait bien et les licornes étaient très fatiguées après avoir galopées.
Nous étions arrivés dans un grand hall. On voyait de grands escaliers qui menaient à l'étage, des tapis rouges par terre mais aussi sur les escaliers et des lustres au plafond. C'était comme si je me retrouvais dans le château d'une princesse.
Il arriva, doucement d'un coin sombre, un chat noir. Il avait les yeux vairons, son œil gauche vert et l'autre bleu. Il s'est avancé dans la lumière et s'est assis. Il nous regardait comme si il nous attendait. Juliette vit le chat et vint vers lui.
« Coucou petit chat ! »Dit-elle en souriant.
Elle se transforma en chat gris et elle miaula comme si elle voulait communiquer avec lui. Le chat noir se mit à cracher sur elle puis il courut à l'étage. Juliette le suivit à son tour.
« Attend Juliette revient c'est dangereux ! Dit Rose.
Il faut qu'on aille la chercher. Dis-je, il peut lui arriver quelque chose.
Allons-y. »
Nous avançâmes vers les escaliers quand soudain, une armée d'ogres arriva pour nous encercler. Nous étions piégés. L'un d'entre eux enferma Rose dans un grand sac, un autre attacha les mains et les pieds de Robin puis le porta comme un sac, les autres emmenèrent les licornes autre part, ils enchainèrent Aelig puis le chef vint vers moi et me donna un coup sur le crâne. Je perdis de suite connaissance.

Quand je fus réveillé, je me retrouvais agenouillé devant un trône, les mains enchainées ainsi que les pieds. Je vis Rose, Robin et Aelig dans la même situation que moi. Des ogres étaient placés devant les portes derrière nous et deux autres de chaque côté du trône.
J'entendis des bruits de pas et vis arriver une magnifique femme, grande, une belle longue robe rouge décoltée, un chignon décoiffé tenue seulement par deux baguettes; elle avait les yeux vairons, de la même façon que le chat; un beau collier muni d'une pierre verte qui ornait son cou et ses cheveux étaient de couleur rouge.
Elle était accompagnée de deux ogres dont l'un jeta à nos pieds Juliette couverte de griffures, de sang et qui ne bougeait plus. Je voyais bien qu'elle respirait toujours mais elle paraissait très faible. La femme se tourna vers nous et nous regarda avec un léger sourire.
« bienvenu dans mon Royaume ! Dit-elle en faisant des gestes avec ses mains, alors qu'avons nous là ? »
Elle s'avança vers nous et nous regarda un par un.
« Un korrigan peureux, deux fées inutiles, un guerrier qui ne sait même pas pourquoi il est ici et, J'allai oublié, une gardienne bien trop curieuse. Voilà une équipe qui n'accomplira jamais la prophétie ! Dites moi, que faisiez vous sur mon territoire ? »
La femme s'arrêta devant Rose et attendit. Rose ne dit rien. Après un moment de silence, elle fronça les sourcils.
« Garde. »
Un ogre vint vers Rose et lui donna un énorme coup de massue dans le ventre, Rose cracha du sang, elle était recroquevillée sur elle-même. La femme lui prit sa natte et la tira de haut pour lui parler face à face.
« Je pourrais te couper les ailes si tu ne réponds pas ! »
Elle la lâcha et Rose tomba. J'avais mal pour elle, mais Rose était courageuse et elle résistait. La femme claqua des doigts et deux ogres vinrent vers Rose.
« Nous nous sommes perdus. » Dis-je soudainement.
La femme arrêta les deux ogres d'un geste de main et vint vers moi.
« Tu défends ta petite fée, que c'est mignon ! Puisque c'est toi qui a toujours la force d'ouvrir la bouche c'est à toi que je poserais les questions. Dit-elle, gardes ! Emmenez les autres dans les cachots et veillez bien à ce qu'ils ne s'échappent pas.
Oui madame. »
Quatre gardes prirent mes amis et les emmenèrent, me laissant seul avec cette femme. Elle m'enleva mes chaînes et je me relevai.
« Si tu fais la moindre tentative pour t'enfuir ou de me tuer je te poursuivrais jusqu'à ce que je te tue de mes propres mains, compris ?
Oui.
Bien, suis moi nous allons discuter. »
Elle m'emmena dans une grande salle à manger où il y avait une cheminée allumée, des fauteuils rouges et de grandes fenêtres vitrées.
Elle s'assit sur un fauteuil et son chat vint s'asseoir sur ses genoux.
« Assis. »
Je m'assis sur un des fauteuils en face d'elle. Elle me regardait en caressant son chat qui ronronnait.
« Où sont mes amis ? Vous n'allez pas les tuer ?!
Si ils se tiennent tranquilles il ne leur arrivera rien. Dit-elle, Je ne t'ai pas gardé ici pour rien. je voudrais savoir si tu as déjà trouvé une pierre de lune ? »
Je n'osais pas répondre, elle m'intimidait, je devais trouver quelque chose pour m'enfuir au plus vite.
« Non, pas encore. »
Son chat me fusillait du regard. Il se doutait de quelque chose. Elle par contre, n'avait pas du tout remarqué que je lui avais menti. Elle devait sûrement se dire que j'étais incapable de trouver une pierre de lune.
La nuit commençait à tomber dans le ciel et la lune devenait de plus en plus apparente. Il fallait que je trouve un plan mais je n'avais aucune idée.
«Tu es bien inutile comme guerrier. Mon chère ennemi Mortroz à du se tromper ! Aucun humain de l'autre monde ne viendra détruire les forces du mal. »
Je vis alors le chat partir et revenir avec mon sac à dos que j'avais avant que je perde connaissance. Il devait savoir que la pierre de lune était à l'intérieur et il voulait le faire savoir à sa maîtresse.
« Qui êtes-vous ? Lui demandai-je pour la distraire.
Moi ? Personne ne t'as parlé de moi ? Dit-elle stupéfaite, je suis Yüna la plus puissante et la plus ancienne sorcière qui puisse exister dans ce monde. »
Elle continuait de parler d'elle sans que cela ne me préoccupe. Elle se leva et alla vers la cheminée. Elle me tournait le dos et je pus m'approcher du chat qui fouillait dans mon sac.
« Je contrôle le feu comme personne. »
Elle prit dans sa main une boule de feu qui était dans la cheminée. Je vis qu'à côté de son fauteuil se trouvait mes armes. Elle les avait gardé près d'elle. Je courus vers le fauteuil et pris mon bouclier et mon épée, je projetai le chat contre le canapé et attrapai mon sac. La sorcière se retourna et me lança la boule de feu qu'elle tenait dans sa main. J'eus juste le temps de me protéger avec mon bouclier.
« Je t'avais dit de ne pas me provoquer ! » Dit-elle en colère.
Je regardai discrètement ce qu'elle faisait et je vis ses yeux devenir rouges feu, elle avait levé ses mains en l'air et invoquait ses pouvoirs. Je courus vers la porte qui menait au hall d'entrée, heureusement il n'y avait aucun gardes. j'essayais de l'ouvrir, en vain. Je poussai la porte de toutes mes forces pour l'ouvrir, et, après avoir foncé dedans je réussi. Elle s'ouvrit et je pus sortir.
Je courus aussi vite que je le pouvais. J'entendais la sorcière derrière moi qui me suivait. Elle me lança des boules de feu géantes et je me protégeai avec mon bouclier. Elle était très puissante.
J'arrivai dans le hall d'entrée et ne la vis plus. Le silence envahit la pièce. Je savais que cela n'était pas bon, pas bon du tout. Puis, je fus propulsé contre le mur. J'avais lâché mon épée qui se trouvait désormais à l'autre bout de la pièce. Je rampais pour la récupérer mais la sorcière posa son pied sur mon dos et me bloqua par terre.
« le pauvre guerrier a été vaincu ! Quel dommage ! Je t'avais prévenu mais tu ne m'as pas écouté. Tant pis pour toi ! »
Elle s'accroupit près de moi et avec ses griffes de chat, me fit de grosses entailles dans le dos. J'ai hurlé de douleurs. Ce n'était pas des entailles comme les autres, elles me brûlaient comme si elle m'avait jeté un sort.
« Tu vas retrouver tes amis dans les cachots, en attendant je vais devoir trouver ce que je vais faire de vous. »
Elle s'en alla et deux ogres vinrent me porter pour m'emmener dans les cachots. Ils prirent mes armes avec eux. J'étais épuisé et mes yeux se fermèrent lentement.

Je me réveillai quand les ogres me jetèrent dans le cachot. J'entendis une voix qui venait de loin, ça devait être Rose. Je levai les yeux et la vis me regardant de l'autre côté des barreaux. Nous étions voisins de cellule.
Robin se trouvait en face de la mienne et Aelig en face de celle de Rose tandis que Juliette était mon autre voisine.
J'avais horriblement mal à la tête et mes blessures dans mon dos me faisaient souffrir.
« Qu'est-ce qu'elle t'as fait Tristan ? Demanda Rose inquiète.
Elle m'a posé des questions puis j'ai essayé de m'enfuir mais elle m'a rattrapé et m'a griffé dans le dos. »
Je vins difficilement vers elle et lui montrai mon dos ensanglanté. Elle eu un haut le cœur puis elle fit passer sa main à travers les barreaux et toucha mon dos. Je sursautai, le poison commençait à faire effet, il me brulait de l'intérieur, comme si un incendie avait apparut dans mon corps.
« je vais essayer de te soigner avec la poussière de fée, alors ne bouge surtout pas d'accord ? Me dit Rose calmement.
d'accord. »
Elle secoua ses ailes pour faire tomber de la poussière de fée. Il en tomba par terre et elle en pris dans sa main.
« Enlève ton T-shirt. »
J'enlevai mon T-shirt et elle déposa délicatement la poussière de fée sur mon dos. Cela me fis du bien.
« Merci »
Je remis mon T-shirt et essayai de me lever. Rose, elle, cacha le reste de poussière de fée dans le fond de la cage. Je regardais Juliette qui était toujours allongée inerte sur le sol. J'avais très peur pour elle.
« Qu'est-ce qu'on fait ? Demandai-je.
Pour l'instant, rien. Répondit-elle.
Il faut qu'on s'enfuie !
C'est trop dangereux, elle est bien trop puissante.
J'ai un plan. » Dis-je sûr de moi.
Elle me regarda stupéfaite, c'est vrai que mon plan était plutôt dangereux mais il fallait au moins l'essayer. Rose était épuisée, Robin fatigué, Juliette blessée, Aelig désespéré et moi, je voulais qu'on sorte d'ici. La suite risquait d'être impossible.
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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Mar 20 Jan - 19:43

Chapitre 8

Après avoir expliqué discrètement à tout le monde mon plan, nous nous mîmes à notre poste. J'avais réussi à trouver des battons et les avais donné à Aelig.
Il les prit et commença à taper sur les barreaux. Les deux ogres qui se trouvaient dans l'autre couloir vinrent nous voir.
« Qu'est-ce qui se passe ici ? C'est quoi tout ce boucan ?! » Dit l'un des ogres avec sa grosse voix.
Aelig s'amusait plutôt bien, il chantonnait une petite musique en rythme. Les ogres vinrent vers sa cellule et le regardèrent énervés.
« La la la laaaaaa ! Criait Aelig.
tu vas la fermer saleté de Korrigan !
Tu arrêtes ou sinon on t'emmène voir Yüna. »
Aelig faisait comme si il n'avait rien entendu, je voyais malgré tout qu'il commençait à avoir peur. L'ogre qui avait les clés, ouvrit sa cellule. ils n'eurent pas le temps de l'attraper, Aelig était passé sous leurs jambes. L'ogre fit tomber les clés et Aelig les attrapa. Il me les balança puis il partit chercher mes armes. Les ogres coururent vers lui, j'ouvris en vitesse ma cellule et les donnai à Rose. Aelig fit glisser mon épée sur le sol et il se défendit contre les ogres avec ses battons. Je pris vite mon arme et écorchai la jambe d'un des ogres. Il poussa un hurlement tellement fort que j'eus peur que la sorcière ne l'ai entendu. Rose était sortie de sa cellule et elle ouvrit celle de Robin qui prit son carquois. Il visa le deuxième ogre et tira en plein dans son œil gauche. Il hurla à son tour, les deux ogres étaient blessés mais il fallait faire vite car la sorcière pouvait arriver à tout moment. Rose avait ouvert la cellule de Juliette et elle lui appliqua en vitesse de la poussière de fée. Juliette se réveilla difficilement, elle n'arrivait pas à marcher.
« il faut qu'on aille chercher nos licornes ! Cria Rose dans tout ce vacarme.
J'y vais ! » Dit Robin.
Il porta Juliette et partit libérer les licornes. Nous, pendant ce temps, nous continuions de nous battre. l'un des ogres réussi à attraper Aelig. Il était fier de lui. Malheureusement Yüna avait entendu du bruit et elle avait envoyé d'autres ogres nous attaquer. Rose utilisa ses pouvoir en soufflant de toutes ses forces sur les ogres ce qui les déstabilisèrent. Grâce a elle, Aelig réussi à se libérer et nous partîmes vers Robin et Juliette.
Les ogres nous couraient après, ils n'étaient plus deux mais six. Nous vîmes au loin Robin avec les licornes. Il était sur sa licorne avec Juliette qui se tenait derrière lui.
« Vite Robin ils sont derrière nous ! » Cria Rose.
Je montais le plus vite possible sur Luna et donnai ma main a Aelig pour l'aider à monter. Rose monta sur la sienne et nous partîmes en galopant vers une sortie.
Nous en avions trouvé une pour sortir des cachots. Nous étions à présent dans la salle du trône et nos licornes galopaient vers le hall. Nous arrivâmes à l'entrée. Surprise : Yüna nous attendait.
« Vous pensiez vraiment que je ne vous avez pas entendus ? Dit-elle énervée, elle était tellement furieuse que ses cheveux avaient changé de couleur et étaient devenus noirs ainsi que ses yeux, Vous êtes des gamins ! Insouciants du danger et de mes pouvoirs. Je vais vous brûler un par un jusqu'à ce qu'il ne reste que des cendres ! »
Pendant qu'elle parlait, j'avais repéré un endroit où partir. J'avais regardé Rose et lui avais fait un signe. Quand Yüna eu fini son discours, Luna galopa vers elle et lui donna un coup de sabots sur la tête. Elle tomba par terre et ne bougea plus.
« Elle est morte ? Demanda Aelig.
Non. Elle est trop solide pour mourir bêtement comme ça ! Dit Rose, il faut vite que nous partions. »
Je regardais une dernière fois la sorcière. Je savais que j'allais la revoir; elle allait se venger. Nos licornes galopèrent vers la sortie puis nous sortîmes du château. Les ogres étaient derrière nous mais ils avaient arrêté de nous pourchasser. Ils nous regardaient partir. Ils devaient être perdus sans leur sorcière.
Tout ce qui venait de se passer m'avait fait comprendre que ma quête n'était pas aussi facile que je le pensais. Je savais à présent que nous allions encore avoir à faire à la violence, j'allais peut-être devoir tuer quelqu'un ! Notre quête ne faisait que commencer.

Le soleil s'était levé et nous avions retrouvé le ruisseau. Nous le longions pour arriver à Fenntrich. Tout le monde était fatigué; Juliette était complètement épuisée, ses vêtements étaient déchirés, elle avait enlevé sa cape et l'on pouvait voir ses entailles dans son dos. Aelig avait le poignet cassé à cause de l'ogre qui l'avait jeté par terre quand Rose l'avait libéré. Rose était seulement épuisée, elle avait utilisé ses pouvoirs bien trop longtemps et cela l’affaiblissait. Robin, lui, n'avait qu'une petite entaille sur sa joue et moi, mon T-shirt était un peu brûlé, j'avais des cicatrices dans le dos et des courbatures. Il fallait que nous trouvions un endroit pour nous reposer.
Personne ne parlait, nous avions été choqué par la violence et la cruauté de Yüna. Mais tout n'était pas fini.
Je me retournai et vis au loin dans le ciel un nuage gris tourbillonnant au dessus du château. Quelques corbeaux volaient à côté. La sorcière s'était sûrement réveillée. Elle était en colère sans aucun doute. Je savais qu'elle allait nous retrouver pour nous tuer.
« Nous sommes bientôt arrivés, il reste quinze kilomètres à peu près. » Dit Juliette.
Aelig dormait derrière moi, il ronflait un peu et je devais le relever de temps en temps pour ne pas qu'il tombe. J'avais très mal à la tête et mes yeux se fermaient.
Et si tout cela n'était qu'un rêve ? C'était la question que je me posais le plus souvent. Depuis tout petit on m'a raconté des histoires sur ces créatures puis plus je grandissais, plus je n'y croyais plus. Jusqu'au jour où je suis apparu dans ce monde. On se dit au début que ce n'est qu'un rêve, puis après on veut faire ce qu'on veut parce qu'après tout ça n'existe pas ? Mais ensuite on veut rentrer à la maison. On a peur, on ne sait pas où nous nous trouvons. C'est tout ce que je me suis dit. J'ai abandonné et j'ai continué. J'ai laissé faire les choses.
Nous avancions doucement jusqu'à ce que je vis, de l'autre côté du ruisseau dans la forêt, des feuilles bouger. Je ne vis pas ce que c'était mais on nous observait.
« Il faut se dépêcher, plus vite nous arriverons à Fenntrich, plus vite nous pourrons nous reposer. »
Leur dis-je.
Quelques temps après, nous y sommes arrivés. Fenntrich, le Royaume le plus commercial de leur monde. Quand nous sommes arrivés, c'était le marché. Il y avait pleins de stands remplis de vieilles choses, j'ai vu des statues représentant un renard blanc, d'autres stands vendaient de la nourriture et pleins de petites bricoles. Il y avait beaucoup de bruits et les vendeurs criaient pour se faire entendre.
« Nous irons après si vous voulez, mais avant il faut que je rentre voir ma grand-mère. » Dit Juliette.
Elle nous emmena plus loin vers les maisons; cela ressemblait beaucoup à des endroits d'Espagne; c'était très jolie.
Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes devant une maison plutôt jolie dans un coin de rue. Juliette emmena les licornes derrière la maison dans le jardin puis revint. Elle toqua et entra. La maison était très chaleureuse, nous étions entrés dans un couloir, la cuisine était à notre droite et le salon à gauche. J'avançai dans le salon et vis une vieille dame assise dans un fauteuil en caressant un chat. Juliette était venu vers elle et lui parlait.
« Je suis désolé d'être rentrée tard grand-mère. Je m'étais perdu et ces personnes m'ont aidé. Dit Juliette.
Ne t'en fait pas, tu es de retour et c'est le plus important.» Elle nous regarda. « merci d'avoir ramené ma petite fille. Elle est très fragile et elle peut se perdre très facilement.
Est-ce qu'ils peuvent rester ici quelques temps ? Demanda Juliette.
Mais bien sûr, ils sont les bienvenu chez moi ! Emmène-les dans les chambres.
Suivez-moi. » Dit Juliette en partant à l'étage.

Après nous avoir montré nos chambres, Juliette partit dans la cuisine aider sa grand-mère. Elle m'avait mis dans une chambre avec Robin. Quel bonheur ! Quand elle nous l'avait annoncé, Robin et moi nous étions regardés avec colère. Juliette ne savait pas que nous nous entendions pas très bien, Rose l'avait remarqué et avait dit à Juliette de lui montrer sa chambre pour nous laisser seul. Robin ne m'avait rien dit et s'était installé comme si de rien était.
Rose voulait qu'on aille le lendemain à la recherche de la seconde pierre de lune. Elle ne savait pas exactement où est-ce qu'elle était; moi je pouvais la trouver facilement avec la pierre magique d'Aelig. Je ne leur avais pas encore dit que j'avais cette pierre; tôt ou tard ils le découvriront.
Nous descendîmes dans la cuisine pour déjeuner. La grand-mère de Juliette, qui s'appelait Marguerite, nous avait préparé une spécialité de Fenntrich : une omelette d’œufs de dragons. Au début je ne voulais pas vraiment y goûter. Rose, elle, disait qu'elle avait toujours rêvé de manger des œufs de dragons. Aelig, lui, se régalait, il en redemandait deux fois. Moi, je regardais mon assiette avec dégoût. Mais bon, après tout il faut goûter ce qu'on ne connaît pas ! J'entendais dans ma tête ma mère me dire :
« Tu n'en as jamais mangé Tristan ! Goûte et tu verras si tu aime ou si tu n'aime pas. »
J'ai pris ma fourchette, j'ai coupé un morceau d'omelette et je l'ai avalé. C'était délicieux ! En fait, ça avait à peu près le même goût que des œufs de cannes, il y avait juste un petit arrière goût qui vous faisait frissonner sur place.
Je me suis régalé tout le long du repas, elle nous a proposé une tarte faite maison et pleins de délicieuses friandises. J'étais rassasié. Après le repas, j'ai aidé Marguerite a débarrasser la table.
« Vous voulez que je vous aide à faire la vaisselle ? Demandai-je.
Je ne fais pas la vaisselle. Regarde. »
Elle sortit de sa poche une baguette magique et la pointa vers la vaisselle sale. Tout à coup l'éponge qui était dans l'évier commença à nettoyer les assiettes et les couverts.
« Et voilà. Dit-elle.
Vous faites de la magie ? Demandai-je.
Oui, tout à fait. Je suis une sorcière blanche. »
Elle sortit de la cuisine et partit dans le salon. Pendant ce temps l'éponge continuait son travail. Il y avait tellement de choses incroyables dans ce monde que cela me rendais stupéfait.
J'allai ensuite dans ma chambre et fis une longue sieste bien mérité.
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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Jeu 22 Jan - 19:59

Chapitre 9

Je courrais le plus vite possible et le plus loin possible de cette chose. Je ne savais pas exactement ce que c'était mais je savais qu'elle me voulait du mal. Elle voulait me faire souffrir. J'avais peur, tellement peur. Je ne la voyais pas, il faisait sombre là où j'étais mais plus je courrais et plus je pouvais voir cet horrible endroit. Les enfers, les ténèbres. Il y avait des mains qui attrapaient mes pieds pour me faire tomber. Il me criait aux oreilles. La chose me poursuivait toujours. Elle était de plus en plus près. Je regardai derrière moi, ce que je n'aurais pas dû faire. C'est là que je le vis. Cette chose : un démon. Il changeait de forme tout le temps. Là il avait pris la forme d'un minotaure. Grand et fort. Je n'avais pas vu la main qui m'avait attrapé le pied. Je tombai.
« Je vais te tuer jeune guerrier ! Pour avoir oser défier les ténèbres et ma puissance ! » Dit-il haut et fort.
Ces paroles avaient résonné et je les entendais se répéter dans ma tête. C'était horrible. Il avait dans sa main un couteau, il me regarda droit dans les yeux et me le planta dans le corps.

Je me réveillai en sursaut. Rose était assise sur mon lit l'air inquiète; elle me regardait et me tenait la main. J'ouvris difficilement les yeux. J'étais essoufflé et épuisé.
« Tristan ça va ? Me demanda Rose inquiète.
Oui un peu. Réussis-je à dire.
Tu gigotais dans ton sommeil; comme si quelque chose te faisait du mal. »
je me levai doucement sans lui répondre. Je ne voulais pas lui raconter le cauchemar que j'avais eu. Elle allait sûrement plus s'inquiéter.
« J'ai juste rêvé de ma famille; elle me manque beaucoup. Répondis-je.
Oui, ça doit être dur. »
Elle s'avança vers moi et me prit dans ses bras. Elle ne m'avait jamais fait de câlin avant; je pouvais sentir son parfum doux, toucher ses cheveux soyeux et ne penser à rien d'autre qu'elle contre moi. Peu après elle s'écarta de moi, me sourit puis elle s'en alla.
Je ressentis une douleur atroce vers mon cœur. Je soulevai mon T-shirt et vit du sang couler. Il venait d'une blessure qui n'était pas sensée être là. C'est là que je me suis souvenu du démon qui m'avait transpercé le corps. J'eus très peur, comment un démon peut-il venir me hanter ? Je n'ai pas dormi depuis … ! Depuis ? Depuis la forêt. La sorcière. La griffure dans mon dos. Mais Rose m'avait pourtant soigné ! J'enlevai complètement mon T-shirt et regardai mon dos dans le miroir. Je voyais très bien les grandes entailles des griffes de cette sorcière, elles avaient empiré. Elles étaient plus imposantes mais elles ne me faisaient pas souffrir. J'avais décidé de ne rien dire aux autres. C'était mon secret. Et cette fois-ci, ils n'allaient pas le découvrir. Pas même Aelig.

Je descendis dans le salon et vis Marguerite coudre et Juliette caresser un chat. J'avais changé de T-shirt et je m'étais mis un peu de poussière de fée sur ma blessure.
Il y avait beaucoup d'animaux dans cette maison. J'avais croisé au moins cinq chats différents, deux oiseaux, un perroquet et un singe. C'était une « maison zoo ». Je me suis avancé vers le chat que tenait Juliette et je le caressai. Il ronronnait gentiment et fermait les yeux.
« Lui c'est Félix, il adore les caresses ! Dit Juliette.
Il est mignon. Dis-je, tu as beaucoup d'animaux.
Ce sont tous des animaux de rues, elle les recueilles à la maison. Dit Marguerite, ils sont mignons mais il y en a tellement ici ! Elle en ramène toutes les semaines.
Ils sont malheureux à l'extérieur … Dit Juliette, Je suis la gardienne des animaux, ne dois-je pas les aider après tout ?
Oui mais nous n'avons pas assez de place ici et on en a déjà parlé Juliette.
Oui … »
Juliette avait l'air triste mais Marguerite avait raison, il y avait beaucoup trop d'animaux ici. Elle en avait déjà assez.
« Où sont Rose, Robin et Aelig ? Demandai-je.
Ils sont partis au marché de Fenntrich. Dit Marguerite, Rose voulait t'y emmener mais elle a préféré te laisser te reposer.
Je vais y aller quand même, merci.
Fait attention à toi, les gens là-bas sont très spéciaux. Dit Marguerite, Juliette, accompagne-le.
Avec plaisir ! »
Elle se leva et prit son petit sac qui était à côté du canapé. Elle me regarda et sourit. Juliette était toujours souriante, malgré tout ce qui nous était arrivé, elle réussissait à garder son sourire.
Nous sortîmes de la maison et partîmes au marché. Je remarquais que mon voyage à travers ce monde était plutôt plaisant ;à pars quelques mésaventures bien sûr; c'est comme si j'avais habité là-bas depuis longtemps alors que cela ne faisait que quelques jours.
Nous arrivâmes au marché quelques minutes plus tard, Juliette avait apporté un peu de confitures de fraises, des vêtements cousus et des remèdes comme monnaie d'échanges car dans ce monde il y a plusieurs façons d'acheter : on peut payer en pièces d'or, en feuilles d'or ou avec quelque chose d'utile comme les remèdes de sa grand-mère que les habitants aiment beaucoup.
Elle me donna quelques pièces d'or qu'elle avait sortit de son sac.
« Surtout, ne le dit pas à grand-mère ! Me dit-elle, elle déteste quand je gâche mes économies; prends, je te les offres; achète-toi ce que tu veux.
Je n'ai besoin de rien merci, et puis ce sont tes pièces !
Mais non ça me fait plaisir, allez ! C'est le marché le plus réputé du monde ! Tu vas sûrement trouver quelque chose d'intéressant. »
Elle me fit un clin d’œil et avança dans la foule. Elle m'avait donné dix pièces d'or. Je les rangeai dans ma poche et la suivis.
Il y avait toutes sortes de gens : des nains, des sorciers, des elfes, même les vendeurs étaient spéciaux ! Il y avait aussi des gens qui ressemblaient à des humains mais Juliette m'avait dit qu'ils étaient eux aussi spéciaux, ils pouvaient être des vampires, des loup-garous, des mutants ou des gardiens. Tous étaient différents, ils avaient chacun une personnalité propre à eux-même. Moi, j'étais juste un humain ayant pour seul défense une épée et un bouclier. Je me sentais tellement faible autour d'eux !
Bref, nous avancions lentement. Juliette s'est ensuite arrêtée à un stand qui vendait des fruits et légumes. La vendeuse était une vieille dame bossu, elle avait les cheveux gras fins, un bandeaux rouge qui entourait sa tête et cachait son œil droit, des dents en moins et des cicatrices sur ses mains.
« Bonjour ma p'tite ! Qu'est-ce que j'te vends ? Demanda la vendeuse.
J'aurais besoin d'une salade, d'un melon et de quelques abricots.
J'vous apporte ça tout d'suite ! »
La vendeuse prit un panier et le remplie de tout ce qu'avait dit Juliette.
« C'est qui le jeune homme avec toi ? J'lai jamais vu dans l'coin ! »
Juliette me regarda, réfléchit et dit :
« C'est mon cousin, il vient passer quelques jours ici. »
la vendeuse lui donna le sac et Juliette paya en lui donnant un pot de confiture. Elle me regardait du coin de l’œil ce qui me gênais. Elle avait un regard méfiant envers moi.
« Merci madame, au revoir.
au revoir ma p'tite ! »
Nous nous éloignions du stand de la dame et continuâmes notre route. Il y avait tellement de stands que je n'avais même pas le temps de tous les voir. J'avais vu un stand qui vendait de petits poignards, un stand qui vendait des statuettes, un autre des œufs de dragons et pleins d'autres encore.
Je continuais de suivre Juliette quand je vis un stand qui m'intéressa.
« Venez voir mes belles lampes magiques ! Vous rêvez d'avoir un génie qui exauce vos souhaits les plus profonds ? Alors n'hésitez pas à aller me voir ! »
Il y avait une foule de gens vers lui qui l'écoutait. Je m'avançai vers la foule et essayai de voir quelque chose. Le vendeur venait de prendre une lampe magique, comme celle du dessin animé Aladdin, et il la montra à tout ceux qui se trouvait au premier rang.
« Une lampe coûte mille pièce d'or, aucune marchandise comme échange, juste des pièces d'or MAIS, je vais offrir à quelqu'un dans cette foule, la lampe que je tiens dans ma main ! »
Il regarda chaque personne droit dans les yeux, les gens s'écartaient à son passage puis il arriva vers moi et s'arrêta.
« J'offre cette lampe au jeune homme devant moi ! »
Il me donna la lampe en me souriant. Tout le monde applaudit. J'étais plutôt content mais en même temps surpris. Pourquoi moi ? C'était assez bizarre qu'il m'est choisi.
« Et bien, merci. Lui dis-je.
tout le plaisir est pour moi mon garçon ! Pour réveiller le génie, il te suffit de frotter la lampe. » Dit-il.
il se retourna et revint dans son stand. Je m'en allai et vis Juliette courir vers moi, elle avait l'air très inquiète, sûrement parce que je l'avais laissé tomber.
« Mais où étais-tu ? Je t'ai cherché partout ! Je marchais et quand je me suis retournée tu n'étais plus là ! J'ai eu peur !
J'étais à un stand, je suis désolé.
Ma grand-mère m'aurait grondé si je ne t'avais pas retrouvé ! »
Elle versa une larme et me serra dans ses bras. Elle était de petite taille et me serrait fort. J'enveloppai mes bras autour d'elle et lui déposai un bisou sur son front. Juliette ressemblait beaucoup à ma sœur quand elle avait son âge. J'étais triste de lui avoir fait peur, le stand de ce monsieur m'avait beaucoup intrigué et je m'étais laissé aller.
« Ne t'inquiète pas, je vais bien, j'ai même gagné une lampe de génie. »
Elle leva la tête et fut émerveillée de voir cette lampe.
« Comment as-tu fait pour l'avoir ?
c'est le vendeur qui me la offerte.
La chance ! Ça coûte une fortune ce genre d'objet et c'est aussi très rare !
On continu ? Je ne pense pas que les stands se terminent maintenant.
Oh ça non ! On pourrait y passer tout l'après-midi !
Alors allons-y. »
Je la lâchai et nous continuâmes notre route. Cette fois-ci je regardais les gens pour éviter de perdre Juliette encore une fois. J'avais vu un homme encapuchonné, une femme avec un œil de verre, une petite fille toute pâle et pleins d'autres personnes.
Après un quart d'heures de marche environ, Juliette pris ma main et m'emmena vers une foule de spectateurs qui écoutaient un monsieur.
La foule était séparé par des barrières métalliques pour ne pas entrer dans le cercle où se trouvait deux gardes qui tenaient un ogre en chaîne.
« Mesdames et Messieurs ! Comme vous le savez tous, un ogre à pénétré dans notre château et a voulu tuer la princesse ! Cet ogre est condamné à mort ! Pour s’amuser un peu, des volontaires pourrons venir essayer de le tuer ! Mais attention ! Il n'y a aucune règle dans ce combat, vous pourriez mourir ! Alors, bonne chance à tous ! »
Je vis quelques hommes entrer dans l'arène et essayer de tuer cet ogre. L'ogre se défendait très bien, il propulsait les hommes si fort qu'ils n'osaient plus s'approcher. En regardant dans la foule, je vis Rose, Robin et Aelig qui regardaient le combat. Aelig se cachait derrière Rose tellement il avait peur, Rose, elle, parlait à Robin. Ils rigolaient bien tout les deux; ce qui me rendis jaloux.
« Regarde Tristan ! Il y a Rose et Robin là-bas ! Et Aelig qui se cache, Quel peureux celui-là ! Allons les rejoindre. »
Nous marchâmes jusqu'à Rose et Robin qui regardaient le combat toujours en discutant, ils ne nous avaient pas vu arriver. Juliette courut vers eux et leur parla, moi, je préférais arriver doucement. Robin écoutait Juliette tandis que Rose me remarqua et me sourit, je lui souris à mon tour.
J'arrivai vers eux et Rose me dit :
« ça va mieux depuis tout à l'heure ?
Oui, ça va.
Et après je n'ai plus vu Tristan ! Il avait disparu ! Racontait Juliette, heureusement que je suis revenu sur mes pas. J'ai aussi utilisé mes sens de chat pour le retrouver. Quand je l'ai aperçu il avait une lampe de génie, Quel chanceux !
Où l'as-tu eu ?! Demanda Rose stupéfaite.
Je l'ai gagné, le vendeur me l'a donné.
Et bien, si tu l'utilise je te conseille de bien choisir tes souhaits et surtout de bien les prononcer.
Ne t'inquiète pas, je ne sais pas si je vais l'utiliser.
Oh ! Ça serait dommage ! » S'exclama Juliette.
Je n'eus pas le temps de répondre, le présentateur du combat venait d'entrer dans le cercle et allait prononcer quelques mots.
« Bon ! Et bien je crois que personne n'a réussi à le tuer ! Je vous informe que celui qui gagne le combat, aura la chance d'obtenir une grosse somme de pièces d'or ! Alors, n'hésitez pas !
Pourquoi est-ce que Tristan ne rentrerait pas dans le cercle pour le tuer ? Il est le guerrier, en un seul coup il pourrait le tuer. Dit Robin avec un regard de défi.
Mais oui ! Allez Tristan vas-y ! Dit Juliette.
Tu n'y es pas obligé, Tristan, ce n'est qu'un combat. Me dit Rose.
Justement, si ce n'est qu'un combat, pourquoi ne pas le faire ? Après tout ce serait un bon entraînement contre les ogres. » Ajouta Robin avec un sourire innocent.
Il m'énervait, mes nerfs commençais à chauffer, je n'allais pas tarder à lui foutre un coup de poing dans la figure mais je savais que la seule chose qu'il voulait c'était ça, me provoquer pour que je m'énerve.
« D'accord ça me va, je suis le guerrier, rien ne peux m'arriver, pas vrai Robin ? » Lui dis-je en souriant.
Il fronça les sourcils en me regardant entrer dans le cercle. Toute la foule avait les yeux braqué sur moi. Je m'avançais avec seulement un poignard que venait de me passer Juliette. Le présentateur avait l'air surpris de voir un jeune garçon venir pour tuer l'ogre, il devait sûrement se dire que le combat allait être très intéressant. À ce moment là, quand je m'avançais, je me disais que je n'aurai pas du prendre sa provocation trop au sérieux, je stressais, comment allais-je m'en sortir ? Rose avait confiance en moi, Juliette me prenait pour son héros depuis la forêt sucré et Robin faisait tout pour prouver que je n'étais pas le guerrier. Moi, je n'avais pas DU TOUT confiance en mes capacités, Rose m'avait pourtant entraîné mais ce n'était pas pareil pour moi. Là, je me rendais directement à la mort. Un ogre ! Combattre un ogre, je l'avais déjà fait, ou plutôt essayé. Les ogres de la sorcière étaient très grands et très forts, bêtes mais forts. Je voyais tout ces gens impatients de me voir mourir. Ils voulaient du spectacle, du sang. De toute façon je n'avais pas le choix, je devais me battre : le tuer. Si j'étais le guerrier, j'avais une chance de gagner.
J'arrivai auprès du présentateur et il me regarda droit dans les yeux comme s'il voulait y voir de l'espoir.
« Et bien ! Regardez qui s'avance pour tuer l'ogre ! Un adolescent ! »
toute la foule se mit à rire, le présentateur les fit taire d'un geste de la main et il continua.
« tu sais que c'est dangereux ce que tu veux faire, n'est-ce pas ?
Oui.
Tu ne fais pas ça pour impressionner une jeune demoiselle, non ?
Non, je le fais pour moi.
Tu veux prouver ta force ? C'est un bon argument ! Il leva la tête et applaudit, dis moi mon garçon, quel est ton nom ?
Tristan. »
Il me regarda en souriant et s’adressa à la foule cette fois-ci.
« Mesdames et Messieurs ! Je vous présente Tristan qui va combattre l'ogre pour nous prouver sa force avec seulement un poignard ! Je sens que ça va être du spectacle mes amis ! On applaudit bien fort le jeune homme et que le combat commence ! »
Un gros « ding » retentit et la foule se mit à hurler et à applaudir. Le présentateur sortit du cercle et alla se mettre tout devant. Il parlait aux spectateurs à côté de lui en me regardant.
L'ogre tenait dans sa main gauche une énorme massue avec des pointes. Il lui manquait son œil gauche qui n'était même pas caché par un un bandeau; il avait beaucoup de cicatrices sur le corps et une énorme sur le visage. Il avait l'air très vieux ! Il était torse nu, avait les pieds nus et n'avait qu'un pantalon court déchiré.
Il me regardait droit dans les yeux avec une telle haine que je reculai d'un pas. Les gens attendaient qu'ont s'entretuent mais moi, je ne savais pas quoi faire à ce moment là, à part courir et lui transpercer le cœur, même si je savais que ça ne marcherait pas. Il était aussi grand que l'armoire où ma grand-mère range ses housses de couettes. Je savais qu'il m'attendait, il voulait que je fasse le premier pas pour qu'il me tranche la tête. Décidé, je courus vers lui comme je le voulais et passai entre ses jambes. Je n'avais pas besoin de me baisser, il était assez grand pour que je passe. Il avait essayer de m'écraser comme une crêpe avec sa massue, j'avais eu de la chance ! C'est là que le combat fut plus dynamique; il courus vers moi en levant sa massue puis je repassai sous ses jambes en me baissant cette fois-ci. Quand je suis passé sous lui, il m'a donné un coup de pied par derrière, ce qui m'a fait tomber par terre. Il se retourna, me prit dans sa main en me soulevant et m'écrasa dans sa main. Je ne pouvais plus respirer. Je n'entendais plus personne, juste des cris au loin. Un vent passa juste vers mes oreilles et j'entendis la voix de Rose; elle me parlait avec le vent grâce à ses pouvoirs.
« Bat-toi Tristan ! Tu peux le faire, j'ai confiance en toi. » m'avait-elle dit.
Ses paroles m'avaient remonté à bloc et j'ai pu récupérer mon poignard qui était planté dans l'index de l'ogre mais il n'avait rien sentit. Malgré le peu d'air qu'il me restais je réussi à transpercer son œil droit en visant maladroitement. Il hurla de douleur et me lâcha; je m'écrasai au sol et repris mon souffle. J'avais très mal au ventre et aux poumons. La foule criait et applaudissait; mais le combat n'était pas terminé. J'avais peut-être blessé l'ogre mais cela l'avait encore plus énervé. Il enleva le poignard et le lança par terre. Il était à présent aveugle et je savais qu'il allait me le faire payer. Son œil droit était en sang, c'était horrible. Il utilisa son odorat pour me trouver; comme pour les animaux. Je me relevai et récupérai mon poignard. Il courut vers moi en faisant trembler le sol. J'avais réussi à l'éviter de peu; il tourna plusieurs fois la tête et essaya d'écouter. Je ne savais plus quoi faire; ma jambe me faisait horriblement souffrir et j'étais essoufflé. Tout le monde attendait qu'il se passe quelque chose. Je fermai les yeux et pensai à un plan. J'ai serré le poignard qui étais dans ma main comme si j'avais peur de le laisser tomber puis j'ai couru vers l'ogre et je l'ai planté dans son mollet. L'ogre a hurlé de douleur et m'a propulsé plus loin au sol avec sa massue. Il y a eu un gros « Ouh » dans la foule. J'avais très mal. J'ai craché du sang par terre et je me suis vite relevé. J'étais en colère. En colère contre moi-même, parce que je n'étais pas capable de tuer un ogre aveugle, et contre lui parce qu'il m'avait fait souffrir mais en même temps, il y avait autre chose qui me faisait souffrir. Ma cicatrice dans le dos. Elle me brulait, je ne savais pas pourquoi. Je regardai l'ogre qui essayait de me sentir. Je courus de toutes mes forces et sautai le plus haut possible puis je m'accrochai aux épaules de l'ogre qui se débattit. J'ai failli tomber tellement il me secouait; je glissai le long de son dos puis je plantai le poignard juste à côté de sa colonne vertébral. Je me tenais à la manche pour ne pas tomber; l'ogre, lui, hurlait, il essayait de m'attraper. Il tomba a genoux, impossible pour lui de marcher, je réussi à descendre et décrochai le poignard de son dos puis je me mis en face de lui. Il savait que j'étais devant lui; il cracha à mes pieds.
« vas-y, tue-moi. » dit-il avec sa grosse voix.
La foule criait « coupe lui la tête ! », ils avaient tous le pouce baissé comme dans une arène de gladiateur. Le présentateur vint vers moi, me donna une épée et se remit à sa place. J'avais de la peine pour l'ogre mais il fallait le tuer, après tout, lui aussi avait essayer de me tuer ! Je tins l'épée avec mes deux mains, hésita puis trancha la tête de l'ogre qui retomba plus loin. La foule criait victoire et applaudissait. Le présentateur courut vers moi, pris ma main et leva mon bras en l'air.
« Mesdames et Messieurs ! Applaudissez bien fort le vainqueur Tristan ! ».
Couper la tête de quelqu'un, même si c'est un ogre, est une sensation bizarre. Je n'avais jamais tuer avant et je ne pensais pas que ça m'arriverais un jour. J'étais un peu bouleversé ce jour-là.
Le présentateur me lâcha et des gardes vinrent débarrasser le corps de l'ogre. La foule se dispersa et je rejoignis les autres. Juliette était contente, Rose par contre, voyait bien que je ne me sentais pas bien.
« ça va Tristan ? Me demanda-t-elle inquiète.
Oui ça va. »
Nous commencions à partir quand le présentateur vint me voir en courant.
« Tristan ! Attendez ! Tenez c'est pour vous ! »
Il me donna un bout de papier que je ne compris pas.
« C'est un reçu pour confirmer que vous êtes le propriétaire du coffre fort numéro quatre-vingt six, il renferme les un million de pièces d'or que vous avez gagné.
C'est beaucoup ! Dis-je.
C'est le Roi en personne qui vous l'offre.
Merci, alors.
Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, c'est le Roi. Dit-il, il vous invite à venir demain au palais, il veut vous rencontrer.
Je viendrais.
Et si vous voulez participer à la rénovation de l'arène, vous êtes le bienvenu ! Nous allons la rénover et prévoir des combats épiques contre les condamnés à mort !
Nous ne sommes pas ici pour ça, merci et bonne soirée. » Dit Rose qui commençait à s'impatienter.
Elle me prit par la main, ce qui me surpris, et marcha pour rentrer à la maison. Les autres nous suivirent; quand au présentateur, il s'en alla vexé.
Le soir allait arriver et Juliette nous avait prévenu en disant que c'était dangereux de se promener dehors la nuit. Nous marchâmes jusqu'à la maison en écoutant Juliette qui racontait l'exploit que j'avais accomplis.
Image d'un ogre :
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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Ven 23 Jan - 20:03

Chapitre 10

Quand nous sommes rentrés, Marguerite nous attendait pour manger. Il devait être sept heures du soir. Elle nous avait préparé du sanglier accompagné d'une salade de son jardin. Nous nous étions mis à table et nous dégustions le repas.
« Le marché vous a plus ? Demanda Marguerite.
Oui, c'est un marché incroyable ! Répondit Rose.
C'est vrai qu'il est plutôt intéressant. Dit Marguerite, et toi Tristan, ça t'as plus ?
Hum, oui. C'était plutôt bien.
Il a surtout tué un ogre ! Dit Juliette joyeusement. Tu sais l'article que l'on a lu dans le journal la dernière fois, l'ogre qui a voulu tuer la princesse, et bien c'est Tristan qui l'a tué.
Tu n'es pas blessé au moins ?
Non je vais bien. »
Le repas continua joyeusement; Juliette était heureuse et racontait le combat. J'étais plutôt plongé dans mes pensées après ce qui c'était passé au marché. Je ne dis rien pendant tout le dîner.

Après le repas, j'aidais Marguerite à débarrasser et vis pour la seconde fois les assiettes se nettoyer toutes seules. Je voulais parler avec elle, car l'argent que j'avais reçu n'allait me servir à rien. Je venais d'un autre monde, à quoi bon le garder ?
« Marguerite ? Dis-je timidement.
hum ?
Après avoir tué l'ogre, on m'a donné un papier disant que j'avais reçu un million de pièces d'or, le problème, c'est que tout cet argent ne me sert à rien comme je viens d'un autre monde. Alors j'ai pensé que je pourrais vous offrir mon argent.
C'est gentil à toi d'avoir pensé à nous Tristan. Mais c'est toi qui l'a tué, peut-être que pendant ton voyage à travers ce monde; tu auras besoin de quelques pièces d'or.
S'il vous plait, prenez-les. Vous en avez plus besoin que moi. »
Je sortis le papier que j'avais dans ma poche et lui donnai. Elle laissa tomber une larme et me prit dans ses bras.
« merci beaucoup, mon garçon. Tu es très généreux. Tu sais après la mort des parents de Juliette j'ai dû m'occuper d'elle, c'était très difficile mais grâce à toi ça va changer.
Ses parents sont morts ?!
Oui, ils ont été tués par des Gnolls. Ils habitaient dans un petit village pas très loin mais il a été envahit. Juliette n'est pas morte car grâce à son pouvoir, elle s'est transformée en chat et elle a pu s'enfuir sans attirer l'attention. Ses parents, eux, ont essayé d'arranger les choses mais ils sont morts … C'était quand les ténèbres ont commencé à envahir nos Royaumes, la prophétie a été révélé peu après ça.
Elle n'a pas l'air de souffrir pourtant.
Elle a toujours été comme ça, Juliette est très douée pour cacher ce qu'elle ressent réellement. »
C'est vrai que Juliette a toujours été discrète. Depuis le début elle me souriait, elle rigolait et elle paraissait heureuse malgré les périodes sombres de ce monde.
« Vas te coucher Tristan, tu dois être fatigué. Je vais terminer de ranger seule.
Bonne nuit Marguerite.
Bonne nuit mon garçon. »
Je montai dans ma chambre et entrai. Je vis Rose et Juliette assises sur mon lit en train de discuter avec Robin et Aelig qui dormait sur le fauteuil près de la fenêtre. Ils me regardèrent et Rose m'invita à m'asseoir. Je m'assis sur le lit de Robin et écouta.
« Nous discutions à propos du programme de demain. Dit Rose, nous allons commencer les recherches pour la pierre de lune.
N'oubliez pas que je dois aller au palais demain, le Roi veut me voir. Dis-je.
J'avais complètement oublié ! Qu'est-ce qu'il te veut ce Roi ?! On a d'autres choses plus importantes que de venir le voir ! Dit Rose en colère.
Ne dit pas ça ! S'exclama Juliette, le Roi de Fenntrich est très gentil et sa fille Sofia est sublime !
Oui mais nous on a une pierre de lune à trouver, en plus des sept autres.
Bon, j'irais au palais demain matin et l'après-midi nous commencerons les recherches. Dis-je en coupant leur dispute, ça vous va ? »
Tout le monde confirma le programme et les filles s'en allèrent dans leur chambre. Robin se coucha rapidement tandis que je regardais les étoiles par la fenêtre. Je m'endormis rapidement en pensant à la journée chargée de demain.

J'avais à peine dormi cette nuit-là. La peur de me retrouver dans cet horrible cauchemar et de revoir ce démon me terrifiais.
Je descendis très tôt ce matin, Marguerite était déjà levée et elle était en train de lire le journal. Je me suis assis et je me suis servis des œufs brouillés. Je voyais sur la couverture du journal, la tête de l'ogre que j'avais tué la veille. Moi qui devais me faire discret je m'étais plutôt attiré les journalistes de ce monde. Il y avait écrit en gros titre : « Qui est-il ? »
Je déjeunai rapidement en silence, laissant Marguerite lire tranquillement, puis je montai me préparer pour la rencontre avec le Roi. Je m'habillai comme d'habitude - Marguerite nous avait nettoyé nos vêtements - puis je redescendis dans le salon. Je m'assis sur le canapé et regardai la grande horloge qui indiquait sept heures et demie. Il était trop tôt pour aller au palais. Les autres dormaient encore, tandis que Marguerite, lisait toujours son journal. Un des chats de la maison vint s'asseoir sur moi, je le caressai et il ronronna.

Un peu plus tard dans la mâtiné les filles se levèrent. Rose était déjà habillée ainsi que Juliette puis elles partirent déjeuner. Juliette avait prévu de m'accompagner au palais car je ne savais pas du tout où il se situait malgré son architecture imposante que je pouvais voir de loin. Nous sortîmes de la maison et partîmes vers le palais. Pour y aller il fallait monter plus de 500 marches. Il y avait quelques gardes à droite et à gauche et des mendiants qui demandaient de l'argent. Nous sommes arrivés là-haut une demi-heure plus tard. J'étais épuisé et fatigué d'avoir tout monté. J'allais devoir tout redescendre, quel torture !
Deux gigantesques portes fermaient l'entrée du palais qui était entourée d'un grand mur de pierre. Deux gardes attendaient devant, ils étaient habillés tout en noir, ils avaient des épées et un casque. Je m'avançai pour entrer mais les gardes me poussèrent.
« Personne n'entre sans y être autorisée. Dit celui de gauche.
Nous avons été invité par le Roi. Dis-je.
Vous êtes le tueur d'ogres ? Demanda le garde de droite.
Oui.
Attendez une minute je vais appeler Charles. »
Il partit et revint peu après avec le présentateur du combat d'hier. Quand il me vit, il avait l'air heureux.
« Oui c'est bien lui ! Faites le entrer ! » Dit Charles.
Les gardes ouvrirent les portes et nous laissèrent entrer. Derrière les portes se trouvait un magnifique jardin. Il y avait des plantes partout. Des roses, des tulipes, des cosmos, des pensées; toutes de couleurs différentes. On se croyait au paradis ! Le palais lui, était gigantesque de près, il y avait deux grandes tours, et deux autres grandes portes d'entrées où se trouvaient deux autres gardes. Avec Juliette nous suivions Charles qui nous emmenait à l'intérieur. Elle était fascinée par la beauté de l'endroit. Elle n'était donc jamais venu ici auparavant.
Nous entrâmes dans le palais. L'intérieur était somptueux. Il y avait deux grands escaliers dans le hall pour accéder à l'étage, quelques fauteuils se trouvaient là et je vis aussi une petite fontaine au centre. Il y avait aussi beaucoup de fenêtres pour faire entrer la lumière. C'était magique.
Charles nous emmena derrière le palais à l'extérieur, sur une terrasse. Il y avait un petit canapé où était assis le Roi. Il était un peu enveloppé, il avait une grande moustache mais pas de barbe, il était grand et ses yeux étaient de couleurs gris. Il était très bien habillé et il était entouré de jeunes filles.
« Excusez moi de vous déranger mon Roi mais votre invité est arrivé. » Dit Charles.
Le Roi se leva et dit aux jeunes filles de partir. Il s'avança vers moi et me serra la main.
« Bonjour mon garçon ! Bienvenue dans ma demeure !
Bonjour heu … mon Roi. Dis-je.
Venez vous asseoir nous allons discuter. »
Je m'assis sur le canapé en face du Roi et Juliette vint me rejoindre. Le Roi s'était assit et commençait à manger ce qu'il y avait sur la petite table devant nous. Charles, lui, repartit là où il était; il y eu un court silence pendant que le Roi mangeait puis il me regarda sérieusement.
« Quand on m'a dit qu'un jeune adolescent avait tué l'ogre, je n'y ai pas cru tout de suite. Je pensais qu'on me faisait une blague ! Quel ironie ! Dit-il en rigolant puis reprenant son sérieux, puis un garde est venu m'apporter la tête de l'ogre que tu as décapité. C'est là que j'y ai cru. »
Il me regardait droit dans les yeux avec tout son sérieux puis il a appelé un serviteur qui lui a apporté trois verres de jus de mangue. Il m'en a passé un ainsi qu'à Juliette et il a gardé le dernier.
« Je ne sais pas comment tu as pu tuer cet ogre mais je t'en remercie. J'aurais aimé pouvoir voir ce combat. Dit-il, j'aimerais savoir, d'où viens-tu ? »
Je ne savais pas trop quoi répondre, devais-je me faire discret et mentir ou dire la vérité ? Je regardais Juliette puis elle intervint.
« C'est le guerrier. Dit-elle.
LE guerrier ? Demanda t-il surpris.
Oui c'est moi, je m'appelle Tristan.
Quel surprise ! Je me doutais bien que tu étais spécial. J'avais entendu des rumeurs à propos de toi mais je ne savais pas que tu étais là.
Il faut que je sois discret justement. Lui dis-je.
Oui ne vous inquiétez pas pour ça.
Merci.
Je vais vous faire visiter mon palais, tu as dû faire un très long voyage pour venir jusqu'ici, où es-tu arrivé ? Me demanda t-il.
Je suis arrivé au Royaume des fées de l'air.
Ah ! Mon cher ami Itaque ! Les temps sont durs, on ne se voit plus. Bon assez parlé de moi, parlez moi de vous. »
Pendant la visite du palais je lui racontais notre aventure. Je lui racontais notre rencontre avec la sorcière Yüna, avec le Roi des nains, le long chemin parcouru jusqu'à notre arrivé ici. Il me félicita plusieurs fois. Il nous proposa de visiter le palais et nous le suivîmes.
Après avoir fait le tour du palais nous étions arrivés dans le hall où se trouvait les escaliers. Une belle jeune fille descendit nous rejoindre, elle avait les cheveux blonds lisses, des yeux d'un bleus magnifique, une couronne sur la tête, une robe blanche et des souliers roses pâle.
« Sofia, je te présente le guerrier Tristan.
Bonjour princesse. Dis-je en souriant timidement.
Mon sauveur ! » Dit-elle.
Elle sauta dans mes bras et me couvrit de baisers. Juliette rit discrètement; ça l'a faisait rire de me voir comme ça. Je devais être tout rouge.
Le reste de la mâtiné se passa tranquillement au palais. Je ne voyais pas le temps passer, je m'amusais bien avec Sofia. Le roi nous avait invité à rester manger et nous avions accepté. Je savais que Rose n'allait pas être très contente mais je ne pouvais pas refuser, il y avait tellement de nourriture délicieuse !
Après le repas je dis au roi que nous devions chercher la prochaine pierre de lune. Je lui ai posé quelques questions pour savoir où se trouvait la leur mais il m'a dit qu'il ne l'avait jamais vu et qu'il n'y avait jamais pensé; pour lui, ce n'était qu'une légende. Quand nous partîmes Sofia m'embrassa sur la joue; elle était très contente que je sois venu. Ça me gênais un peu car je m'étais rapproché de Rose et si je commençais à aller vers Sofia elle allait être jalouse. Nous sommes ensuite sortis du palais et avons descendu ces 500 marches pour retrouver Rose, Robin et Aelig.

Nous sommes rentrés à la maison quarante cinq minutes plus tard. Rose était furieuse quand je lui ai appris que nous avions mangé là-bas.
« Tu n'as pas oublié le but de notre voyage j'espère ? Il est presque trois heures de l'après-midi ! Me dit-elle en colère.
Je sais je n'aurais pas dû manger là-bas mais j'avais tellement de questions à lui poser ! Au moins je sais qu'il n'a jamais vu la pierre de lune de son Royaume.
Oh ! Bravo ! Ça nous avance beaucoup dans nos recherches ! Dit-elle encore plus énervé.
On a tout l'après-midi pour chercher. Arrête de dire qu'on a perdu du temps pour rien ! Dis-je en colère à mon tour.
Mais ON a perdu du temps pour rien ! Juste parce que Monsieur le guerrier avait rendez-vous avec le roi !
Bon ça suffit tous les deux ! Arrêtez de vous disputer ça ne sert à rien. Dit Marguerite, vous avez encore un peu de temps pour trouver la pierre de lune, ne t'en fait pas Rose. »
Rose me lança un regard noir et partit prendre ses affaires. Robin avait l'air furieux lui aussi, ça l'arrangeait beaucoup notre dispute. Aelig, lui, était déjà prêt. Il avait préparé mon sac et le portait.
« J'ai mis la pierre magique dans mon sac. Dit-il fier de lui.
Merci, toi au moins tu n'es pas fâché contre moi.
Bien sûr que non ! Et puis avec le cadeau que je vous ai offert, aucun doute sur le fait que nous trouverons la pierre aussi vite qu'il ne le faut ! »
Quand tout le monde fut prêt nous sortîmes de la maison. Rose avait prévu de chercher au marché, Juliette et Robin vers le palais et Aelig et moi dans les ruelles du Royaume. J'avoue que chercher dans les ruelles allaient être très compliqué. Le Royaume était très grand, comment trouver une pierre dans tout ça ?


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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Sam 24 Jan - 21:00

Chapitre 11

Nous cherchions la pierre depuis une heure déjà. Nous n'avions rien trouvé. La pierre magique d'Aelig ne brillait même pas; où était-elle ?
Nous nous étions arrêtés sur une place où se trouvait une fontaine et pleins de petits bistrots. J'étais assis à une table, j'avais commandé un jus de pamplemousse – c'était une recette mystère sensé redonner de l'énergie – Aelig, lui, était dans la fontaine en train de se rafraîchir. Il essayait de faire peur aux oiseaux qui étaient en train de boire l'eau de la fontaine. J'avais aussi pris un parchemin du plan de Fenntrich pour essayer de voir où est-ce que la pierre pouvait être. Le Royaume était immense; il y avait la ville la où nous sommes actuellement, les prairies voisines, quelques villages et une immense forêt. Je sortis de mon sac la pierre magique d'Aelig. Elle ne brillait toujours pas, même après avoir fait le tour de toutes les ruelles de Fenntrich. Je ne savais pas quoi faire, j'étais épuisé, je n'avais aucune idée de l'endroit où pouvait être la pierre de lune. Je tins ma tête entre les mains et fermai les yeux pour ne penser à rien d'autre qu'à ma vrai maison, ma vrai famille et mon vrai monde. Là où je pouvais rester dans mon lit à ne rien faire comme n'importe quel ado. Ici je devais chercher des pierres; si ma mère me voyait elle rigolerait. Elle qui me voit comme un faignant. Je ne vis pas Aelig s'approcher de moi. Il me tapota le bras et je le regardai.
« ça va maître ? Me demanda-t-il.
Oui oui ça va. Dis-je, et Appelle moi Tristan Aelig, je ne suis pas ton maître. Tu es libre, comme tout le monde.
Savez-vous dans quelle direction aller ?
Non. Je cherche depuis un moment déjà mais je ne sais pas où est-ce qu'elle pourrait être.
C'était pareil pour la première pierre de lune. Vous ne saviez pas. Mais la pierre vous a montré le chemin. Nous l'avons trouvé dans la forêt. Alors peut-être que celle de Fenntrich est aussi dans la forêt.
Oui ça se pourrait. La forêt est bien trop loin pour que la pierre ne brille. Viens nous partons de suite ! »
Je partis à la maison chercher Luna et mes armes puis elle nous emmena dans la forêt de Fenntrich. D'après le parchemin cette forêt avait été le lieu de plusieurs grands magiciens, de sorcières, de mages pour leurs incantions et leurs sortilèges. Il disait aussi qu'un grand oiseau de feu, le phénix, vivait à présent dans la forêt et qu'il était le voleur de beaucoup de pierres précieuses des habitants. Une pierre de lune c'est comme une pierre précieuse non ? Alors je savais ce que je devais chercher : le nid du phénix.

Dans la forêt, je marchais à côté de Luna. Aelig, lui, commençait à s'endormir sur son dos. Je tenais la pierre magique dans ma main, elle brillait mais très peu. Nous marchions dans la forêt en essayant de faire le moins de bruits possible. J'entendais des oiseaux chanter, je voyais des insectes voler et pleins d'autres animaux se manifester. Aelig se réveilla et bailla longuement ce qui me fis bailler à mon tour.
« Nous allons faire le tour de la forêt ? Parce que je peux vous dire qu'elle est immense !
Je pense que nous approchons du but. Tient. »
je lui donnai la pierre magique et il la regarda émerveillé.
« Mais ! Elle brille !
Oui et je préfère trouver la pierre aujourd'hui comme ça nous pourrons partir de cette forêt au plus vite. »
Aelig garda la pierre avec lui et continua de la regarder pour voir si sa brillance augmentait. Nous marchions depuis plus d'une heure quand Luna s'arrêta et commença à paniquer. Elle sentait une présence et elle hennissait.
« Du calme Luna, qu'est-ce qu'il y a ? » dis-je.
J'entendis des feuilles bougées dans les arbres. Eux-mêmes bougeaient. Aelig se retourna et je vis sortir des arbres le phénix qui plongea vers Aelig.
« Aelig baisse-toi ! » Criai-je.
Il n'eut pas le temps de sauter de Luna que le phénix l'attrapa par les épaules avec ses griffes pour l'emmener avec lui. Aelig hurlait, criait, il avait peur. Je pris mon épée et courus vers le phénix mais il était trop tard. Il était déjà loin. Je pouvais encore apercevoir Aelig se débattre et crier. Je courus vers Luna, montai sur elle et elle galopa de toute ses forces pour suivre le phénix. Il fallait absolument que je le retrouve.

Luna galopait très vite, elle savait que si elle abandonnait, nous n'aurions aucune chance de retrouver Aelig. Je pouvais très bien voir le phénix au dessus des arbres qui le tenait entre ses griffes. Il s'enfonçait de plus en plus dans la forêt. Comment allions-nous retrouver Fenntrich ? De toutes façons ce n'était pas ma priorité, il fallait d'abord récupérer Aelig.
Au bout d'un certain temps, nous arrivâmes vers un pont en pierre qui nous emmenait vers un château abandonné. Ce château tombait en ruine et était très sombre. Luna s'arrêta près du pont et je vis le phénix se poser sur une des tours. Je descendis de luna, pris mon épée et mon bouclier et partis chercher Aelig. Pour arriver là-haut je devais monter des escaliers, sauter quand il y avait un pont détruit et escalader quelques murets.
Je suis arrivé peu après devant la porte en bois qui menait en haut de la tour. Je tournai la poignée de la porte mais elle ne s'ouvrit pas. Je donnai des coups de pieds puis avec mon bouclier je fonçai dans la porte et elle se brisa en plusieurs morceaux. Je montai les marches aussi vite que possible et j'arrivai en haut. Ça ressemblait à un vieux grenier; il y avait des toiles d'araignées un peu partout, un gros trou dans le toit et un énorme nid de phénix juste en dessous. La lumière sortant du trou éclairait parfaitement la pièce. Je vis Aelig caché derrière un vieux fauteuil déchiré. Il tremblait de partout et ne semblait pas m'avoir vu entrer. Le phénix était partit; je courus rejoindre Aelig pour voir si il n'avait pas de blessure.
« Aelig ! Ça va tu n'as rien ? » Lui dis-je.
Avant qu'il n'ai pus dire quoi que ce soit je vis d'horribles tâches de sang sur ses vêtements au niveau des épaules. À cause des griffes du phénix, il avait été gravement écorché.
« Le phénix va revenir jeune guerrier ! Faites attention ! Me dit-il en chuchotant.
mais il faut que je récupère la pierre de lune, tu sais où elle est ?
La pierre est dans le nid, je n'ai pas osé la prendre de peur que le phénix ne me voit !
Je vais aller la chercher, reste ici ! »
Je laissai mes armes près de Aelig et partis doucement vers le nid. Quand je fus arrivé je regardai dans le nid et vis des milliers de pierres précieuses. Parmi elles se trouvait la pierre de lune que je cherchais. J'entrai dans le nid et la pris mais avant même de pouvoir retourner vers Aelig, le phénix revint et fonça vers moi. Je n'eus pas le temps de partir que le phénix m'attrapa par les épaules et vola haut dans le ciel. Ses griffes me faisaient horriblement souffrir. Je vis d'en haut, Luna qui venait de me remarquer et qui commença à suivre le phénix.
Je ne savais absolument pas où est-ce qu'il m'emmenait, mais ce n'était pas là ma priorité, ce que je voulais c'est qu'il me lâche. Je lui avais peut-être volé la pierre de lune mais j'en avais besoin. Je gesticulais pour que ses griffes me lâchent mais elles se serraient de plus en plus. Il passa entre les branches des arbres; je m'en pris en pleine figure. Je cachai mon visage avec mes mains pour ne pas que les branches ne me fassent mal. Luna se trouvait toujours en bas et elle galopait toujours à la même vitesse. Elle ne montrait aucun signe de fatigue. Je vis apparaître Aelig sur le dos de Luna puis il commença à lancer des pierres. Comment avait-il pu arriver sur son dos ? Pouvait-il se téléporter ?
Il réussi à abattre le phénix qui tomba, assommé par terre. Je me suis retrouvé allongé sous lui et il ne bougeait plus. Luna déplaça le phénix de mon corps et Aelig m'aida à m'asseoir.
« Comment allez-vous Tristan ? Me demanda-t-il.
ça peut aller. Merci de m'avoir sauvé.
Si je pouvais vous aider tous les jours je le ferais ! Dit Aelig fier de lui.
Comment as-tu fait pour te retrouver sur le dos de Luna ?
J'ai appris à me téléporter. Ça faisait un moment que je ne l'avais pas fait. Cela demande beaucoup de concentration !
Je te découvre encore plus chaque jours et je me rends compte que j'ai bien fait de te laisser une chance. Dis-je.
Aelig n'est qu'heureux de faire cette aventure avec vous Tristan !
Bon, il va falloir retourner chercher mes armes là où je les ai laissé, ensuite nous irons retrouver les autres. »

Nous étions retournés vers le nid du phénix pour récupérer mes armes. Aelig a pu reprendre sa pierre et nous avons déposé le corps du phénix dans son nid. Aelig avait voulu voler toutes ses pierres mais je l'en ai empêché. Si nous avions rapporté toutes ses pierres nous nous serions fait remarquer par les habitants et je pense que certains n'auraient pas hésité à nous tuer pour les avoir; en plus, je ne pense pas que cela aurait plus à Rose.

Nous arrivâmes chez Marguerite vers 18 heures. Le soleil commençait à se coucher et le ciel était de couleurs orangé. C'était la seule chose identique à notre monde : Le soleil. Il brillait de la même façon et rendait le ciel de même couleur quand je le regardais le soir depuis ma fenêtre de ma chambre juste avant de me coucher.
Je laissai Luna dans le jardin et entrai avec Aelig. J'entendis des bruits de pas précipités dans l'escalier et vis Rose qui descendait. Elle était en pyjama et ses cheveux étaient mouillés. Elle courut vers moi et me serra dans ses bras.
« J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose ! » Me dit-elle.
Elle sentait bon le savon. Mon T-shirt était trempé à cause de ses cheveux mouillés. Elle s'écarta pour me laisser respirer et me regarda de la tête aux pieds.
« Que t'es-t-il arrivé ? Ton visage est couvert de griffes !
Ce n'est rien j'ai juste été attaqué par un phénix.
Un Phénix ? C'est rare d'en voir ici, ça pouvait être n'importe quoi d'autre.
Je pense qu'il a raison, cela pouvait très bien être un phénix. Dit Marguerite en arrivant vers nous.
Mais comment ?
J'ai entendu dire que des habitants de Fenntrich auraient aperçu un énorme oiseau de feu venir voler leurs pierres précieuses et leurs bijoux. Les phénix sont attirés par tout ce qui brille. Dit Marguerite.
J'ai trouvé la pierre de lune, elle était dans son nid. Dis-je en la sortant du sac.
Tu l'as trouvé ?! Génial ! Se réjouit Rose, viens je vais nettoyer tes blessures. »
Elle me prit la main et m'emmena dans le salon. Je m'installai sur le fauteuil, elle prit une chaise et s'assit en face de moi. Elle avait posé sur la table basse une trousse de secours. Elle prit un bout de coton, mis de la poussière de fée et essuya mes blessures sur le visage. Comme toujours, je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder. Elle était magnifique, je pouvais voir chaque détail de son visage et l'imprimer dans ma mémoire pour ne jamais l'oublier. Elle rougit sachant que je la regardais et elle tourna ses yeux vers moi.
« pourquoi me fixe-tu comme ça ? Me demanda-t-elle en souriant.
Parce que tu es belle. » Lui dis-je sans réfléchir.
Elle me regardait toujours en souriant timidement et c'est à ce moment que je me suis rendu compte de mes paroles. Pourquoi j'avais dit ça ? Il faut toujours que je parle sans réfléchir !
« Je dis ça en amitié ! Excuse-moi … je voulais dire …
Chut tais-toi, laisse moi finir. » me dit-elle avec un sourire en déposant un doigt sur mes lèvres.
Je ne dis plus rien; je la laissais faire. Elle continuait de me nettoyer. J'avais baissé mes yeux, je n'osais plus la regarder. Je sentis le rouge me monter aux joues mais elle ne dit rien.
« J'ai terminé. » dit-elle.
Je la remerciai et je partis prendre une douche pendant qu'elle s'occupait des blessures d'Aelig.

Le soir même j'avais raconté l'aventure avec le phénix que nous avions eu avec Aelig. Il racontait en étant debout sur sa chaise comment il avait réussi à assommer le phénix. Nous nous amusions tous, Juliette rigolait bien; moi, je regardais discrètement Rose. Elle souriait à l'histoire d'Aelig, je me disais qu'elle avait fini par l'accepter. Elle tourna ses yeux vers moi et me sourit, je rougis et détournais mes yeux. Quel idiot de la fixer comme ça ! Le repas se termina joyeusement et nous partîmes nous coucher.
Dans la nuit je me suis réveillé. Le lendemain nous allions devoir décider de la suite de notre aventure. Où se trouve la troisième pierre de lune ? J'imaginais tellement de royaumes différents. Je ne sais pas pourquoi mais je ne pensais pas vraiment à la mort ou cela ne me préoccupais pas vraiment. C'est plutôt la première chose que l'on se demande, quand on arrive dans un endroit que l'on ne connaît pas, est-ce qu'on va mourir ? Mais moi, la seule chose que je voulais c'était trouver ces pierres. Ça m'amusais d'être quelqu'un d'important. Un guerrier venu d'un autre monde. Bref, après une heure de réflexion je me suis endormi.

Phénix :

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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Dim 25 Jan - 11:56

Chapitre 12

Le lendemain je me suis réveillé longtemps après les autres. Il faisait jour dehors et le soleil brillait haut dans le ciel. Je partis en trombe dans la salle de bain et me regardai dans le miroir. J'avais des cernes, mes yeux marrons étaient fatigués, mes paupières étaient lourdes, mes cheveux bruns étaient ébouriffés, ils avaient poussé depuis la dernière fois. J'avais pris du muscle et des ab-dos commençaient à apparaître. Si je m'étais bien habillé, bien coiffé avec du gel, j'aurais ressemblé à un mannequin dans les publicités qui passent à la télé. Je ressemblais aussi beaucoup à mon père pendant son service militaire quand il avait vingt ans; beau et musclés.
Je me suis vite habillé, débardeur et pantalon, et je suis descendu pour prendre mon petit déjeuner. Dans la cuisine se trouvait Rose qui examinait une carte et Marguerite qui préparait à manger.
« Bonjour tout le monde. Dis-je, alors le programme de la journée ?
Je ne sais pas encore mais ce qui est sûr c'est qu'on pars demain matin.
Juliette viendra avec nous ?
Ce n'est pas encore sûr, Marguerite hésite à la laisser partir. Elle a peur qu'elle se fasse tuer. Dit Rose.
Dans quel Royaume irons-nous ?
A Darouïn, le royaume le plus fréquenté par les pirates. Il y a beaucoup de voleurs mais je pense que ça ira. Il y a un port là-bas, nous prendrons un bateau pour qu'il nous emmène ensuite a Atlantis.
C'est quel Royaume Atlantis ?
Le royaume des sirènes. Dit Rose.
Des sirènes ?! Cool ! Dis-je heureux.
Tu crois vraiment qu'elles ressemblent à de gentilles jeunes filles ? Dit Rose en rigolant. Ce sont des monstres pas des princesses; souvient toi de ça.
Elle a raison, ces sirènes sont bien pire que tu ne peux l'imaginer ! » Ajouta Marguerite.
Elles me faisaient peur avec leurs histoires. Quand je pense à des sirènes, je les vois comme dans Peter Pan : belles, jolies et tout à fait inoffensives. Ce monde me surprenais chaque jour.
Je finis de déjeuner et partis préparer mes affaires pour le lendemain matin. J'avais mis pleins d'affaires de rechanges, quelques bricoles utiles, ma lampe de génie, de la poussière de fée que Rose m'avait donné la veille et surtout les deux seules pierres de lune que nous avions. J'aidai Rose a préparer les autres sacs de provision et je nettoyai Luna. Le matin et l'après-midi passèrent très vite et le soir arriva.

J'étais assis sur le canapé du salon regardant Aelig qui faisait apparaître une boule de lumière avec sa magie pendant que Juliette, transformée en chat, essayait de l'attraper. Rose était dans la cuisine, elle aidait Marguerite a préparer le dîner. Robin quand à lui, était partit donner à manger aux licornes. Nous avions tout préparé pour le lendemain et nous nous étions reposés quand j'entendis un bruit dans la chambre du haut. Aelig et Juliette s'arrêtèrent de jouer et je me levai pour essayer d'entendre quelque chose. Juliette partit à l'étage, toujours transformé, et je l'entendis cracher. Je courus dans ma chambre, montant les marches quatre à quatre et vis le chat de Yüna, tenant mon sac dans sa gueule. Je n'eus pas le temps de lui sauter dessus qu'il partit par la fenêtre. Il avait volé mon sac ! Avec les pierres de lune ! Je descendis en vitesse les escaliers et sortis sans prendre mes armes. Il fallait à tout prix que je retrouve ce sale chat qui m'avait volé. Je vis Robin accourir avec son arc.
« Tu as vu le chat ? Dit-il, il avait ton sac !
Oui, il faut le rattraper avant qu'il ne le donne à sa maîtresse.
Je l'ai vu passer par cette ruelle là. Dit-il en me montrant le chemin.
Alors ne perdons pas de temps. »
Nous courûmes vers la ruelle et je vis le chat au loin passer entre les jambes des passants avec mon sac. Robin escalada facilement un mur et courut sur le toit.
« c'est mieux de se séparer on se retrouve plus tard ! » cria-t-il d'en haut.
Je courus aussi vite que je le pouvais, bousculant sans le vouloir quelques personnes. Je le voyais toujours mais de moins en moins. J'arrivai vers la place où se trouvait la fontaine et je le vis entrer dans un bar. Je courus à l'intérieur. Le bar était remplie de personnes assez louches. J'étais assoiffé après avoir courus. Je m'assis sur un tabouret du bar et attendis, abandonnant tout espoir de retrouver ce chat. Le bar-man me servit une boisson gratuitement, il m'avait reconnu en tant que tueur d'ogres. Je bus calmement me disant que tout était fini puis je sentis quelque chose me donner un coup dans la cheville. Je me retournai et vis un tigre blanc aux rayures noires me jeter un sac à mes pieds : MON sac. Je levai la tête et vis une jeune femme, elle avait une cape et sa capuche était remonté pour cacher son visage. Elle s'assit sur le tabouret d'à côté et me regarda droit dans les yeux.
« Le sac t'appartient ? Me demanda-t-elle calmement.
Oui.
Mon tigre a attrapé ce foutu chat et lui a piqué son sac. J'ai deviné qu'il t'appartenait.
Merci beaucoup.
Ce chat m'a déjà volé une bonne centaine de fois, je connais bien sa maîtresse, elle ne peut pas s'empêcher de venir fouiller dans mes affaires !
Vous connaissez Yüna ?
Chut ! Dit-elle regardant de tout côté si personne ne nous regardait, évite de parler d'elle à voix haute, il y a beaucoup d'espions qui écoutent les conversations. Personnes n'aiment cette sorcière et ceux qui en parlent ont souvent des problèmes.
Pardon …
Comment t'appelle-tu ? Demanda t-elle.
Tristan.
Et bien, ravi de t'avoir rencontré Tristan. Bonne soirée. »
Elle me quitta sans rien rajouter et je récupérais le sac. Par chance il y avait toujours les pierres. Cette femme m'avait bien aidé.

Je retournais à la maison et vis qu'ils m'attendaient tous. Rose était devant la maison, faisant les cents pas, Robin, lui, était adossé au mur. Quand j'arrivais vers eux, Rose me sourit heureuse de me revoir et vint vers moi ainsi que Robin. Je vis que la manche de Robin était déchiquetée. Je tendis le sac à Rose et elle vit les pierres à l'intérieur.
« J'ai eu tellement peur qu'ont les aient perdu ! J'ai voulu vous aider mais Juliette à été griffé par le chat de la sorcière. Dit Rose, comment l'as-tu récupéré ? Robin a essayé mais il l'a attaqué sauvagement !
Ce n'est pas moi qui l'ai récupéré, c'est le tigre blanc d'une femme que j'ai rencontré dans un bar qui me l'a donné.
Un tigre blanc ? C'est forcément Yüni la sorcière blanche la plus puissante de notre monde. C'est la soeur jumelle de Yüna.
Incroyable ! Je ne le savais pas. Dis-je étonné.
Enfin, tu es sauvé, viens vite nous allons dîner. »
Nous rentrâmes à la maison et dînèrent tranquillement.

Pour la dernière soirée que nous allions passé avec Marguerite, nous avions décidé d'aller dans le jardin éternel, là où repose tous les morts de Fenntrich, pour lancer des lanternes dans le ciel. Le jardin éternel se situait près du palais du Roi. Nous avions dû marcher un bon moment avant d'arriver là-bas. Quand nous sommes arrivés je vis de grandes portes en fer où il était écrit en lettres majuscules en haut des grilles : « Jardin éternel ».
Marguerite préférait y aller le soir car il y avait moins de monde et elle trouvait que c'était bien plus jolie la nuit. Nous entrâmes donc à l'intérieur et je vis des milliers de tombes bien décorées et entretenues avec des fleurs autour. Quelques personnes avaient lancé leurs lanternes, d'autres déposaient des fleurs sur les tombes et les autres priaient leur défunt. Tout était signe de paix et de vie éternel. C'était magique. Il y avait des lucioles qui volaient un peu partout. L'ambiance était très agréable. Marguerite se rendit vers la tombe de son mari qui était mort de vieillesse il y avait cinq ans de cela. Elle avait apporté des tulipes rouges, ses fleurs préférées avait-elle dit, et elle les déposa sur sa tombe. J'avais remarqué que sur beaucoup de tombe se trouvait une fleur que je ne connaissais pas. C'était une tige qui tournait sur elle-même et qui se terminait par une petite boule qui brillait dans la nuit.
« C'est quoi cette fleur que l'on voit là-bas ? Demandai-je à Juliette pour ne pas déranger Marguerite.
C'est la fleur de l'esprit de la forêt, elle peut être rare mais nous avons réussi à en cultiver.
Elle est plutôt jolie.
Elle est surtout symbole de paix. C'est pour ça que l'on en met sur les tombes. »
je me tus et regardais Marguerite. Elle souriait. Elle repensait aux moments passés avec son mari.
Après avoir déposé les fleurs nous avons pris des lanternes qui étaient offertes par des bénévoles à l'entrée du jardin éternel. Nous sommes allés vers le centre du jardin, là où se trouvait un arbre gigantesque âgé de plus de cinq cent ans et nous avons allumé les lanternes. Nous nous tenions en cercle. Chacun avait pris une lanterne et la tenait. À trois, nous les avons lancé et elles se sont envolées. Je regardais la mienne qui s'envolait à jamais dans le ciel. Ce moment là, je ne l'oublierais jamais. C'était tellement merveilleux de ne penser à rien d'autres qu'à la vie. Je ne pensais même plus à mon monde, pour moi, je faisais partis de ce monde-ci. Avec Rose, Robin, Juliette, Marguerite et Aelig. Tous ces gens merveilleux. Juliette me fit sortir de mes pensées en me jetant des confettis qui explosaient en mini feu d'artifices quand on les touchait. Je voyais Rose à côté qui faisait des bulles de savons avec sa bouche et Robin qui rigolait. Aelig, lui, essayait d'éclater les bulles.
« Qu'est-ce que c'est ? Demandai-je intrigué.
Ce sont de minis savon comestibles que tu peux manger et ensuite tu souffle et ça fait des bulles ! Ou si tu préfère les confettis explosives, c'est comme tu veux ! »
Je pris des confettis et les lançai sur Rose qui rigolait. Nous nous amusions tous et c'était très agréable. Aelig avait peur de ces confettis et il essayait à tout prix de les éviter tandis que Juliette lui courait après. Robin faisait des bulles; j'en fis à mon tour et Rose les éclata devant moi. Je la regardais, elle était magnifique comme d'habitude, elle avait mis une jolie robe à fleurs, des petites chaussures et ses cheveux étaient attachés en tresse épis de blé. Elle me regarda et me sourit. Marguerite, elle, s'était assise sur un banc et nous regardait en souriant. Nous continuâmes de jouer pendant longtemps jusqu'à ce que Marguerite veuille se coucher. Il était très tard mais j'en ai gardé un très bon souvenir. Nous nous couchâmes à 22 heures et pour une fois, je m'endormis vite.

Yüni :

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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Jeu 29 Jan - 20:16

Chapitre 13

Le lendemain nous partîmes à 10 heures. Nous ne voulions pas précipiter le voyage. Nous nous étions couchés tard et nous préférions partir au moment où nous étions tous bien prêt. Finalement, Marguerite avait accepté que Juliette parte avec nous. Elle disait que ça pouvait lui faire apprendre de nouvelles choses et elle savait qu'elle était entre de bonnes mains. Marguerite nous avait donné beaucoup de provisions pour le voyage; nous allions passer trois longs jours à marcher pour arriver à Darouïn. Enfin prêts, je montai sur Luna avec Aelig, Robin avec Juliette et Rose se trouvait seule. Marguerite nous dit au revoir et nous partîmes de Fenntrich.

Après trois heures de marches sur le dos des licornes à travers les champs asséchés de ce monde; nous avions décidé de nous reposer. Nous nous étions arrêtés dans une prairie à l'ombre d'un arbre. Il faisait très chaud ce jour-là environ 35°C. Rose sortit de son sac des petits gâteaux secs et des sandwichs que Marguerite nous avait préparé avant de partir. Nous les mangeâmes en silence. Les licornes galopaient librement, pas trop loin de nous pour éviter que l'une d'elle ne soit blessé comme la dernière fois. Je pensais fortement à Darouïn, le Royaume peuplé de brigands, de barbares et surtout de pirates. Je me disais que ça allait ressembler au film Pirates des Caraïbes avec des bars remplient de pirates en train de jouer aux cartes, le port pleins de bateaux pirates mais j'évitais d'y croire car la plupart du temps rien de tout ça ne ressemblait aux films que j'avais vu.
« Alors, récapitulons : déjà nous aurons trois long jours de marches à partir d'aujourd'hui donc deux nuits en pleine nature, si tout va bien. Dit Rose.
Normalement il ne faut qu'un seul jour de marches pour arriver à Darouïn ?! Dit Juliette stupéfaite.
Oui mais pour cela il faut passer par les marécages et je préfère largement les éviter. Répondit Rose avec dégoût, nous contournerons les marécages et traverseront la forêt éternelle.
La forêt éternelle ?! Dit Aelig en sursautant.
Oui, il y a un problème ? Demanda Rose.
Non non, pas du tout.
Bon, on se repose encore dix minutes et nous repartons. »
Rose se leva et rangea les sacs. Je regardais Aelig qui avait l'air un peu inquiet après la discutions avec Rose. Il n'avait pas l'air dégoûté d'aller dans cette forêt, j'avais plutôt l'impression qu'il était déjà venu là-bas. Je bus un peu d'eau et me reposais un peu avant de repartir.

Après notre petite pause nous étions repartis pour faire au moins sept heures de marches. Rose marchait à côté de sa licorne, elle avait attaché toutes nos affaires sur la sienne et préférait marcher plutôt que de rester assise. Tout l'après-midi se passa tranquillement, nous n'avions repéré aucun méchant, même pas les Gnolls. Les prairies étaient très calmes et aucune personne en vue.
Vers sept heures et quart, nous vîmes un vieil agriculteur qui s'occupait de ses champs. Il n'avait aucun outil pour couper; toutes ses récoltes arrivaient prêtes, coupées et déposées près de lui grâce à sa magie. À côté de lui se trouvait un golden retriever, il était en train de jouer avec le blé qui volait juste au-dessus de lui. Quand nous passâmes à côté de lui, le chien grogna.
« Doucement Aurore ! Dit le monsieur à sa chienne en la caressant, je suis désolé, elle n'a pas l'habitude de croiser des gens en ce moment, avec tout ces ogres qui trainent dans les parages.
Elle a l'air gentille ! Dit Juliette.
Que faites-vous ici à cet heure-ci ? Demanda le monsieur.
Nous allons à Darouïn. Dit Rose.
Traverser ces champs en pleine nuit est une mauvaise idée. Nous dit-il, Le jour c'est très calme et paisible, mais la nuit, des créatures horribles viennent manger et détruire mes champs !
Ne vous inquiétez pas, nous avons eu beaucoup de problèmes depuis le début de notre voyage et pour l'instant nous sommes toujours vivants.
Vous êtes courageux ! Dit-il, deux fées, une gardienne, un korrigan et ? »
Il me regarda longuement avec de grands yeux et mit une main devant sa bouche.
« Par l'esprit de la forêt ! Mais c'est un humain ! Ne me dites pas que c'est … le guerrier ?
Si, c'est bien le guerrier. Dit Rose en rigolant.
Enchanté de vous connaître Monsieur. Dit-il en abaissant sa tête.
Vous n'êtes pas obligé de me faire la révérence, je ne suis qu'un humain après tout. Dis-je gêné.
Venez passer la nuit chez moi, comme je vous l'ai dit, ce n'est pas très sûr ces champs la nuit. »
Rose regarda tout le monde pour avoir notre accord. J'étais absolument d'accord pour que nous dormions chez cet homme car avancer en pleine nuit dans les champs alors qu'il y rôde des créatures immondes, ce n'était pas ce que je préférais.
« C'est d'accord. Dit Rose en regardant l'homme.
alors suivez-moi ! » Dit-il.
Nous le suivîmes jusque chez lui. Sa maison ne se trouvait pas très loin de là où nous étions. Nous avions marché quelques minutes et nous sommes arrivés dans un petit village. Sa maison était la première de son village. Elle était grande, il y avait une ferme à côté. Nous laissâmes les licornes dans la grange vers les chevaux et nous entrâmes dans la maison. Aurore courait partout, elle devait être heureuse de voir des invités. Il nous fit visiter sa maison et nous nous installâmes dans les chambres d'amis.

Nous partîmes dîner après nous être installés. Il avait préparé de la soupe au potiron ce soir-là. Aurore était déjà en train de manger dans une assiette posé par terre. Je m'assis et il nous servit dans des bols. Il s'assit ensuite et se coupa un morceau de pain.
« Je ne me suis pas présenté, je m'appelle Blaise. Dit-il, Je suis un Magicien.
Nous non plus nous ne nous sommes pas présentés ! Dit Rose, je m'appelle Rose, et eux ce sont Robin, Juliette, Aelig et Tristan.
Quels âges avez-vous ?
Entre 12 et 17 ans.
J'ai plus de 80 ans moi ! S'exclama Aelig.
Je ne parlais pas de toi Aelig. Dit Rose en rigolant.
C'est assez drôle de voir un Korrigan dans votre groupe. Dit Blaise.
Oui il est venu nous aider pour notre quête. Dis-je.
Tu dois sûrement venir de la forêt éternelle pas vrai ? Dit Blaise à Aelig.
Oui, je suis né là-bas monsieur.
Ça doit beaucoup te manquer. »
Aelig ne répondit rien à cela, il avait l'air un peu perdu dans ses pensées, comme si le souvenir de cette forêt lui faisait peur. Cela ne préoccupa pas Blaise, il continua de manger.
« Vous habitez ici depuis longtemps ? Demanda Rose.
Oui, il y a trente ans nous nous sommes installés ici avec ma femme.
Où est votre femme ? Nous ne l'avons pas vu ! Dit Juliette.
Ma femme est morte il y a deux ans.
Oh … je suis désolé. Dit Juliette gênée.
Ne t'en fait pas petite, tu ne le savais pas.
On l'a tué ? Demanda Rose.
Non pas du tout, elle est morte de vieillesse, c'est une belle mort, surtout en ce moment. Dit-il, beaucoup de gens meurs tués par ces horribles Gnolls.
Il y en a eu dans votre village ?
Oui il y a trois jours. Ils ont tué beaucoup de monde dont trois enfants. Les habitants sont presque tous parti, il ne reste plus que dix personnes avec moi.
Vous ne voulez pas fuir ? Demandai-je.
Pour rien au monde je ne quitterais ma maison. Dit-il, je préfère rester ici.
Je comprends. » Dis-je.
Le repas continua, nous discutions de tout avec Blaise, il était très gentil avec nous. Vers 21h nous partîmes nous coucher chacun dans notre chambre. Demain, nous allions traverser la forêt éternelle que redoute Aelig. Je me demandais beaucoup ce qui s'y cachait.

Nous partîmes à l'aube ce matin-là, pour arriver le plus vite possible à Darouïn. Blaise nous avait donné d'autres provisions et une carte un peu plus indiquée. Il nous montra le chemin et nous souhaita bonne chance. Aurore courait partout, elle était excitée. Elle m'avait léché la joue en guise d'au-revoir. Je montai sur ma licorne accompagné de Aelig et nous partîmes en direction de la forêt éternelle.
Pendant le voyage tout se passa bien. Nous n'avions croisé personne, quelques oiseaux volaient à droite à gauche, on voyait des lapins qui couraient mais rien de très dangereux à mes yeux. Nous étions arrivés à l'entrée de la forêt vers midi. Nous mangeâmes avant d'y aller puis nous y entrâmes. Je sentais qu'Aelig tremblait derrière moi, il fallait que je sache ce qui lui était arrivé. La forêt était très jolie, c'était une forêt tout à fait normale mais je ressentais quelque chose de spécial depuis que j'y étais entré. J'avais aussi l'impression qu'on nous observait. C'était très gênant, j'avais tourné plusieurs fois la tête pour voir s'il y avait quelqu'un mais je ne vis personne.
Tout allait bien jusqu'à ce que j'entende un croassement. Un corbeau.
« Regardez là-haut ! Je le reconnais c'est un corbeau de la sorcière, il a les yeux rouges ! » Dit Juliette paniquée.
Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit que je vis une flèche transpercer l'oiseau. Il tomba par terre : mort. Je tournai la tête et vis Robin abaisser son arc. Il l'avait tué.
Depuis combien de temps nous espionnait-il ? Deux heures ? Trois ? Si nous n'avions pas vu le corbeau, la sorcière aurait su où nous étions.
« On va devoir accélérer le rythme là ! Dit Rose, si les corbeaux de Yüna nous espionnent ils vont savoir où nous sommes. »
Nous avançâmes plus sûrement que tout à l'heure. J'étais certains que d'autres corbeaux allaient revenir pour continuer de nous espionner. Il fallait aller vite.

À la nuit tombée nous avions préparé nos armes à la moindre attaque d'ennemis. Il fallait s'attendre à tout dans cette forêt. Nous avions traversé un bon bout de chemin depuis notre entrée dans la forêt. Nous arrivions vers un point d'eau et Rose proposa de camper ici cette nuit. Tout le monde accepta. Robin fit un feu et Rose utilisa un charme d'invisibilité sur les flammes pour que la fumée ne se voit pas au loin par des ennemis. Rose nous donna à manger et Juliette s'endormit par terre entourée de la couette que Marguerite lui avait offerte. Le jour il faisait très chaud mais la nuit un vent froid nous faisait frissonner. Rose s'endormit elle aussi et Robin prit le premier tour de garde. Il grimpa à un arbre et s'installa dans les branches pour mieux voir si un ennemi approchait. Je ne réussi pas à m'endormir malgré ma fatigue. Je vis qu'Aelig non plus ne dormait pas. Je m'approchai de lui et donnai un coup de coude pour lui montrer que je ne dormais pas.
« Vous ne dormez pas monsieur ? Me dit-il en chuchotant.
Non, je n'arrive pas à dormir. Dis-je doucement.
Moi non plus. »
Il regardait les flammes du feu en pensant. Il me faisait de la peine. Pourquoi ne nous disait-il pas ce qu'il avait contre cette forêt ? Pourquoi avait-il peur ?
« Tu disais que tu habitais ici avant, pourquoi es-tu partis ? Lui demandais-je.
Je ne suis pas partis. Dit-il, on m'a chassé.
Qui ?
Ma famille. Mon clan.
Pourquoi ?
Parce que je faisais de la magie.
C'est interdit chez toi ?
Oui. Dit-il, Tous les korrigans ont des pouvoirs magiques mais ils ne les utilisent pas. Il y a longtemps, un jeune korrigan a appris à les utiliser, ses pouvoirs sont devenus trop forts et incontrôlables au fil du temps. À cause de ça, il a explosé, tué et détruit tout ce qu'il y avait autour de lui. Sa famille, ses amis, son village : tout. Moi, j'ai appris à les utiliser avec un grand mage : Mortroz. Je lui dois tout. Il m'a tout appris y compris à faire apparaître des objets telle que la pierre magique que je vous ai offert. Mes parents ont eu peur de ça et ils m'ont chassé de cette forêt, tout le monde me hait et s'ils me revoient ils vont sûrement me tuer …
je ne les laisserais pas te tuer, tu as ma parole Aelig.
Merci Tristan. »
Maintenant, je savais pourquoi il avait peur et c'était compréhensible. Mais il n'avait pas à s'inquiéter nous étions là avec lui, nous sommes ses amis. Je lui souhaitai bonne nuit et je retournai me coucher. Je m'endormis en même temps que les flammes s'éteignirent.


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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Dim 1 Fév - 15:07

Chapitre 14

Je fus réveillé par les cris de Juliette. Nous étions entourés d'une dizaine de Gnolls. Ils pointaient leurs armes vers nous au cas où nous nous rebellions. Ils se parlèrent dans une langue que je ne connaissais pas mais je savais que c'était de nous qu'ils parlaient. L'un des gardes me souleva et m'attacha les poignets avec une corde. Ils firent de même avec Robin, Rose, Juliette et Aelig. Ils me poussèrent pour que j'avance et ils nous emmenèrent avec eux.
Aucun de nous ne parlait. Je regardais le sol, cherchant un plan pour nous évader mais impossible de trouver avec dix Gnolls autour de nous. Nous étions cinq contre dix. C'était très peu. En plus de cela nous étions très fatigués, il faisait encore nuit. Je ne savais même pas combien de temps s'était écoulé entre le moment où je m'étais endormi et quand je me suis réveillé. Avais-je dormi longtemps ? Peu importait, nous devions nous échapper et vite. Ils avaient pris toutes nos armes et nos licornes. Nous n'avions plus rien.
Nous marchions en file indienne, et quelques Gnolls parlaient entre eux quand, une flèche vint se planter dans la tête du premier Gnoll de la file. La flèche l'avait transpercé en plein milieu du front, on pouvait apercevoir le bout dépasser de derrière son crâne, un filet de sang coula le long de sa figure et il tomba en avant : mort. Le chef des Gnolls, enfin celui qui y ressemblait, prit sa massue et se prépara à la moindre attaque. Les autres avaient fait de même, chacun prenant son arme. Tout semblait silencieux, quand un centaure sortit de l'obscurité et trancha avec son épée la tête du Gnoll juste à côté de moi. Ils n'eurent pas le temps de réagir que cinq autres centaures dont une femme arrivèrent pour les tuer. Le centaure, qui avait tranché la tête, me libéra de mes cordes d'un coup d'épée et il partit se combattre. Je courus le plus discrètement possible aller libérer mes amis. Je défais leurs cordes de leurs poignets et les aidai à se relever. Quand j'arrivai vers Luna qui transportait mes armes, un Gnoll surgit de derrière moi avec sa hache qu'il leva. J'eus juste le temps de prendre mon épée et de stopper l'attaque. Je me combattis durement contre lui. Il faillit m'avoir plusieurs fois quand une lance lui transperça le cœur. C'était un centaure qui venait de me sauver la vie. Je vis Juliette qui essayait d'échapper à un Gnoll qui la poursuivait, elle se transforma en ours et le tua à coups de griffes. Elle avait épuisé toute son énergie pour le tuer et quand elle reprit sa forme humaine elle tomba de fatigue. Je courus vers elle pour la défendre contre une autre attaque. Je ne vis pas le Gnoll qui s'était caché derrière les buissons, il surgit devant moi et me donna un énorme coup dans la tête. Je tombai au sol et cracha du sang. Où était mon épée ?! Elle avait disparu ! Je ne la vis qu'au moment où le Gnoll me la vola. Il la pointa vers moi, la pointe de l'épée touchait mon ventre et il me transperça. Il n'eut pas le temps de s'enfuir que Rose le fit voler contre un arbre et il mourut sous le choc violent qu'il avait reçu à la tête. Elle courut vers moi, paniquée. Robin arriva derrière elle et prit Juliette dans ses bras. Aelig était là lui aussi, il était un peu écorché mais il allait bien.
Je souffrais horriblement. La douleur était inimaginable. C'était comme recevoir un puissant coup dans le ventre mais la douleur ne se dissipe pas, elle reste. Je ne voyais plus très bien. Je ne savais pas si j'allais mourir ou non. Rose pleurait, elle avait posé une main sur ma joue et criait mais je ne l'entendais pas. Je devinais pourtant ce qu'elle disait. Elle criait mon nom. Les centaures arrivèrent vers moi et l'un deux écarta Rose malgré qu'elle veuille rester. Elle se débattait, essayant de rester auprès de moi. Celui qui avait tranché la tête du Gnoll, me porta dans ses bras. Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite. Mes yeux se sont fermés doucement, comme quand on est fatigué.

J'ouvris les yeux tout doucement. La lumière du soleil m'aveuglait. J'étais allongé dans un lit, torse nu avec un bandage autour de mon ventre. J'avais mal mais j'allais mieux que cette nuit. Rose dormait sur le fauteuil juste à côté de moi. Elle était restée à mon chevet tout ce temps. Elle avait une couverture sur elle et quelques pansements. J'étais actuellement dans une tente qui ressemblait beaucoup à celle des indiens. Un petit feu était allumé au milieu de la pièce. Je m'assis dans mon lit et vis Rose se réveiller. Elle me vit et vint doucement vers moi, s'asseoir près de moi.
« ça va mieux ? Me dit-elle.
Oui beaucoup mieux. Dis-je.
J'ai eu tellement peur ! » Dit-elle en versant une petite larme.
Elle l'essuya et je pris sa main posée à côté de la mienne. Je la serrais; sa main était froide comparée à la mienne. Je devais avoir de la fièvre. Elle me sourit timidement et je lui souris à mon tour. J'étais tellement bien avec elle, rien qu'un regard, qu'un seul sourire me faisait du bien.
« Les autres vont bien ? Demandai-je.
Oui, Juliette dort encore, elle a perdu beaucoup d'énergie cette nuit. Dit-elle, Robin va bien il a juste quelques écorchures et Aelig lui se remet un peu de ses émotions mais il va bien.
Et toi ?
Moi ça va.
Où sommes nous ?
Nous sommes chez les centaures, la forêt est leur domaine. Ils nous espionnent depuis que nous sommes arrivés dans la forêt. »
C'est pour ça que j'avais l'impression d'être observé. Ils sont très discrets pour des centaures.
« Ils veulent te parler. Me dit-elle.
Pourquoi ?
Ils veulent mieux te connaître en tant que Guerrier de la prophétie.
Qu'est-ce que je vais leur dire ?
Sois toi-même, ne t'inquiète pas. Dit-elle.
Je veux leur parler maintenant, je vais mieux et il faut que nous partions pour arriver à Darouïn.
Ils ont soigné la blessure que tu avais au dos. Dit-elle, pourquoi ne m'as-tu pas dit qu'elle te faisait souffrir ?
Je ne sais pas … Je ne voulais pas que tu t'inquiète.
Tu vas mieux à présent. »
J'enlevais la couverture et posais mes pieds au sol. Rose m'aida à me relever et à marcher.
« Tu peux tenir debout tout seul ?
Oui c'est bon. »
Elle prit mon T-shirt posé sur un siège et je l'enfilai puis elle m'emmena dans la tente du chef des centaures.

J'entrai dans la tente et vis une carte géante posée sur une grande table ronde. Le chef des centaures, celui qui avait un trou dans son oreille et qui avait tranché la tête du Gnoll, me vit entrer. Il était en pleine discussion avec d'autres centaures. Je m'avançais vers eux doucement, aidé par Rose.
« Heureux de vous voir de nouveau parmi nous, jeune guerrier. Dit le chef.
Je vous remercie de m'avoir sauvé la vie ainsi qu'à mes compagnons.
Protéger la forêt éternelle des forces du mal est notre devoir à nous, les centaures. Dit-il, comment vous appelez-vous ?
Tristan.
Vous faites un très bon Guerrier, Tristan. Je vous ai vu vous battre malgré votre blessure. Vous vous battez comme le ferait un jeune centaure.
Merci.
Je crois en vous. J'espère vraiment que vous arriverez à trouver les 9 pierres de lune car les forces du mal et les démons avancent de plus en plus vers nous. Ils font des ravages dans les villages et détruisent nos familles et nos biens.
Ne vous inquiétez pas, je ferais tout mon possible pour aider votre monde.
Si une bataille arrivait, mon peuple sera là pour combattre à vos côté.
Je vous remercie. »
le chef vint vers moi et me donna le même collier qu'il portait à son cou.
« Un cadeau de mon peuple. Il vous portera chance. »
Il me le passa autour du cou et s'agenouilla devant moi ainsi que tous les autres centaures présent dans la tente.

Nous quittions le village des centaures peu après que le chef m'eut donné le collier. Tous nos biens avaient été retrouvé et nous étions repartis. Tout le monde allait mieux depuis cette nuit. Nous avions reprit des forces et nos licornes étaient en formes. Nous étions repartis vers dix heures. Rose avait dit que nous allions arriver à Darouïn dans la soirée si rien ne nous arrivait de mal. Rien ne pouvait être pire que de se faire transpercer le ventre par sa propre épée.

Vers 13 heures, Aelig gigotait un peu et paraissait perdu dans ses pensées.
« Qu'est-ce que tu as Aelig ? Demandai-je.
Je me souviens de cet endroit.
Mais de quoi tu parles ?! » Dit Rose.
Il sauta de Luna et courut tout droit dans la forêt.
« Aelig revient ! » Criais-je.
Luna galopa le plus vite possible pour le rattraper. Il courait vite pour un petit être. Pendant trois bonnes minutes nous le suivîmes puis nous arrivâmes dans un petit village, ravagé par des flammes. Des maisons étaient complètement détruites. Ils n'y avaient plus personne non plus.
« Où sommes-nous Aelig ? Demanda Rose.
C'était mon village.
C'est sûrement un groupe de Gnolls qui sont venu le détruire. Dit Robin.
C'est Horrible ! » Dit Juliette.
Aelig avait l'air désespéré. Il regardait les flammes détruire ce qu'il restait des maisons. Je le pris par la taille et le fis s'asseoir derrière moi.
« ça ne sert à rien de rester ici, il faut partir. Dis-je.
Oui tu as raison. » Dit Rose.
Nous partîmes en vitesse de ce village détruit. Aelig ne disait plus rien. Il restait en retrait et pensait peut-être à tout ce qu'il avait vécu dans ce village.
Peu après nous arrivions enfin à la sortie de la forêt. Nous étions sur une colline verdoyante avec une vue magnifique sur le coucher du soleil. Je fermai les yeux et respirai un bon coup. Je rouvris les yeux et vis un peu plus au loin une grande ville avec des cheminées fumantes.
« C'est Darouïn que l'on voit là-bas, nous y sommes presque. » Dit Rose.
Darouïn. La cité des pirates. On pouvait aussi voir la mer et son port remplie de bateaux. En fait, Darouïn ressemblait exactement à ce que j'avais imaginé. J'aurais finalement préféré le contraire, rencontrer un pirate n'était pas une partie de plaisir. Les choses allaient devenir beaucoup plus compliquées.
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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Mer 11 Fév - 20:29

Chapitre 15

Nous arrivions dans la cité quinze minutes plus tard. Il faisait complètement nuit et nos licornes commençaient à être fatiguées. Rose avait trouvé un hôtel où dormir avec une grange arrangée spécialement pour des chevaux, des licornes ou autres.
Rose sortit de l'hôtel et s'avança vers nous qui étions assis sur un banc en l'attendant.
« C'est bon j'ai réservé, tout est en ordre. Dit-elle, Le maître d'hôtel m'a dit que nous devions emmener nos licornes dans la grange et ensuite nous pourrons nous installer. »
Nous emmenions donc nos licornes dans la grange de l'hôtel. Elle était très grande et spacieuse, il y avait déjà trois chevaux et deux chèvres. Nous laissâmes nos licornes dans les boxes et partîmes à l'hôtel.
Rose avait réservé deux chambres dont une salle de bain dans chaque chambres. L'une était pour les filles et l'autre pour les garçons avec Aelig. Quand nous sommes entrés dans l'hôtel, l'homme qui se tenait derrière le comptoir regarda Aelig avec un air de dégoût.
« Vous n'allez quand même pas laisser dormir cette chose dans mes chambres ! Dit-il avec une petite voix d'homme.
C'est un Korrigan monsieur, il parle notre langue et il est très sage. Dit Rose.
Les Korrigans sont considérés comme des animaux ici ! Dit-il énervé, il dormira dans la grange ou sinon vous sortez !
Aelig n'est pas un animal ! » Dis-je en colère.
Rose me regarda droit dans les yeux me suppliant de me taire.
« Comment osez-vous me parler ainsi ! Dit le monsieur.
Je suis désolé, nous sommes très fatigués, il dormira dans la grange. » Dit Rose.
Je n'eus pas le temps de la contredire qu'elle m'emmena dans le salon d'à côté où se trouvait d'autres personnes. Elle m'obligea à accepter le fait qu'Aelig devait dormir dans la grange car nous n'avions aucun autre hôtel où passer la nuit et que nous étions très fatigués. J'acceptais malgré mon agacement. Aelig avait l'air triste de devoir dormir dans une pauvre grange avec les licornes. Rose lui donna les provisions que nous n'avions pas utilisé et Juliette lui donna sa couverture. Après avoir laissé Aelig partir dans la grange, nous allâmes dans nos chambres.
L'hôtel était immense, il y avait quatre étages contenant cent chambres chacun. Elles se trouvaient au deuxième étage; celle des filles était la numéro 144 et la notre la numéro 145. quand je suis entré dans ma chambre, j'ai été émerveillé. Elle était ni trop grande ni trop petite, avec deux lits simples, deux tables de nuits à côtés des lits, une commode, un fauteuil et une porte qui menait à la salle de bain. La pièce était très bien éclairé, il y avait une belle décoration et les couleurs étaient rouges vifs et dorés. Les murs étaient peints avec des motifs d'oiseaux. Le fond rouge vif et les oiseaux dorés. Le sol était recouvert d'une moquette rouge vif. Je pris le lit qui était contre le mur et Robin prit l'autre. J'avais posé mon sac sur le fauteuil et je regardais par la fenêtre. On pouvait voir les bateaux endormis sur l'eau. Après nous être installés nous sommes partis manger.
Le dîner c'était bien passé à part la clientèle très spécial de cet hôtel. J'avais pu voir un homme en costume et chapeau haut de forme. Il baissait la tête en mangeant ce qui m'empêchais de voir son visage. Sa peau était grise et le peu que j'avais pu voir de son visage était ses dents pointus et acérées.
J'avais vu aussi une vieille dame à la peau mâte, elle avait des cheveux crêpés bruns et volumineux, si bien que l'on ne voyait presque pas ses yeux. Elle portait une vieille robe marron déchirée de toute part et ses mains étaient abîmées. Elle marchait très lentement et ses pieds trainaient par terre.
Un homme torse nu et très poilus seulement habillé d'un jean déchiré attendait dos au comptoir que le maître d'hôtel revienne. Il avait cette manie de mâchouiller une brindille d'herbe dans sa bouche. Il avait un regard tellement tranchant qu'il valait mieux ne pas le croiser. Nous sommes passés devant lui pour retourner dans nos chambres après avoir dîné et j'ai très bien sentis qu'il me regardait. J'avoue avoir eu un petit frisson dans mon corps.
Rose, après nous avoir dit bonne nuit, partit avec Juliette dans leur chambre. Je ne dormis pas tout de suite. De toute façon dans ce monde je prenais un temps fou pour m'endormir chaque fois que j'étais dans un lit. C'était le seul moment paisible où je pouvais penser sans qu'il ne m'arrive quelque chose. Je pensais à la journée de demain, puis les autres jours et surtout à la fin. Si j'allais réussir cette « quête » ou non. Ou si tout simplement j'allais mourir. Toujours les mêmes questions et jamais de réponses. Après toute cette réflexion, je me suis endormi.

Je me réveillais tranquillement, cette fois-ci sans que des Gnolls ne me perturbent. Robin dormait toujours, il ronflait. Heureusement que j'ai le sommeil lourd sinon je n'aurais pas pu dormir avec tout le boucans qu'il faisait quand il dormait !
Je descendis dans la cantine de l'hôtel et vis Rose et Juliette en train de déjeuner. Elles s'étaient toutes les deux douchées, habillées et préparées; leurs cheveux étaient mouillées. Avant d'arriver vers elles je pris du jus de pamplemousse et des biscuits sablés qui se trouvaient sur le buffet au milieu de la salle. Je m'assis ensuite en face de Rose qui buvait son café. On discuta gaiement sur la journée d'aujourd'hui et j'appris que l'on allait faire un tour au marché noir. Le grand marché noir de Darouïn. Nous allions devoir revêtir nos capes pour ne pas attirer l'attention des personnes étranges qui s'y trouvaient. Robin est arrivé peu après, il a déjeuné et il nous a écouté parler. Je suis ensuite remonté dans ma chambre et j'ai pris la pierre d'Aelig. Elle ne brillait pas. Je me suis dit que j'allais encore avoir beaucoup du mal à récupérer cette pierre. Tout d'abord il fallait que je prépare mes affaires pour le marché noir au cas où quelque chose n'irait pas.
Vers onze heures de la mâtiné nous sommes partis au marché noir. Rose cherchait quelque chose de très important qu'elle voulait rapporter à son père. Nous arrivions là-bas un quart d'heure plus tard. Il y avait très peu de monde, les produits qu'on vendait étaient surtout des armes rares, de la drogue et de vieux livres. Les marchands étaient tout aussi bizarre que la clientèle aperçu à l'hôtel.
« Si vous voulez on peut se séparer, on se retrouve à l'hôtel à 13h. Dit Rose, d'accord ?
si tu veux. Dit Robin en s'en allant d'un côté.
Je viens avec toi moi ! Dit Juliette à Rose.
D'accord. Dit-elle, tu n'as qu'à regarder un peu les stands Tristan on se retrouve plus tard.
OK.
à tout à l'heure. »
Les filles partirent donc de leur côté et Robin n'était déjà plus en vu. J'étais résolu à passer ma journée tout seul. C'était déprimant mais au moins je pouvais faire ce que je voulais. Je partis donc faire un tour d'un côté différent des autres. Je vis un stand qui vendait des poissons, quelle horrible odeur il y avait ! Je vis aussi un vendeur de bouteilles d'alcools, un vendeur de brioches et un vendeur de fioles contenant des liquides magiques; enfin c'est ce que je me suis dit. J'ai préféré éviter de papoter avec ces gens car ils n'avaient pas l'air très agréables. J'ai erré comme ça à travers ces stands pendant une bonne trentaine de minutes puis je me suis adossé à un poteau. J'avais mon épée avec moi, rangée dans son fourreau mais pas mon bouclier. Quelques passants me regardaient étrangement. Ils se méfiaient. À force d'observer tout et n'importe quoi je ne vis pas la jeune femme s'avancer vers moi.
« Bonjour jeune homme. » Me dit-elle en souriant.
Je sursautais et la regardais. Elle avait une longue robe noire qui arrivait à ses pieds et une cape à capuche de la même taille. Elle avait des cheveux longs bruns et lisses qui lui arrivaient au bas du dos. Elle avait des yeux verts, un teint très pâle et des dents si blanche qu'elles m'aveuglaient quand elle souriait. Je pouvait apercevoir deux dents du haut assez longues et pointus. Je sus tout de suite que c'était un vampire et pourtant elle se promenait à la lumière du jour sans qu'elle ne devienne poussière.
« Tu as perdu ta langue à ce que je vois. Me dit-elle vexé, serais-tu perdu ? Je t'observe depuis tout à l'heure et j'ai bien l'impression que tu n'es pas d'ici !
Non je ne suis pas perdu, je me promène c'est tout. Dis-je méfiant. Je ne suis là que pour quelques jours.
Et bien ! Si je peux te donner un conseil, le marché noir est beaucoup plus intéressant la nuit. Il y a plus de marchands et beaucoup plus de trésors à obtenir. C'est pour ça qu'il y a beaucoup de pirates par ici.
Merci du conseil.
Mais de rien ! »
J'avais un peu peur d'elle mais elle n'avait pas l'air méchante ni agressive. Elle ne faisait que parler. Et puis si ça se trouve, grâce à son conseil je pouvais peut-être trouver la pierre de lune de Darouïn !
« Quel est ton nom ? Me demanda-t-elle gaiement.
Tristan.
Enchanté ! Dit-elle, Moi je m'appelle Kacy.
Vous êtes un vampire ?
Ça se voit tant que ça ? Dit-elle, ce sont mes canines qui t'attirent. Je comprends. Et puis je n'ai rien à cacher de toute façon !
Comment faites-vous pour ne pas … mourir à la lumière ?
J'utilise une crème très puissante et très chère surtout. Dit-elle, on ne la trouve que très rarement. »
Elle s'arrêta de parler instantanément. Elle regarda derrière moi et je me retournai pour voir ce qui l'avait fait taire. Elle regardait un homme très grand avec une armure et une épée accrochées à sa ceinture. Il cherchait quelqu'un apparemment. Elle me prit la main et me dit à l'oreille.
« Suis-moi, il ne faut pas qu'il ne me voit. »
Puis elle m'emmena loin du marché noir. Nous arrivions devant une petite maison de la grande rue. C'était un magasin de voyance. Il n'y avait pas de porte, seulement des files de perles très long. Elle entra et je la suivis. L'intérieur était sombre, les murs étaient violets avec accrochés dessus pleins de tableaux, il y avait beaucoup de plantes aussi. Quelques bougies ornaient les petites tables. Cela sentait beaucoup la framboise et le citron. Il y avait une dame assise derrière une table, elle était très vieille et elle tenait la boule de cristal posée sur la table. Kacy s'assit sur le fauteuil en face de la table et me fit signe de m'asseoir.
« Tu m'as amené le jeune guerrier. Dit la voyante.
C'est lui ? Dit-elle stupéfaite, tu ne m'avais pas prédit notre rencontre !
Des fois les choses valent mieux d'être cachées. Dit la vieille, Sinon comment peux-tu profiter de la vie si tu connais déjà toute l'histoire ?
Tu l'as connais toi, l'histoire.
Tu ne sais rien de ce que je sais. Dit-elle froidement, assieds-toi, guerrier. »
je m'assis sur le fauteuil d'à côté.
« Je savais que tu allais venir. Dit-elle, mon nom est Nolwenn.
Bonjour madame. Dis-je au hasard sans savoir quoi dire d'autres.
Je suppose que tu veux connaître ton destin ?
Peut-être, enfin je ne sais pas …
ça veut dire oui. Dit-elle en prenant ses cartes. Voyons voir. »
Elle les mélangea toutes. Les cartes avaient la taille de celles du taro et elles avaient chacune une signification. Bien sûr dans mon monde je n'y avais jamais cru. Mais dans ce monde je savais que tout était possible. Je la regardais faire en silence. Kacy, elle, était en train de fumer un cigare et elle faisait des ronds de fumée avec sa bouche. Nolwenn étala toutes ses cartes, cinquante en tout, face cachées devant moi.
« tire trois cartes au hasard et pose-les devant toi. » me dit-elle.
Je tirai la première carte, la retournai et la posais devant moi. Le dessin représentait un homme armé se combattant contre un autre, on pouvait voir à l'arrière plan des têtes de morts gisant au sol. Je tirai la deuxième et vis le dessin qui représentait un crâne d'humain souriant. La dernière carte représentait un oiseau bleu et blanc volant dans le ciel. Après les avoir toutes posées devant moi, Nolwenn les regarda et me dit.
« la première carte est la carte de la guerre, de la souffrance. La seconde est la carte de la mort et la dernière est celle de la liberté.
qu'est-ce que ça signifie ? Demandais-je sans rien comprendre.
Cela veut dire qu'une guerre aura lieu, la mort sera très présente mais on dirait que la liberté vient tout basculer, elle signifie peut être qu'il y a une chance de survivre.
Je ne comprends rien …
il n'y a rien à comprendre avec les cartes, de toute façon si tu veux que ton destin change, il changera. Me dit Kacy.
Je ne peux te garantir que les cartes disent vrai mais je pense qu'il faut te méfier. N'ai confiance qu'en toi et à tes amies. Me dit Nolwenn.
Très bien. »
Après cette séance de voyance, Nolwenn m'offrit le thé et des gâteaux. Je mangeais en pensant un peu au futur. Il fallait plutôt que je pense aux pierres mais rien ne me faisait changer d'avis. Je demandai à Kacy, quand elle me raccompagna à l'hôtel, où est-ce que pourrait se cacher la pierre de lune. Elle ne le savais pas mais elle m'avait appris qu'un certain Capitaine Sym allait arriver à Darouïn dans l'après-midi et qu'il avait beaucoup de trésors volés aux quatre coins du monde. Il pouvait peut être m'aider d'après elle. Il fréquentait beaucoup le bar le plus branché de la cité. Là où se réunissent tous les pirates. C'est là que j'allais aller. C'était la seule destination qui pouvait m'aider à trouver la pierre de lune. Il fallait que j'avertisse les autres. Quand je suis arrivé devant l'hôtel, Kacy me dit au revoir et me souhaita bonne chance pour ce soir. J'allais en avoir grand besoin.


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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Mer 18 Fév - 21:06

Chapitre 16

Je suis rentré dans l'hôtel et j'ai rejoins les autres à la cantine. Ils étaient déjà tous en train de manger. C'est vrai que j'étais arrivé un peu trop en retard. Rose me demanda ce qui m'étais arrivé et je leur racontais mon histoire de ce matin. Ils étaient tous silencieux, intéressés par mon histoire. Quand j'eus fini mon explication, Rose me regarda pensive. J'étais sûr qu'elle allait me regarder ainsi, c'est toujours ce qu'elle faisait quand il se passait quelque chose.
Nous continuâmes de manger et Rose nous proposa de commencer de partir à la recherche de la pierre, cet après-midi. Robin et Juliette partiraient ensemble et Rose et moi de notre côté. Aelig allait avoir une mission de Rose, quelque chose de très important d'après elle.
Je préparais mes affaires pour notre recherche de la pierre et descendis dans le hall de l'hôtel. Juliette et Robin étaient déjà partis. Rose m'attendait assise sur le banc du hall. Quand elle me vit elle se leva.
« On peut y aller ?
Oui c'est bon.
Garde bien ton épée cachée. Me dit-elle en la regardant rangée dans son fourreau, il y a beaucoup de voleurs dans cette ville. »
Nous sortîmes de l'hôtel et partîmes vers le port.
Il était immense, on y trouvait des milliers de bateaux de toutes tailles, il y avait des péniches, des voiliers et de grands bateaux de pirates. Près du port se trouvait un petit marché de poissons. Dans le ciel, il y avait des mouettes qui volaient. C'était très impressionnant. Rose pensait que la pierre pouvait se trouver sur l'ancien bateau d'un roi de Darouïn qui était mort trois ans plus tôt. Le bateau était toujours au port mais ne servait plus à voguer sur la mer. Il servait comme hommage à l'ancien roi car il aimait beaucoup les croisières.
« La mission que tu as donné à Aelig, elle consiste en quoi au juste ? Demandai-je.
je lui ai demandé d'espionner quelques auberges pour voir si quelqu'un d'important est arrivé en ville mais c'est plus pour l'occuper. Me dit-elle en souriant.
Pourquoi ? Tu ne voulais pas qu'il vienne nous aider ?
Si mais il serait venu avec nous et je préfère être seule avec toi. »
Je souris parce qu'elle s'attachait à moi. Elle m'aimait bien et je savais que notre relation était assez spéciale.
« Ne crois pas que c'est un rencard ! Dit-elle en me taquinant.
je n'ai rien dit. » Dis-je en souriant.
Elle me sourit et tira la langue puis elle se retourna pour continuer de marcher. Je la regardais de dos et vis ses ailes argentées dans son dos. Elle regardait les bateaux et les gens qui passaient autour de nous.

Quand nous arrivions vers le bateau du roi, nous montâmes dessus. Il était très grand et surtout beaucoup décoré de pierres précieuses et de pépites d'or. Nous arrivâmes sur le pont du bateau et commencèrent les recherches. Quand Rose était assez loin de moi, je sortais discrètement la pierre d'Aelig et regardais si elle brillait. Malheureusement, aucun éclat de brillance n'apparaissait. J'étais désespéré. Comment la trouver ? Pendant deux bonnes heures, Rose et moi cherchions la pierre. Au début, nous cherchions dans les décorations du bateau, vers les pierres incrustés dans le bois au cas où l'une d'elle était la pierre de lune mais au bout d'un moment nous cherchions dans les endroits les plus ridicules. Rose n'en pouvait plus. Au final, nous nous sommes adossés aux marches du pontons.
« Je me demande vraiment où se trouve cette pierre ! Dit Rose.
Je doutes qu'elle se trouve sur ce bateau. Dis-je, sinon, je pense que nous l'aurions déjà trouvé.
Tu as sûrement raison. »
Rose sortit son sac et but une gorgé d'eau et me la donna. Je bus toute la bouteille et fermai les yeux. J'étais fatigué. Quand je suis arrivé à Darouïn la première fois, je me disais que la pierre allait être facile à trouver, alors que c'était tout le contraire. Pour l'instant, je ne voulais qu'une chose : me reposer.
Nous sommes restés assis un moment puis j'entendis derrière moi les vagues s'agiter. Je me retournais et vis un gigantesque bateau de pirates arriver au port. Un drapeau noir avec une tête de mort dessus était déployé tout en haut d'un poteau. Je pouvais apercevoir quelques personnes sur le bateau, il y avait un homme grand, fort et très musclé qui avait la tête chauve le torse nu et seulement un pantalon court avec une ceinture rouge. Il tenait un sabre dans sa main. Il avait un regard assez effrayant à mon goût. Je vis un autre pirate qui tirait sur les voiliers, il était de petite taille, des dents en moins, des sourcils très épais, pas rasé, un bandeau rouge était attaché sur son crâne chauve et il avait de vieux vêtements.
Je regardais ensuite un peu partout sur le bateau, tous les pirates ressemblaient à ceux des films que j'avais vu. Puis une porte s'ouvrit et il en sortit un grand homme avec de longs cheveux noirs attachés en queue de cheval, il avait un très beau chapeau de pirate, son costume rouge était magnifique, il avait une épée rangée dans un fourreau en or mais il n'avait pas de bandeau pour cacher un œil ni une jambe de bois ni même un crochet à la place d'une main comme dans Peter Pan. C'était un capitaine très différent des autres. Il marcha jusqu'à l'homme au crâne chauve et il lui parla en regardant le port. Je me rassis et je vis dans ma poche que la pierre magique brillait plutôt bien. J'étais très étonné. La pierre de lune était ici ! Depuis que le bateau des pirates était arrivé, la pierre brillait. Je me suis retourné à nouveau pour regarder le nouveau bateau et c'est là que j'aperçus autour du cou du capitaine, incrusté dans un collier : la pierre de lune. Je pourrais la reconnaître entre mille. J'étais sûr et certains que c'était elle. Maintenant, la question que je me posais était de savoir comment nous allions la récupérer.

Le soir est arrivé vite, avec Rose nous sommes retournés à l'hôtel qui était le point de rendez-vous. Pendant que nous marchions je lui avait raconté ce que j'avais vu; les pirates, le capitaine et la pierre de lune. Elle avait tout de suite deviné que c'était le capitaine Sym. Quand tout le monde fut revenu à l'hôtel, nous sommes allés nous asseoir et nous avons mangé. Pendant le repas j'ai raconté tout ce que nous avions vu. Je leur ai dit que j'avais vu la pierre de lune autour du cou du capitaine Sym. Aelig s'était affolé car il avait peur des pirates. Je décidais donc que nous chercherions la pierre de lune ce soir même. Il ne fallait pas perdre de temps. Kacy m'avait donné l'adresse du fameux bar qu'il fréquentait souvent. C'est là que nous allions aller. J'avoue avoir eu peur car voler un pirate n'est pas vraiment une bonne idée mais c'est la seule solution que j'avais. Il fallait agir ce soir. Et vite.
Après le dîner, nous préparâmes nos affaires pour partir. Il fallait récupérer les licornes. Je préférais partir tout de suite après avoir récupéré la pierre car le capitaine allait forcément nous pourchasser. Quand tout fut prêts, nous montâmes tous sur nos licornes et nous partîmes en direction du bar pour rencontrer le capitaine Sym.

Nous avions laissé nos licornes à l'entrée du bar et nous y étions entrés. Ce soir-là, il y avait énormément de pirates. Ils faisaient beaucoup de bruit, impossible de s'entendre sans crier. Il y avait des poteaux un peu partout dans la salle pour soutenir le plafond, un grand bar avec des tabourets étaient au centre et des tables rondes étaient placés sur les côtés. J'avais aperçus un peu plus loin sur une grande table, le capitaine Sym entouré de deux demoiselles discutant avec quelques pirates. Il buvait du vin et rigolait beaucoup. J'avais aperçus aussi l'homme au crâne chauve qui surveillait près du capitaine. J'avais pris avec moi mon épée mais pas mon bouclier pour ne pas attirer l'attention. Avec les autres, nous nous installâmes à une table pas loin du capitaine pour le surveiller. Nous commandâmes tous quelque chose à boire. Il fallait se fondre dans le décor.
« Comment tu vas faire pour récupérer la pierre ? Cria Rose pour se faire entendre dans tout ce bruit.
je vais utiliser ma lampe de génie.
Oui c'est une bonne idée, mais surtout fais très attention à toi !
Ne t'inquiète pas. »
Je me levai et partis aux toilettes. J'avais rangé ma lampe dans mon sac, dans la même poche que celle des pierres de lune. Je la sortis et la frottai comme dans le dessin animé d'Aladdin. Il en sortit une femme à la peau jaune, habillée comme les génies. Je m'attendais à ce que ce soit un homme mais ça ne m'a pas dérangé.
« Maître, vous avez actuellement trois vœux. Dit-elle avec une voix douce.
je souhaiterais que vous fassiez disparaître le capitaine Sym.
Désolé mais c'est impossible ! C'est l'un des vœux interdit.
Vous pouvez m'aider avec votre magie ?
Désolé mais je ne réalise que les vœux avec ma magie.
Et si je vous libère de votre lampe, m'aideriez-vous ? »
Elle me regarda avec de grands yeux ronds et un sourire éclaira son visage.
« vous feriez ça ?!
si vous acceptez de m'aider.
Hum … bon j'accepte ! Après tout je n'ai rien à perdre !
Je souhaite donc vous libérez. »
ses chaînes se brisèrent et elle me sauta au cou. Elle était heureuse que je la libère. J'avais déjà vu ça dans les films, le fait de libérer les génies de leur lampe. Elle me demanda ensuite ce qu'elle devait faire et je lui expliquai mon plan.

Après être sortis des toilettes, je me dirigeai vers un endroit sombre. Leila, le génie que j'avais libéré, se dirigea vers la table du capitaine. Son rôle consistait à jouer un tour de magie au capitaine pendant que je récupérais la pierre de lune. J'entendais un peu leur conversations et vis qu'il accepta le petit tour de magie de Leila. Elle dansait en même temps que la magie faisait effet. Pendant ce temps je m'avançais doucement derrière eux. Je donnai malencontreusement un coup de pied dans un balai qui trainait là. Je me cachai vite derrière un poteau. Après quelques secondes je continuai de marcher quand je remarquai que l'homme au crâne chauve n'était plus là. Ou était-il ? Impossible de le retrouver. Je continuai mon chemin et arrivai enfin vers le capitaine mais je n'eus pas le temps de prendre le collier qu'on me souleva de terre. C'était l'homme au crâne chauve qui m'avait vu et qui m'emmena devant le capitaine.
« ce vaurien voulait vous voler capitaine ! Dit-il.
Que voulais-tu me voler ? » Me demanda le capitaine avec fureur.
Je ne répondis pas. Pourquoi lui dirais-je de toutes façons ? Il n'a pas à savoir.
« très bien, emmenez le au bateau qu'on lui apprenne les bonnes manières ! »
tous les pirates de la salle se levèrent. Deux me prirent par le bras et m'emmenèrent avec eux. Je vis Rose qui sauta vers le capitaine et lui lança un objet avec sa magie. Robin tira avec son arc sur un pirate qui tomba mort.
« capturez les autres ! » Cria le capitaine.
L'homme au crâne chauve réussi à attraper Rose et il l'assomma en lui donnant un coup sur la tête. Le vieux au bandeau rouge tenait par le bras Juliette qui se débattait. Plusieurs pirates durent combattre Robin avant de lui mettre un sac sur la tête puis de l'assommer. Tous les pirates s'agitaient, c'était la pagaille. Il y avait des cris partout dans la salle. Aelig était enfermé dans une petite cage. Il me regardait. Il avait peur. Les pirates prirent nos affaires et nos licornes. Je ne me souviens que de ça, car ensuite, ils m'ont donné un énorme coup sur la tête. Je tombais, assommé.


Dernière édition par Sooh60 le Sam 22 Aoû - 17:25, édité 1 fois
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Sooh60

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MessageSujet: Re: A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !   Ven 20 Fév - 20:27


Chapitre 17

Je me suis réveillé avec un mal de crâne horrible. J'étais allongé dans une prison du bateau qui ressemblait à une cage pour animaux. J'étais seul à l'intérieur. Les barreaux de fer qui m'entouraient me permettais de voir les autres cages dans lesquelles se trouvaient mes amis. Je vis Rose en face de la mienne, elle était assise et ses yeux étaient ouverts. À côté de la sienne se trouvait Robin, il était allongé, il ne bougeait pas et il avait du sang sur son T-shirt. Je m'approchais de mes barreaux pour être le plus proche possible de Rose. Les murs étaient verts moisis et une odeur nauséabonde envahissait la pièce. Rose leva la tête et m'aperçut. Elle s'approcha pour mieux me voir et essaya de sourire.
« Enfin tu es réveillé ! Dit-elle, j'ai bien cru un moment que tu étais mort …
Tu vas bien ? Lui demandai-je inquiet.
Pas vraiment, je suis tellement épuisée si tu savais … Ils m'ont poussé à bout pour que je parle, je n'ai pas pu tenir … maintenant le capitaine sait que tu es le guerrier et il sait que tu voulais lui voler la pierre …
Ne t'inquiète pas ce n'est pas ta faute, tu as fait ce que tu as pu.
Ils ont torturé Robin. Dit-elle en pleurant, je l'entendais hurler, c'était horrible … quand ils l'ont ramené ici il était couvert de sang … il ne bouge plus depuis …
Juliette où est-elle ? Et Aelig ?
Le capitaine a voulut lui parler seul à seul, elle est encore avec lui et pour Aelig il est devenu son esclave.
Il faut que l'on sorte d'ici, Rose.
Mais comment ?! Ils ont toutes nos affaires ainsi que nos licornes. Nous n'avons plus aucune pierre de lune ! Le capitaine les as toutes prises !
Je suis resté combien de temps inconscient ? Demandais-je.
Ça fait plus de douze heures. »
Une secousse me fis tomber par terre. Le bateau bougeait. Nous étions partis de Darouïn. Cela faisait plus de douze heures que j'étais inconscient. Cela voulait dire que nous étions très loin du port. Je m'assis par terre. Comment en étions-nous arrivés là ?! Tout était de ma faute … J'avais échoué. Je ne savais plus du tout quoi faire ni comment m'enfuir. À ce moment là, je ne voulais qu'une chose : retourner chez moi. J'avais très peur. Nous avions tout perdu. Je m'étais acharné à trouver les pierres et voilà que je n'en avais plus aucunes. Je n'avais plus aucun espoir. C'était un retour à la case départ.
A suivre …

Comment Tristan et ses amis survivront-ils au terrible Capitaine Sym et son équipage ?
Va-t-il réussir à récupérer les pierres de lune ?
Arrivera-t-il à échapper à son destin ?
Tout ça dans le prochain tome de :
A la porte d'un autre monde

Le livre est à présent terminé, j'espère que vous avez aimé ! Je suis actuellement en train d'écrire le tome 2, je ne sais pas quand est-ce que je le terminerais. Voilà, merci encore de l'avoir lu et n'hésitez pas à mettre un commentaire dans le sujet créé pour ça ! Bisous.
Solène
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A la porte d'un autre Monde ( Sooh60 ) Terminé !

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